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A propos du bien-être ... par Marion Cardella

lundi 23 mars 2015

Après ce temps de retrait et d’immobilité apparente de l’hiver, le jaillissement de vie du printemps est de retour. Le mouvement, la croissance et l’ouverture.
Ne vous est-il jamais arrivé de percevoir en vous cet élan tout en vous sentant comme empêché(e) ? Le temps de l’ambivalence. Le « oui, mais... ». Ces mouvements contraires en nous provoquent toujours un inconfort. Derrière nos hésitations, nos faux départs, s’expriment souvent des besoins contradictoires à la frontière de la sécurité du connu et de l’élan vers un renouveau. Comment traverser ces lieux d’arrêt du mouvement en nous ? Un premier point me semble essentiel : ne rien rejeter, tout intégrer. « Tout ce qu’on rejette, on le renforce, tout ce qu’on accepte, on le transforme  » (Jean-Yves Leloup). Aucune émotion n’est négative, la peur, la colère par exemple, ne sont pas des ennemis qui agissent contre nous, ce sont des signaux sur le chemin de notre évolution. Ces émotions peuvent nous aider à identifier certains de nos besoins. Observer nos mouvements intérieurs sans à priori ni jugement. Seulement observer les sensations, les émotions et les pensées qui nous traversent en nous dégageant d’une vision duelle de séparation, de catégorisation, d’évaluation. Tenir ensemble toutes nos contradictions, parce que c’est leur somme qui constituent notre moi, avec la conscience qu’il y a un lieu en nous où elles ne s’affrontent plus, un lieu d’union et de paix qui les accueille et les englobe toutes avec respect, bienveillance et tendresse pour la vie qui s’exprime là, telle qu’elle s’exprime.
La vie m’apparaît comme un pèlerinage vers ce lieu intérieur.
La problématique que rencontre le randonneur est celle de la charge qu’il transporte. Pour avancer loin et longtemps, il est nécessaire de voyager léger. Faire le tri de l’essentiel et du superflu. Se désencombrer.
Le pèlerin de vie est un randonneur spirituel. La charge de nos souvenirs, de nos concepts, de nos habitudes, de nos mécanismes de défense, peuvent nous alourdir et représenter un handicap dans notre avancée vers ce lieu en nous où cesse le tumulte, vers ce pur silence, cette pure lumière qui se cache dans nos profondeurs et d’où naît la joie pure, inconditionnelle.
S’alléger donc... L’exercice extérieur nous modèle à l’intérieur. Nos grands-mères faisaient « le grand nettoyage de printemps ». Pour nous mettre en accord avec cette énergie de saison, entrer dans une relation de non-dualité également entre moi et mon environnement, l’option d’un grand nettoyage peut être envisagé en effet.
Sur le plan matériel, se débarrasser du superflu, donner, jeter ce qui nous est devenu inutile, voilà une démarche qui nous invite à une investigation : pourquoi ai-je tant de mal à me séparer de ce vieux pull que je ne porte même plus ? Qu’est-ce que le fait de le conserver nourrit en moi ? La satisfaction de quel besoin ?
Cela peut être, à travers une action extérieure, la voie d’une introspection qui me révèle à travers ma difficulté à lâcher, mes points d’accroche plus que d’ancrage. C’est le « qui perd gagne ». Le passage de la quantité à la qualité.
À la rédaction de cet article un koan zen qui m’est cher me vient à l’esprit, je vous le livre : «  Ma maison ayant brûlé de fond en comble, plus rien ne me cache la vue de la Lune qui brille ».

Deux livres peuvent accompagner dans cette démarche :
« L’art de l’essentiel » de Dominique Loreau aux éditions J’ai Lu, collection Bien-Être.
et « Vers la sobriété heureuse » de Pierre Rabhi aux éditions Actes Sud.

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