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ARS : Quel avenir pour notre santé en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

lundi 15 octobre 2018

L’Agence régionale de santé (ARS) publie son nouveau Projet régional de santé 2018-2023 (PRS de 375 pages). Claude d’Harcourt, son directeur général se félicite de l’avoir élaboré après une large concertation (23 instances, soit 800 participants) depuis deux ans. Un PRS qui tient compte des spécificités du territoire. Quatre défis sont à relever en Région : Défi de la démographie et du vieillissement de la population et des professionnels de santé. En 2040, plus du tiers de la population aura plus de 60 ans et 1 habitant sur 5, plus de 75 ans, contre 1 sur 10 aujourd’hui ; défi d’une montée des maladies chroniques, (cancers, diabète, maladies cardio-vasculaires ou maladies euro-dégénératives, etc.) ; défi environnemental, avec la prise en compte sanitaire par exemple des industries autour de l’Étang de Berre, des bateaux de croisière, les aéroports ou l’évacuation des maisons de retraite en cas de risque d’inondation ou d’incendie ; défi de fortes inégalités sociales. Ouvriers et employés risquent un cancer, 3,5 fois plus que des cadres supérieurs.

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Claude d’Harcourt, directeur général de l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur entouré de Véronique Billaud, directrice des politiques publiques régionales de santé et Thibaut Huret, responsable du département parcours territoires et démocratie en santé de l’ARS (Photo M.B.)

Claude d’Harcourt rappelle quelques-unes des spécificités de la Région : la dépense de santé est de 3 500 euros par habitant et par an contre 3 000 euros au niveau national. 3 500 enfants en situation de handicap sont en attente de prise en charge : « Une situation qui contraint certains parents à partir en Belgique ». Souligne les « efforts considérables » que l’ARS, « la puissance publique » a réalisé en faveur des hôpitaux publics « contrairement à ce que l’on dit, à tort, parfois », soit 35M€ en aide de trésorerie aux hôpitaux publics. Avant d’ajouter : « Nous continuons à dire, attention, il faut que les hôpitaux publics se réorganisent, se restructurent, travaillent mieux avec le secteur privé parce que verser des aides en trésorerie tous les ans, cela n’est pas un investissement d’avenir ». Puis, de juger qu’il importe de renforcer la place des patients. « La relation entre le patient et l’acteur de santé n’est plus la même, le patient s’exprime, il essaie de comprendre … L’orientation c’est qu’il devienne un expert lui-même notamment pour les maladies chroniques … L’avis qu’il porte lui-même est extrêmement précieux pour le traitement de ces maladies ». Annonce des changements dans le métier de médecin, dans la droite ligne du plan gouvernemental « Ma santé 2022 ». Pour Claude d’Harcourt, il importe également de faciliter le passage d’un médecin de ville à l’hôpital : « Le médecin de l’hôpital sera salarié de l’hôpital tout en exerçant en ville ». Enfin, lance 3 appels à projets pour un total de 10M€, dont 6 pour le petit équipement des hôpitaux publics, « ce qui a eu beaucoup de succès avec 500 dossiers, c’est vous dire le besoin », 2,5M€ pour l’innovation et 1,5M€ pour les systèmes d’information. Et annonce une journée innovation, en partenariat avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, probablement à la fin du 1er semestre 2019 pour présenter les lauréats retenus. Entretien.

A titre d’exemple de sa stratégie d’ensemble, l’Agence présente des actions concrètes pour des publics précis. En voici deux, d’abord pour les personnes âgées en Ehpad, Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes : la présence d’infirmier(ère), la nuit sous forme d’astreinte, mutualisée entre 3 Ehpad, proches. Ce dispositif va être prochainement étendu à l’ensemble du département du Var et puis aux autres départements... Entretien avec Lydie Renard, directrice adjointe du médico-social à l’ARS

Autre action pour les personnes démunies : « Un chez soi d’abord » présentée par Vincent Girard, médecin spécialiste de la santé mentale et de l’innovation à l’ARS Une équipe de médecins interdisciplinaire contacte des personnes qui ont des troubles psychiques graves et qui dorment dans la rue et, en 28 jours, leur trouve un logement de droit commun, les y installe et les accompagne. Les résultats sont « excellents » car, 80 à 90% des personnes logées depuis deux ans diminuent le temps de leur séjour à l’hôpital. L’ARS va lancer un appel à projets pour implanter ce dispositif, qui répond bien à la loi Dalo, dans des petites zones rurales.

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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