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5e Festival de Pâques d’Aix-en-Provence - Bruckner et Beethoven pour un concert XXL

dimanche 16 avril 2017

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Réunis sur la scène du Grand Théâtre de Provence, l’Orchestre National de France et le Chœur de Radio France, soit près de 200 instrumentistes et choristes. (Photo Caroline Doutre)

Les murs du Grand Théâtre de Provence vibrent encore aux accents du Te Deum de Bruckner et de la Symphonie n°9 de Beethoven, œuvres données samedi soir par près de 200 exécutants, soit les instrumentistes de l’Orchestre National de France et les choristes du Chœur de Radio France, tous placés sous la direction de Christophe Eschenbach. C’est donc le monumental Te Deum de Bruckner qui était servi en prologue de « la » symphonie mythique devenue hymne européen par le biais de sa cantate symphonie finale, l’hymne à la joie. Le Te deum de Bruckner ne fait pas dans la dentelle. Le compositeur déverse par vagues successives des flots musicaux dont la puissance veut être à la hauteur de sa foi en Dieu. Des fulgurances sonores qui traversent l’espace sans répit, Christophe Eschenbach mettant à profit la qualité des exécutants pour donner toute sa dimension à la partition, réussissant à établir la bonne balance entre choristes et instrumentistes. Mais à en juger par la discrétion des applaudissements venus sanctionner cette interprétation, ce travail n’a pas soulevé l’enthousiasme de la salle. Afin d’y parvenir, en deuxième partie de soirée, il faudra une livraison rigoureuse et très carrée de la neuvième. Ici aussi, le maestro profite de l’excellence des moyens mis à la disposition pour donner du volume à sa lecture de la partition. Il joue avec la souplesse et les couleurs des cordes et fait briller des vents somptueux. Mention spéciales aux premiers des pupitres flûtes, hautbois et clarinettes et, du côté des cuivres, à la corniste solo. Personnellement nous avons particulièrement apprécié le troisième mouvement donc l’adagio et l’andante, paisibles, furent d’une incommensurable beauté, générant frissons et émotion. C’était avant que ne se remette en route la machine vers ce monumental final ponctué par un hymne à la joie servi par le quatuor de solistes composé de Genia Kühmeir, Charlotte Hellekant, Nikolai Schukoff et Mikhail Petrenko ainsi que par la puissance et la précision du chœur de Radio France idéalement préparé par Sofi Jeannin. Cette dernière méritant bien d’entrer sur scène, à l’invitation du maestro, pour recueillir sa part du succès.
Michel EGEA

CD : Les sextuors pour cordes de Brahms ouvrent-ils une collection ?


L’an dernier, Renaud Capuçon avait convié son frère Gautier et Clemens Hagen au violoncelle, Gérard Caussé et Marie Chilemme à l’alto ainsi que le violoniste Christoph Koncz pour donner les sextuors n° 1 et 2 de Brahms dans le cadre du festival. C’était au conservatoire Darius Milhaud et ce concert était enregistré en direct… Le 7 avril dernier, le label Erato mettait en vente le CD consacré à cet enregistrement. « Enregistrer les Sexturos de Brahms était un rêve d’enfance. Ces œuvres sont des chefs-d’œuvre du compositeur, et c’est toujours un bonheur immense que de les jouer ou de les entendre. Tous les six, nous partageons le même amour de la musique de chambre. Nous nous sommes connus à Vienne, Paris ou Salzburg et étions réunis lors du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence en 2016 pour ce concert capté en live. Nous sommes heureux de le partager aujourd’hui avec ce CD », confie Renaud Capuçon. Ces deux sextuors de Brahms écrits dans les années 1860 sont les premières œuvres du compositeur pour cordes sans accompagnement du piano. Elles enrichissent la discographie déjà importante de Renaud Capuçon consacrée au compositeur. Elle compte déjà les trios pour piano (avec son frère Gautier et Nicholas Angelich), les quatuors pour piano (avec Nicholas Angelich et Gérard Caussé), le Quintette pour Clarinette (avec Paul Meyer, Aki Saulière et Béatrice Muthelet) et le Double Concerto (avec le Gustav Mahler Jugendorchester dirigé par Myung-Whun Chung). Il a également enregistré les trois sonates pour violon avec Nicholas Angelich et le concerto pour violon avec le Wiener Philharmoniker sous la direction de Daniel Harding. Cet enregistrement ouvre-t-il une collection consacrée au Festival de Pâques ? Lorsqu’on lui pose la question, le directeur artistique de la manifestation reste énigmatique tout en affichant un petit sourire aux lèvres… Et lorsque Renaud Capuçon sourit de cette façon, c’est peut-être que la question posée n’est pas dénuée de fondement. « Nous en saurons un peu plus dans quelques jours », nous a-t-il dit. Alors wait and see et savourons les sextuors en live !
M.E.

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