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Au Grand Théâtre de Provence à Aix, un concert en Sol Gabetta majeure

dimanche 28 janvier 2018

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Sol Gabetta aux côtés du directeur musical Alan Gilbert et devant les musiciens de l’Orchestre National de Lyon, venerdi soir au GTP. (Photo Michel Egéa)

Brahms, Martinu et Bach au programme d’un même concert : c’est plus qu’un grand écart musical qui était proposé aux mélomanes, entre les murs du Grand Théâtre de Provence, vendredi soir dernier. A l’affiche, et sous la direction du maestro américain Alan Gilbert, l’Orchestre national de Lyon et la violoncelliste argentine Sol Gabetta, artiste associée de cet orchestre pour la présente saison. Que retiendra-ton de cet hétéroclite assemblage d’œuvres ? Que l’interprétation de la très célèbre Suite pour orchestre n°3 de Bach, trop lisse, clinquante et moderne n’a pas soulevé notre enthousiasme, loin s’en faut. Quelle drôle d’idée, aussi, de la placer en fin de programme… Profitant de la couleur et de la chaleur des cordes de l’orchestre ainsi que de la précision et de la luminosité des ventes, Alan Gilbert a livré une lecture sensible et romantique à souhait de la Symphonie n°3 de Brahms, évitant cependant le piège de la guimauve tendu un peu partout dans cette partition. Un joli moment de musique. Mais, il est vrai que le plus grand nombre de spectateurs n’avait d’yeux et d’oreilles que pour Sol Gabetta venue faire découvrir à une majorité ce Concerto pour violoncelle n°1 de Bohuslav Martinu, œuvre qui ne court pas les affiches de par le monde. Une composition en forme de pont entre les accents folkloriques slaves et les notes bleues arrivant d’outre-Atlantique. Mais c’est surtout une pièce toute de souffle et de virtuosité pour la soliste. Aux dialogues passionnés et passionnants avec l’orchestre, à cet échange violoncelle-alto vibrant et émouvant, les longs soli nous rappellent que Sol Gabetta est l’une des virtuoses incontestables de l’instrument. Et ce n’est pas son bis, « Gramata cellam II : dolcissimo » du compositeur letton Peteris Vasks qui nous fera changer d’avis. Cette partition étonnante fait, elle aussi, le grand écart entre des sons d’une modernité absolue et des notes comme arrivant depuis le Moyen-Age sur lesquelles Sol Gabetta fait entendre sa voix superbe… Ici aussi l’émotion est palpable, l’artiste nous rappelant qu’il n’y a pas que l’archet dans la vie, mais aussi des cordes vocales dont elle a usées, ne l’oublions pas, pour un CD de duos avec Cécilia Bartoli… Oui, vendredi, c’était bien un concert en Sol majeure !
Michel EGEA

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