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Boues rouges : le tribunal administratif rejette le recours de 5 associations

samedi 27 février 2016

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Alteo bénéficie d’une prolongation du rejet d’effluents à 7 km au large de Marseille et Cassis (Photo Philippe Maillé)

Le tribunal administratif de Marseille a rejeté ce vendredi 26 février le référé déposé par cinq associations demandant la suspension de l’arrêté préfectoral qui autorise les rejets en mer de l’usine d’alumine Altéo de Gardanne (Bouches-du-Rhône) dans les calanques proches de Marseille. Le juge des référés a estimé que la situation d’urgence alléguée par les associations requérantes n’était pas suffisamment caractérisée, indique le tribunal administratif dans un communiqué.
Pour rejeter la requête dont il était saisi, le juge des référés a estimé que la situation d’urgence alléguée par les associations requérantes n’était pas suffisamment caractérisée et que, par suite, la condition d’urgence n’était pas remplie. Il a en effet considéré que la continuation des rejets par la société Altéo au travers d’un nouveau procédé industriel permettant de supprimer la quasi-totalité des résidus polluants solides n’était pas de nature à créer un danger grave et immédiat, danger que les études et mesures complémentaires menées en 2015 sur le milieu marin n’avaient, d’ailleurs, pas mis en évidence sous l’empire de l’ancien procédé industriel, pourtant beaucoup plus polluant. Le juge a, d’autre part, constaté que si les nombreux contrôles périodiques auxquels est astreinte la société Altéo devaient mettre en évidence la dangerosité des rejets autorisés, il appartiendrait alors à l’autorité administrative en charge de la police des installations classées d’exercer sa compétence en mettant fin à tout moment à ces rejets. Altéo, après 50 ans de rejets de boues rouges polluantes en Méditerranée, a obtenu une nouvelle autorisation préfectorale : il a modifié ses procédés et ne rejette plus qu’un liquide filtré, que ses opposants continuent de considérer comme très polluant.
Compte-rendu du Tribunal pdf marseille.tribunal-administratif.fr

Messages

  • Bonjour.
    Les cinq associations considèrent comme très polluante l’eau dite "filtrée", parce qu’il ne suffit pas d’enlever aux rejets la boue et la couleur rouge pour que ce très grave problème soit réglé. En réalité il y a urgence !

    *Dans son arrêté, le préfet a reconnu en toutes lettres que cette eau filtrée dépasse les normes sanitaires et qu’il s’agit d’une dérogation. Ce seul fait suffirait déjà à caractériser l’urgence.

    *Cette eau est tellement saine qu’elle est impropre à l’arrosage agricole. Elle est gaspillée au rythme monstrueux de 270 m3 PAR HEURE en continu. En une seule journée l’industriel jette à la mer l’équivalent des besoins annuels d’un maraîcher provençal

    *Lors de l’audience, un représentant de l’Etat qui plaidait pourtant la cause de l’industriel a admis que l’usine est obligée de rejeter cette eau filtrée à la mer parce qu’elle est trop polluée pour être recyclée dans le processus de fabrication de l’alumine.

    Et ce n’est là qu’un très bref résumé des motifs qui poussent plus que jamais les associations à agir avec énergie et persévérance.

  • Au fait, c’est y ben vrai que les boues rouges sont dangereuses ?

    Actuellement, les poissons de fond ont déserté les abords de la fosse de Cassidaigne et ceux que l’on pêche sont bourrés de mercure, d’arsenic, de titane et autres délicates épices : thorium 232, uranium 238, cadmium, vanadium, plomb, soude, chrome, nickel, etc..

    Et que dire du plancton, nourriture de base de la chaine alimentaire marine ?

    Les pathologies éventuellement liées au mercure sont très variées : psychologiques (dépression, troubles de l’humeur, etc.), neurologiques (maladie d’Alzheimer, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, épilepsie, handicaps de naissance, etc.), dermatologiques (eczéma, etc.), immunitaires (infections à répétitions, allergies, maladies auto-immunes : maladie de Crohn, maladie de Gougerot-Sjögren etc.), digestives (colite), cardio-vasculaires (tachycardie, artériosclérose, cardiopathie cardiaque dilatative) rénales, rhumatismales, et même cancers (tumeurs cérébrales : glioblastomes, plus fréquents chez les dentistes).

    « Elle est fraiche ma rascasse ! Elle est bonne ma bouillabaisse ! Elle est claire mon eau ! » Ben voyons !

    Bon. Mais ça, si l’on en croit les responsables d’Alteo, l’usine en question ; c’est le passé. « Ça va changer ! Objectif Zéro déchet » qu’ils disent les « communicants » de l’entreprise, premier producteur mondial d’alumines spéciales entrant dans la composition de céramiques pour l’électronique, les cristaux liquides, etc. Et de fait, l’usine a cessé de balancer la totalité de ses boues rouges en Méditerranée, sauf un reliquat annuel de 84 tonnes, loin du million de tonnes annuel précédant....

    Mais elle veut continuer à y balancer ses effluents liquides chargés de métaux lourds dissous et de soude. Pour pouvoir cesser de balancer ses boues rouges, Alteo s’équipe de trois filtres-presses permettant la déshydratation des boues. Reste alors une matière sèche, stockée désormais sur le site de Mange-Garri (mange-rats), proche de Gardanne, balayée par les vents et lessivée par les eaux de ruissellement, que l’entreprise voudrait valoriser sous le nom de Bauxalite.

    A Mange-Garri, l’eau des puits est interdite non seulement à la consommation, mais encore à l’arrosage et au remplissage des piscines. Thé ou café, m’sieurs dames ?

    Bauxalite ! C’est joli comme mot.

    Même l’Europe met du pognon dans ce projet au titre du soutien à « l’économie circulaire ».

    C’est le Président de l’Institut de l’Economie Circulaire et accessoirement député EELV qui doit être content que ses copains d’Altéo raflent encore un peu plus d’argent public....

    Pour quoi faire ? Qui lo sa ? Des remblais parait-il. Mais un peu radioactifs ?

    Les routes seront lumineuses ! Tra la la la

  • Un rapport de 140 pages, aborde des solutions différentes que l’usine n’est pas en mesure de réaliser faute de temps et d’argent.

    Il est reconnu au même titre que d’autres que la technique disponible au 31/12/2015 est celle proposé par Altéo, la bonne technique pour mettre les autorités devant la politique du fait accompli faute d’alternatives.

    Depuis 20 ans on connait la date butoir, avec les filtres presse on a entretenu l’illusion de zéro rejet pour en arriver à la demande de dérogation de 2014 qui ne respecte pas la signature de l’industriel.

    L’industriel n’a jamais été contraint par l’Etat, si aides publiques obligation de respecter les engagements de la Convention de Barcelone pris par ALTEO/Pechiney faute de quoi aucune subvention directe ou indirecte ne serait accordée par l’Etat, ses services, les collectivités.

    D’autres solutions techniques existent, renoncement au procédé Bayer, lagunage nécessitant de vaste terrain, le procédé Orbite ( dans le dossier d’enquête deux pages sont consacrés à ce sujet et classé confidentiel) est abordé, des investissements élevés que l’entreprise ne pourrait pas supporter etc.

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