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Café Zimmermann et Andreas Staier au Grand Théâtre de Provence : "Bachissimo" !

vendredi 3 mars 2017

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Aux saluts, Céline Frisch et Andreas Staier (Photo M.E.)

On sait la qualité extrême de Café Zimmermann dans ses interprétations de Bach. La rigueur de Pablo Valetti à la direction depuis son violon, la délicate virtuosité de Céline Frisch au clavecin, la classe d’instrumentistes aussi talentueux les uns que les autres avec, en tête de liste le violoncelliste Petr Skalka, font merveille. Sur scène, mais aussi au disque avec des enregistrements incontournables consacrés aux œuvres concertantes de Jean-Sébastien. Jeudi soir, au Grand Théâtre de Provence, Café Zimmermann avait convié l’immense Andreas Staier pour jouer son clavecin aux décorations noire et jaune de vaisseau spatial. Les Bach étaient à l’honneur. Le cantor de Liepzig, tout d’abord avec un superbe concerto pour violon et hautbois en do mineur magnifiquement servi par l’orchestre et le hautboïste Patrick Beaugirard précis, dynamique, virtuose ; du grand art et beaucoup de plaisir. Avec le duo de clavecins Staier/Frisch on a touché les limites de l’acoustique du Grand Théâtre de Provence en matière de musique baroque. Une salle plus modeste aurait été plus valorisante pour la qualité du jeu des deux solistes. En deuxième partie du programme, l’orchestre nous proposait une très belle découverte avec une pièce sublime de finesse, la Symphonie en ré mineur de Wilhelm Friedemann Bach, le « Bach de Halle » premier rejeton mâle du cantor. De la rigueur, mais aussi des couleurs et une belle précision chez les musiciens qui ont enchanté leur auditoire. Et pour terminer la soirée, avant un délicieux bis, Andreas Staier et Céline Frisch donnaient le concerto pour deux clavecins et orchestre de Carl Philipp Emanuel Bach avec allégresse et sensibilité. Un grand moment de musique, et de bonheur, pour Céline Frisch, la Marseillaise, qui retrouvait ici l’un de ses maîtres… Trois Bach pour le prix d’un : jeudi soir c’était Bachissimo au Grand Théâtre de Provence avec Café Zimmermann.
Michel EGEA

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