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Au Grand Théâtre de Provence Insula Orchestra et Laurence Equilbey font briller Schubert

vendredi 20 mars 2015

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Les saluts après l’interprétation de la symphonie de Mozart (Photo M.E.)

Laurence Equilbey et son Insula Orchestra « inauguraient », ce Jeudi soir, un programme intitulé « symphonies majeures » et comprenant la Symphonie concertante en mi bémol majeur, K 364 de Mozart et la Symphonie n° 4 en ut mineur, D 417, dite « tragique » de Schubert, le tout complété par l’ouverture en ut de Fanny Mendelssohn, la sœur de Félix. Ce qui est intéressant, pour qui a eu la chance d’entendre cet orchestre depuis sa création il y a un peu plus de deux ans, c’est de pouvoir apprécier l’évolution de son « son » qui est évidente. En deux années, il a pris des couleurs, de la structure, a gagné en cohésion et offre une belle densité d’interprétation. Et sa prestation de jeudi était d’autant plus intéressante qu’elle permettait la « comparaison » avec Anima Eterna Brugge, entendu dans ce même lieu deux jours auparavant sous la direction de Jos van Immerseel. Une comparaison que Insula fait plus que soutenir sous la baguette de Laurence Equilbey.
La symphonie concertante avec violon et alto de Mozart ouvrait le concert. Devant l’orchestre mozartien en diable, les solistes étaient Stéphanie-Marie Degand au violon et Antoine Tamestit à l’alto. Initialement prévue au violon, Veronika Eberle a dû renoncer à ce concert pour d’impérieuses raisons de santé et a été remplacée au dernier moment par Mlle Degand. Peu de répétitions communes, hélas, pour les deux solistes qui ne s’en sont pas trop mal sortis dans de telles conditions.
S’il y a quelque temps on pouvait faire le léger reproche à la directrice musicale d’être plus chef de chœur que chef d’orchestre, ceci n’a plus cours aujourd’hui. Laurence Equilbey a assoupli sa direction, lui donnant de la rondeur tout en conservant la précision et l’élégance.
Ce fut d’une lumineuse évidence dans l’interprétation de la symphonie de Schubert, chargée de sens et de profondeur. Cordes soyeuses, cuivres brillants mais sans excès, bois suaves et somptueux, Laurence Equilbey a profité de ces qualités pour livrer sa lecture ciselée de cette partition avec bonheur. Superbe. Tout comme l’ouverture de Fanny Mendelssohn que nous étions nombreux à entendre pour la première fois. Apprécié, aussi, ce bis délicat et heureux, la sérénade Ständchen de Schubert orchestrée par Offenbach. Fin de soirée paisible… Et appréciée.
Michel EGEA

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