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Agenda environnemental : avec le Département Martine Vassal donne un coup de vert à la métropole Aix-Marseille Provence

mardi 16 octobre 2018

C’est par une pensée pour les victimes de l’Aude que Martine Vassal, la présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence a présenté, ce mardi 16 octobre, le plan quinquennal, d’un milliard d’euros pour l’environnement.

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Martine Vassal présidente du Département 13 et de la métropole Aix-Marseille Provence a présenté l’agenda environnemental (Photo Robert Poulain)

L’agenda environnemental est un document qui vise à prendre en compte la qualité de l’air, favoriser la transition énergétique, protéger la mer, le littoral et les milieux aquatiques, préserver la biodiversité et prend des mesures contre le gaspillage. Avec des mesures immédiates, telle une aide de 5 000 euros pour l’achat d’une voiture électrique « une opération qui, dans un premier temps, portera sur 1 000 véhicules car il faut en même temps installer des bornes électriques, nous voulons en implanter 475 », indique Martine Vassal qui « remercie la Région, Renaud Muselier qui a lancé son agenda avec lequel nous sommes en phase. Il entend être partie prenante de la lutte pour la planète, de la mise en œuvre de ce document ». La Présidente note : « Désormais plus un jour ne passe, à force d’ouragans, d’inondations ou d’épisodes de sècheresse extrême, sans que la planète nous rappelle la gravité de la situation, l’Aude vient de tragiquement nous le montrer. Non, le climat n’est plus le même ». Explique qu’elle a tenu à ce que les deux institutions qu’elle préside -la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Département des Bouches-du-Rhône- agissent de concert et en complémentarité « pour que l’effet de ces mesures puisse se faire sentir au plus tôt. » Sur ce point, ajoute-telle : « L’action la plus emblématique est celle que nous menons en faveur de la démocratisation des véhicules électriques, une opération que nous lançons dès le 5 novembre alors que nous allons investir 5M€ pour l’installation des bornes électriques sur le territoire de la métropole ». Martine Vassal en vient plus largement à la mobilité : « Il faut des transports dignes de ce nom. Nous avons des retards considérables, pour y remédier nous avons engagé des efforts sans précédents ».

« Nous développons les voies réservées sur les autoroutes, cela avance mais trop lentement »

Le Département a dédié une enveloppe de 300M€ pour accélérer l’investissement dans ce domaine, afin de construire une alternative à l’utilisation de la voiture et lutter contre les embouteillages. « Depuis janvier 2016, 244 millions ont été ainsi engagés par le Département et 350 par la Métropole, ce qui a permis de générer un investissement total de 904 millions d’euros ». Des réalisations ont lieu, tels les BHNS (Bus à haut niveau de service) à Aix-en-Provence, Istres, Marseille-Castellane-Luminy... « Nous développons les voies réservées sur les autoroutes, cela avance mais trop lentement. L’ouverture de la L2 devrait réduire la circulation dans le centre-ville de Marseille. Le Département et la Métropole s’engagent à créer une « Zone à Faibles Emissions » (ZFE) d’ici à la fin 2020, notamment dans le centre urbain de Marseille. Ces zones sont des territoires dans lesquels une interdiction d’accès est instaurée, le cas échéant sur des plages horaires déterminées, pour certaines catégories de véhicules qui ne répondent pas à certaines normes d’émissions. Ce type de mesures vise à réduire la pollution chronique et le nombre d’habitats exposés. Le 8 octobre, la Métropole a signé un pacte l’engagement avec l’État. L’ambition est grande : il s’agit de doubler l’usage des transports en commun sur le territoire, développer les modes actifs de déplacement comme la marche ou le vélo, mieux relier ses communes afin d’accompagner le développement économique et faciliter la vie quotidienne de chacun. Avec une priorité : améliorer la qualité de l’air pour tous les habitants du territoire grâce à des transports plus verts et le développement des mobilités douces.
L’agenda programme : « En 2025, le nombre de déplacements en modes doux aura augmenté de 25 %, l’usage des transports en commun urbains de 40 % et interurbains de 140 % (par rapport à 2009). Soit la suppression, chaque année, de 111 200 tonnes d’émissions de CO2 et 320 tonnes des NOx ». L’Agenda de la Mobilité métropolitaine proposera d’ici 2025 : la réalisation de 146 km de nouveaux aménagements urbains (métro, tram, bus), pour 60 km actuellement ; la création de 100 km de sites propres autoroutiers pour les cars sur le modèle de la ligne 50 entre Aix et Marseille ; la modernisation de 140 km de voies ferrées ; la requalification de 50 gares routières ou parcs relais ; la construction de 15 000 places de parking et de 3 600 places de vélo en parking relais ; la modernisation du parc de transports en commun : dès la fin 2019, le BHNS d’Aix-en-Provence proposera un parcours de 7,2 km desservis par 15 bus électriques.

Aujourd’hui 39 % des déplacements de moins de 3 km (soit 15 minutes en vélo et 7 minutes avec l’utilisation d’un vélo électrique sont réalisés en voiture)

Martine Vassal en vient au vélo : « Là aussi nous sommes extrêmement en retard. Le potentiel de développement est très important : aujourd’hui 39 % des déplacements de moins de 3 km (soit 15 minutes en vélo et 7 minutes avec l’utilisation d’un vélo électrique sont réalisés en voiture). 60 % des métropolitains considèrent le vélo comme un mode de déplacement d’avenir ». Annonce avoir lancé un plan de 40M€ afin de proposer 500km de pistes cyclables mais, avance-t-elle : « C’est compliqué. Il faut des préemptions de terrain et je ne veux que des pistes cyclables sécurisées ce qui décale notre plan. Nous avons également décidé de pousser le vélo électrique. Dès janvier 2019, 1 000 aides à l’acquisition de vélos électriques correspondant à 25 % du coût d’acquisition pour un montant qui peut atteindre 400 euros. L’offre sera nominative et limitée à un foyer fiscal par an pour tous types de vélos à assistance
électrique achetés neufs et répondant aux normes en vigueur (vélos urbains, vélos pliants, vélos cargos)
 ». Et, À l’horizon 2021, 2 000 vélos classiques et électriques seront mis en location moyenne et longue durée à un tarif attractif (environ 40 euros par mois) pour favoriser l’utilisation de ce mode de transport pour les déplacements du quotidien.

Un nouveau service de vélo en libre-service sera créé dans le cadre du renouvellement du marché de l’offre "Le Vélo" en 2021

En matière de sécurisation du réseau d’aménagement cyclable existant : l’agenda programme le traitement des points noirs et la suppression des discontinuités cyclables ; la rénovation des marquages, l’amélioration de la signalisation, la mise en place de "cédez le passage" au feu, de sas vélo ; le développement du jalonnement ; la gestion des carrefours et des intersections, la création de double sens cyclable. A l’échelle du territoire, la création d’un réseau territorial de lignes cyclables express est annoncée dont la véloroute littoral V65 et V64 à l’horizon 2024. Dès 2020, des Maisons du vélo verront le jour. Un nouveau service de vélo en libre-service sera créé dans le cadre du renouvellement du marché de l’offre "Le Vélo" en 2021. Dès la rentrée 2019, se mettra en place un plan de déplacement scolaire favorisant les mobilités douces et le vélo, pour limiter la pollution automobile au moment de la dépose des enfants devant les établissements scolaires.
Au niveau de la pollution, la présidente du département et de la métropole tient à relater son expérience : « Nous avons des locaux à la Tour la Marseillaise ce qui m’a permis de me rendre compte du grand nombre de bateaux qui recrachent de la fumée ». C’est pourquoi le Département a acté un contrat d’objectifs avec le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) pour l’électrification à grande échelle des quais, qu’il financera à hauteur de 6M€. Et d’insister sur une volonté de développer la transition écologique. « Nous avons la chance d’avoir des entreprises performantes dans ce secteur, il faut s’appuyer sur elles pour l’éolien flottant, le photovoltaïque. Et nous devons rattraper le retard considérable qui est le notre en matière de tri sélectif ».
Michel CAIRE

Trois questions à Martine Vassal



Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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