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Adie : un pas de plus dans la démocratisation de l’entrepreneuriat pour "éviter le gâchis de talents"

lundi 4 février 2019

L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) veut plus que jamais éviter « le gâchis de talents ». Avec la 1ère semaine de l’entrepreneuriat pour tous, l’association entend une nouvelle fois enfoncer le clou et marquer les esprits : oui, créer son activité est à la portée de chacun... Mais outre l’événementiel, la structure multiplie les partenariats et donc, les portes d’accès. Pour preuve, elle vient de renforcer ses liens avec le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables (Croec) Marseille-Paca. Cela se passait du 28 janvier au 1er février : l’Adie lançait il y a peu la 1ère semaine de l’entrepreneuriat pour tous.

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L’équipe de l’Adie et le Croec Marseille Paca unis pour éviter "le gâchis de talents" (Photo Robert Poulain)
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Signature entre Lionel Canesi, président du Croec Marseille-Paca et Sébastien Chaze, directeur Paca de l’Adie (Photo Robert Poulain)

En somme une nouvelle offensive pour tordre le cou aux idées reçues relatives à la création d’entreprise, explique Sébastien Chaze, directeur Paca de la structure. « Ce qui nous indigne, c’est qu’en France on ancre l’idée selon laquelle si on n’a pas de moyens, de diplômes ou de réseau, il nous est alors difficile de construire une entreprise. Une récente enquête d’opinion évoquait le retour de 632 personnes ayant déclaré avoir un projet de création d’entreprise. Pour 1/3 d’entre elles, des freins avaient été soulevés ». Or l’Adie entend bien aider ceux qui ont la volonté de créer leur activité, quelle qu’elle soit, à s’affranchir de ces représentations limitantes. Et pour cause : l’accompagnement et le soutien financier qu’elle prodigue, à travers le microcrédit, permettent à tout un chacun de tenter l’aventure. Et elle entendait donc faire passer le message au moyen des quelque 200 événements organisés lors de cette semaine, partout en France. Bref, il s’agissait là d’un « véritable manifeste de déclaration du droit à l’initiative économique...  » Mais l’Adie n’en est pas à sa première invective en la matière. Il y a quelques mois, le mégaphone sensibilisait déjà le grand public à la création d’entreprise à renfort de portes ouvertes, débats, tables rondes et autres ateliers... Et puis, motiver les porteurs de projet passe aussi par la mise en exergue des parcours de micro-entrepreneurs inspirants. C’est un peu l’essence d’un des grands temps fort de l’Adie, le concours Créadie organisé annuellement depuis 2013. L’édition 2019, le 29 janvier dernier, a permis de récompenser cinq lauréats, élus par un jury régional. Bref, trois catégories, « Jeune entrepreneur » (Fatiha Fakir pour la Pause beauté), « Développement économique local » (Marco Faso pour Metal TT) et « Accomplissement personnel » (Françoise Biard pour Arkane, le murmure des fleurs), complétées cette année avec deux prix coups de cœur du jury. Parmi eux, Nicolas Bonnenfant, micro-entrepreneur en bâtiment... ou encore Samih Al Derkawi, fondateur du restaurant syrien Les Portes de Damas. Et la particularité de ce dernier, c’est qu’il est basé rue d’Aubagne ! Or, depuis les tragiques événements de novembre, et à la suite de la fermeture administrative, survenue pendant près d’un mois, ce dernier entend maintenir coûte que coûte son activité... La dotation reçue ce 29 janvier des mains de la Banque Populaire Méditerranée devrait l’y aider. Une enveloppe accordée également à chacun des autres lauréats.

Des conseils de comptables gratuits via Business Story

Mais l’Adie ne s’appuie pas seulement sur l’événementiel pour démocratiser l’entrepreneuriat. Pour ce faire, elle maille aussi, tisse sa toile de partenariat en partenariat. Ce 29 janvier, elle était également signataire d’un accord avec le Croec Marseille-Paca. Sébastien Chaze et Lionel Canesi ont donc renouvelé leur volonté de travailler de concert afin de mieux accompagner les porteurs de projets et de consolider leur parcours. « Pour nous, la création d’entreprise est cause nationale. Chaque année l’Adie permet à l’échelle nationale la création de 16 000 microentreprises. Ce sont 16 000 emplois non délocalisables ! Or, dans les faits, devenir entrepreneur relève du parcours du combattant. Il faut absolument des structures qui accompagnent pour limiter les abandons. Et soutenir financièrement les porteurs de projet. Parce que les banques demandent généralement leurs trois derniers bilans aux entrepreneurs pour leur prêter de l’argent. Or un créateur ne peut les avoir !  », illustre Lionel Canesi. Plus concrètement, c’est en proposant un dispositif créé depuis quatre ans, Business Story, que le Croec s’allie aujourd’hui à l’Adie. Le concept : « Un comptable rencontre un créateur au cours de trois rendez-vous gratuits. Les professionnels volontaires sont répertoriés sur un site internet dédié  ». Les 25 salariés de l’Adie vont devoir dès à présent identifier les experts-comptables volontaires sur les divers territoires, afin de proposer le dispositif à leurs porteurs de projet.

Un futur levier de croissance ?

Par ailleurs, interpeller les pouvoirs publics, cela finit parfois par payer... Puisqu’une victoire a été obtenue auprès du ministre de l’Économie Bruno Lemaire. En effet, certaines barrières juridiques sont désormais levées et la limite d’âge des entreprises pouvant bénéficier d’un microcrédit a été supprimée. C’est effectif depuis début 2019 et pourrait jouer les effets leviers sur l’activité de l’Adie. « Nous pouvons donc aujourd’hui financer tout entrepreneur, quel que soit le nombre d’exercices de sa structure et pas seulement les jeunes créateurs d’activité  », explique Sébastien Chaze. Un possible regain d’activité pour lequel l’Adie a renforcé ses moyens sur le territoire des Bouches-du-Rhône en créant un poste supplémentaire. L’association se fixe l’objectif d’une croissance de 10% chaque année, depuis 2017 ce jusqu’en 2019.
Ainsi l’Adie représente actuellement dans les Bouches-du-Rhône près de 25 salariés et 70 bénévoles. Ces derniers « interviennent en amont du crédit pour aider la personne à monter son projet. Ils suivent également les micro-entrepreneurs une fois que le crédit a été accordé en mettant à disposition si besoin leurs compétences, qui sont complémentaires au vu de la diversité de profils des bénévoles. Un suivi qui évite la solitude du créateur », explique Dominique Combes, responsable des bénévoles dans le 13. A savoir enfin pour finir avec quelques chiffres de bilan qu’en 2018, pour la 2e année consécutive, le cap symbolique des 1 000 personnes financées grâce au microcrédit en région Sud a été franchi ! 1 080 personnes ont été financées en 2018. Soit 802 pour un projet de création-développement d’entreprise et 278 personnes dans le cadre d’un retour ou maintien en emploi salarié. Les banques partenaires de l’Adie ont ainsi prêté quelque 3,5 M€ de fonds l’année dernière.
Carole PAYRAU

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