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Continuité territoriale : la SNCM et la Méridionale décrochent la DSP maritime entre Marseille et la Corse pour la période 2014-2023

vendredi 6 septembre 2013

L’Assemblée de Corse a attribué a attribué ce vendredi 6 septembre au consortium constitué par la Société nationale Corse Méditerranée et la Méridionale la délégation de service public (DSP) maritime pour les liaisons entre l’île et Marseille de 2014 à 2023. Le rapport de l’Office des transports de la Corse (OTC), qui prévoyait de renouveler la DSP à ces opérateurs historiques, a été approuvé par 27 voix sur les 51 de l’assemblée dont la majorité est à gauche. A l’exception d’un élu, la droite s’est abstenue, alors les nationalistes (15 sièges) n’ont pas participé au vote. A noter qu’aucun élu n’a voté contre. L’Assemblée avait rejeté la candidature de la compagnie concurrente Corsica Ferries au mois de juin. La compagnie privée, dont les navires battent pavillon italien, n’était pas en mesure d’assurer toutes les liaisons entre les six ports corses et Marseille en raison du nombre insuffisant de ses navires. Depuis, le groupement SNCM-Méridionale était donc le seul à répondre au cahier des charges de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) pour cette DSP.
La SNCM, filiale de Veolia Environnement et de l’Etat (25%), et la Méridionale, filiale du groupe logistique Stef, étaient déjà délégataires du service public depuis 2007. Leur offre groupée avait été estimée techniquement satisfaisante au mois de juin, mais trop chère, la compensation financière demandée s’élevant à 107 M€ par an. Elle a ensuite été ramenée à 96 M€, soit 57,5 M€ pour la SNCM et 38,5 M€ pour la Méridionale. Pour assurer cette DSP, la Méridionale mobilisera ses trois cargo-mixtes, la SNCM déployant pour sa part quatre de ses huit navires sur le réseau Corse.
S’il s’agit d’une éclaircie, la SNCM n’est pas pour autant tirée d’affaire. Tout d’abord parce que le montant de cette DSP a été très fortement revue à la baisse, passant de 130 M€ annuels dans le précédent contrat à 96 M€ pour celui qui court sur les dix ans qui viennent. Il s’agit d’un manque à gagner important lorsque l’on sait que cette DSP constituait deux tiers du chiffre d’affaires de la SNCM. La compagnie maritime reste également sous la menace de devoir rembourser à la France de 220 M€ d’aides perçues entre 2007 et 2013 au titre du « service complémentaire » (renforcement des lignes en été), que la Commission de Bruxelles, saisie par Corsica Ferries, a jugées illégales en mai dernier. Si le gouvernement a assuré qu’il utiliserait « l’ensemble des moyens juridiques pour contester la décision de la Commission européenne », cette épée de Damoclès plane toujours sur l’avenir de la compagnie maritime.

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