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Baisse de l’impôt sur le revenu, effort sur l’éducation et la proximité des services publics, retraites, référendum... la conférence de presse en chantiers d’Emmanuel Macron

vendredi 26 avril 2019

Emmanuel Macron a indiqué « avoir beaucoup appris » lors du Grand débat national -lancé pour répondre à la crise des "gilets jaunes" - avant de présenter dans le cadre de la conférence de presse qu’il vient de tenir à l’Élysée une série de mesures visant à répondre aux questions posées. Un Président qui a considéré que le Gouvernement n’avait pas fait fausse route pendant deux ans (si ce n’est sur les retraites) mais, les mesures prises « n’ont pas été suffisamment rapides et humaines... »

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(Photo Robert Poulain)

Emmanuel Macron, dès le début de son propos lève tout suspens, les orientations du gouvernement sont bonnes et « ses fondamentaux doivent être intensifiés ». Croire pour autant que rien ne change, rien n’a été entendu, serait infondé. Et le Président ne manque pas d’avancer que des résultats ont déjà été obtenus en matière d’emplois avec 500 000 créations d’emplois supplémentaires et une croissance « supérieure à bien des pays voisins ». Mais, fruit du mouvement des « gilets jaunes » il affiche sa volonté de remettre l’Homme au cœur du projet. « Il faut redonner une espérance de progrès à chacun en demandant à chacun le meilleur. Il faut retrouver l’art d’être Français, enraciné et universel, capable de débattre de tout ». Et d’évoquer en premier lieu les questions de représentation démocratique, de référendum d’initiative citoyenne avec lequel il ne cache pas être en désaccord : « Je crois aux élus de la République. Il y a la légitimité que procure l’élection ». Il annonce à ce propos être favorable à une part représentative de proportionnelle aux législatives. Il ajoute qu’ « il faut consolider la place des élus et en premier lieu celle des maires ».

« Une place plus importante à la voie référendaire »

Emmanuel Macron précise également être favorable à une place plus importante à la voie référendaire. Il annonce ainsi une réforme constitutionnelle, qu’il souhaite rapide puisqu’il entend la voir revenir au Parlement « à l’été ». Il veut voir simplifier les règles du référendum d’initiative partagée créé en 2008 et abaisser à 1 million le nombre de signatures citoyennes nécessaires pour passer à la discussion d’un texte de Loi ou aller au referendum. il en vient au niveau local annonçant que le droit de pétition sera renforcé. Puis, il parle d’une profonde transformation du Conseil économique, social et environnemental qui deviendrait un Conseil de la participation citoyenne, comprenant notamment 150 citoyens tirés au sort. Cette structure est appelée à reprendre les compétences de consultation jusqu’ici émiettées entre plusieurs comités. Des personnes qui seront tirés au sort dès le mois de juin. La première mission de ce Conseil concernera la transition écologique. Il devra notamment travailler, simplifier, rendre plus lisibles « les mesures d’aide aux citoyens sur la transition climatique en matière de transports, de rénovation des logements ». Et d’indiquer qu’il s’engage à ce que soit soumis, « sans filtre », ce qui sortira de cette convention « au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe ».

« Un nouvel acte de décentralisation »

Autre annonce d’Emmanuel Macron ; un nouvel acte de décentralisation dès le premier trimestre 2020. Il doit porter sur « le logement, le transport, la transition écologique. Il devra s’appuyer sur la responsabilité, la lisibilité et le financement ». Il considère à ce propos que les décentralisations menées dans le passé ont été « tout sauf claires ». Il se prononce à ce propos en faveur « d’un nouveau Pacte territorial » qui doit renforcer la présence de services publics dans les communes moyennes et les territoires ruraux. Il se prononce en faveur de l’accès au service public à moins de 30 minutes et pour qu’il n’y ait plus, d’ici la fin de son quinquennat « de fermeture d’écoles ou d’hôpitaux sans accord du maire ». Il annonce la création « un peu comme cela se fait au Canada », de maison de services publics dans chaque canton, dans laquelle on trouvera des services de l’État mais aussi des collectivités. Il se prononce enfin en faveur d’une réforme de la haute fonction publique car « elle ne ressemble pas à notre société ». Le Président de la République maintient son opposition au rétablissement de l’ISF « Il ne s’agit pas d’un cadeau aux plus fortunés mais d’une mesure visant à favoriser le développement économique », justifie-t-il. Concernant l’infraction fiscale il va demander à la Cour des Comptes d’évaluer les sommes échappant à l’impôt et de proposer des méthodes pour y remédier. Surtout, il considère que la solution ne réside pas dans une hausse mais dans une baisse de l’impôt sur le revenu et, en premier lieu, pour les couches moyennes. Pour financer cette mesure le Président de la République se prononce en faveur de la suppression de niches fiscales pour les entreprises, la réduction de la dépense publique et la nécessité de voir les Français « travailler davantage ».

« les vraies inégalités ne sont pas fiscales »

Emmanuel Macron considère que « les vraies inégalités ne sont pas fiscales. La fiscalité corrige les inégalités. Ces dernières commencent à la naissance et il faut agir dès la petite enfance. Certains États comme la Finlande investissent massivement dès la petite enfance car les 1 000 premiers jours sont fondamentaux ». Puis d’en venir à l’éducation. Il annonce que le nombre d’élèves sera limité à 24 dans les classes de grande section, CP et CE1 dès la rentrée prochaine. « Il faut rendre l’école plus bienveillante pour les enfants en situation de handicap et ceux en décrochage scolaire ». Et d’affirmer : « Il faut rendre la carrière de professeur plus attractive. Ce métier est essentiel pour la République ». Pour lui : « La première politique de lutte contre les inégalités c’est l’école, la seconde c’est l’emploi ». Il annonce que les partenaires sociaux seront invités à travailler avec le Premier ministre sur ces questions. Se prononce en faveur d’une meilleure association des salariés aux résultats de l’entreprise. Souhaite un Pacte productif pour atteindre le plein emploi en 2025. Autre annonce : la prime exceptionnelle de 1 000 euros exonérée de toutes charges sociales et d’impôt sur le revenu va être renouvelée en 2019. Il aborde ensuite la question du climat et considère qu’« il doit être au cœur du projet national et européen » et annonce la création d’un Conseil de défense écologique comprenant le Premier ministre et les principaux ministres chargés de cette transition sous la présidence du Chef de l’État. Enfin reconnaît une erreur sur les retraites et annonce la réindexation des retraites de moins de 2 000 euros. Il conclut en annonçant croire en une Europe : « qui coopère avec l’extérieur mais qui tient aussi ses frontières ».
Michel CAIRE

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