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L’humeur de Destimed

vendredi 3 mai 2013

Et Marine inaugurera le boulevard de Bruxelles

Partout en Europe, les élections qui se sont déroulées ces derniers mois ont mis à mal les tenants de l’austérité. Mais plus encore, ces scrutins ont profité à tous les candidats qui ont surfé sur le rejet de la classe politique et la défiance à l’égard de l’Union européenne, à l’instar de l’humoriste italien Beppe Grillo dont le Mouvement 5 Etoiles est devenu la troisième force politique du pays. Mais du côté de Bruxelles, « Sœur Anne » ne voit toujours rien venir. Et ce ne sont pas les décisions du type de celles de ce jeudi 2 mai à l’encontre de la SNCM qui semblent de nature à enrayer les dérives populistes des démocraties occidentales engluées dans la crise économique depuis de longues années.
Pourtant, ils sont quelques-uns à croire encore qu’en cette période de crise on a plus que jamais besoin d’Europe. A commencer par le président de la République française, François Hollande, et le nouveau Premier ministre italien, Enrico Letta, dont l’Union européenne est une pierre angulaire de la politique qu’ils affirment vouloir conduire. Car à leurs yeux, c’est bien au niveau continental que peut s’envisager une relance économique de nature à nourrir le retour de la croissance dans des économies occidentales qui fonctionnent au ralenti depuis déjà 5 ans. Plus que jamais, c’est avec l’Histoire qu’ont rendez-vous ces décideurs qui veulent réaffirmer la primauté des politiques sur l’action publique. Avec la volonté de réaffirmer plus que jamais que c’est bien dans les urnes que la démocratie s’exprime, et non dans des directives, imaginées dans des bureaux de technocrates, censées mettre en place une concurrence pure et parfaite, sans la moindre entrave, où les politiques en seraient réduits à n’être plus que des spectateurs de la vie publique… Spectateurs qu’on ne manquerait pas d’appeler à la rescousse en cas de grave crise, bien entendu, comme l’expérience récente l’a encore démontré…
Mais ces dernières velléités de donner encore un sens à une Europe vilipendée sur la Puerta del Sol de Madrid, ou dont les cures d’austérité conduisent à brûler un drapeau nazi devant le Parlement grec comme on a pu le voir l’année dernière. Car les décisions du type de celle de ce jeudi sont de nature à étouffer dans l’œuf cette recherche de sens pour cette Union européenne du XXIe siècle et à nous ramener près de 70 ans en arrière, quand l’Europe était dévastée par la guerre.
Car si l’histoire ne se répète pas, elle bégaye parfois. Et cette intransigeance de la Commission de Bruxelles à poursuivre une attaque en règle contre les services publics, au détriment de l’existence de 3 000 emplois, ne peut que nourrir les populismes de tous horizons. A ce rythme, ce n’est pas au second tour de l’élection présidentielle qu’on retrouvera Marine Le Pen mais bel et bien à l’Elysée. Et on entend déjà la fille du tribun Jean-Marie Le Pen remercier, sur fond de gouaille paternelle, ces « technocrates de Bruxelles » qui pour leur coup lui auront ouvert un boulevard.

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