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7e Festival de Pâques d’Aix-en-Provence - La Camerata Salzburg est un enchantement

mardi 23 avril 2019

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Renaud Capuçon et Rolando Villazon aux saluts devant les instrumentistes de la Camerata Salzburg avec, à l’extrême gauche sur la photo, le konzertmeister du soir, Benjamin Marquise Gilmore. (Photo Caroline Doutre)

Est-ce lié à la présence du violon de Mozart dans le hall du Grand Théâtre de Provence, toujours est-il que la soirée festivalière de lundi fut d’une grande richesse musicale. Un concert qui posait le point final à la programmation spéciale « Mozartwoche » exportée de Salzbourg par l’intendant de la manifestation, Rolando Villazon. Ce dernier, ainsi que le directeur artistique du Festival de Pâques, Renaud Capuçon, étaient à l’affiche, solistes exceptionnels devant un orchestre non moins exceptionnel, celui de la Camerata Salzburg qui, pour la circonstance, s’était adjoint un Konzertmeister de grande classe, le violoniste hollando-américain Benjamin Marquise Gilmore nommé, il y a trois ans, à l’âge de 28 ans, premier violon solo du Scottish Chamber Orchestra. Placée sous le label « Haffner » avec la symphonie n°35 et la Sérénade n°7, la programmation était entièrement consacrée aux œuvres de Mozart dont on peut penser, au regard de la qualité de leurs interprétations, qu’un peu de sang coule dans les veines de chacune et chacun des musiciennes et musiciens de l’orchestre. Certes la musique du divin Wolfgang fait partie du quotidien de ces artistes, mais c’est assurément leur travail en commun qui crée ce son unique, aérien, coloré qui sait être délicat sans pour autant perdre de sa personnalité. Un véritable enchantement. En maître de concert, Benjamin Gilmore a fait mieux que diriger, mettant la grande qualité de son jeu au service de la collectivité tout en livrant des parties en soliste d’une rare élégance. Du Mozart comme on l’aime… Entre deux airs donnés par Rolando Villazon, Renaud Capuçon se confrontait au concerto pour violon n°3 en sol majeur ; une œuvre qui fait partie depuis longtemps de son répertoire. Et comme il connaît très bien cet orchestre avec lequel il joue souvent, le Français a, une fois de plus, illuminé la soirée avec son jeu chatoyant, d’une plénitude totale, tout en impulsant les tempi à un orchestre souple et attentif. Mozart magnifié, le public ravi, les musiciens heureux, que demander de plus ?
Michel EGEA

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