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5e Festival de Pâques d’Aix-en-Provence - Le "Printemps" était doux, la "Truite" savoureuse et Renaud Capuçon magnifique

mardi 18 avril 2017

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Un quintette de luxe pour donner « La Truite » de Schubert sur la scène du Grand Théâtre de Provence. (Photo Caroline Doutre)

Après une semaine pendant laquelle les grandes formations ont fréquenté la scène du Grand Théâtre de Provence, en ce dimanche soir de Pâques, la musique de chambre était à l’honneur sur ce plateau vers lequel plus d’un millier d’yeux et d’oreilles étaient tournés. Salle comble, donc, pour la première apparition publique en concert de Renaud Capuçon, le directeur artistique du Festival printanier aixois, qui avait convié à ses côtés Christoph Eschenbach au piano, Gérard Caussé à l’alto, Alisa Weilerstein au violoncelle et Herbert Mayr à la contrebasse pour donner Beethoven, Mozart et Schubert. Du premier, le violoniste avait choisi d’interpréter la sonate pour violon n°5 « Le printemps ». L’occasion d’un échange musical de grande qualité entre le piano d’Eschenbach et le violon de Capuçon, ce dernier se hissant, d’entrée de concert, à un exceptionnel niveau d’interprétation gommant les nuances de rigidité du piano pour livrer un « printemps » doux et aérien. Suivait le quatuor n°1 pour piano et cordes de Mozart, donné de façon enlevée et agréable. La deuxième partie allait être entièrement consacrée, « bis » y compris, au quintette « La Truite » de Schubert. Et là encore, Renaud Capuçon allait offrir un moment musical exceptionnel à son auditoire. Force est de reconnaître, avec grand plaisir, que le violoniste atteint aujourd’hui une dimension qu’il n’avait pas encore connue lors de ses prestations antérieures. Accompagné par le son magique de son instrument, il joue avec joie et sérénité, un jeu ouvert sur le partage et le bonheur, un peu comme s’il disait à son public « je prends un plaisir immense et je veux le partager avec vous. » On l’avait connu très concentré, parfois replié sur lui-même et sur sa partition, aujourd’hui il est épanoui, ouvert, presque extraverti, sans perdre pour autant une once de qualité dans son jeu. Et l’on se dit que nous avons de la chance d’être les auditeurs de ces moments musicaux en sa compagnie… Pour Schubert, outre la présence de Christoph Eschenbach au piano, nous avons particulièrement apprécié la subtilité et la précision du jeu de la violoncelliste Alisa Weilerstein qui a su mettre en valeur le beau son de son instrument. La prestation du contrebassiste Herbert Mayr est aussi à souligner pour sa qualité et son côté parfois spectaculaire, mais jamais incongru, de même que celle de Gérard Caussé, solide comme un roc ! Un printemps doux et une truite savoureuse : que demander de mieux en cette fin de dimanche pascal ?
Michel EGEA

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