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Cinéma - Passengers One : Adam et Eve dans l’Espace… par Eric Delbecque

dimanche 8 janvier 2017

Que se passe-t-il lorsque l’on associe l’un des Gardiens de la Galaxie, nommé Star-Lord, à Katniss Everdeen, l’héroïne de la rébellion du monde désespéré des Hunger Games ? Un assez joli film de science fiction, une romance dans l’espace qui pose quelques questions intéressantes sur ce que peut signifier le verbe aimer et sur le poids de la solitude.

De quoi est-il question dans Passengers, le blockbuster réalisé par Morten Tyldum ? Dans le futur, le vaisseau Avalon -venu de la terre- transporte 5 000 passagers en hibernation vers une planète lointaine et paradisiaque, en phase de colonisation. Le voyage durera 120 ans. James « Jim » Preston est accidentellement sorti de son animation suspendue à la suite d’avaries provoquées sur le vaisseau par le choc de météorites. Celui-ci découvre rapidement qu’il ne peut pas replonger dans le sommeil cryogénique et qu’il devra passer sa vie seul à bord du ce navire spatial.

Après plusieurs mois de solitude, il décide de se suicider en s’éjectant dans l’espace, mais l’instinct de conservation le pousse au dernier instant à renoncer à son projet. Il tombe finalement amoureux d’une passagère dont il étudie le dossier dans l’ordinateur de bord après l’avoir contemplée dans l’une des capsules d’hibernation : Aurora Lane, une journaliste et écrivain.

Pourquoi s’éprend-il d’elle ? Parce que son visage lui parle puis que sa curiosité le conduit à la découvrir à travers ses livres et ses enregistrements, stockés dans une banque de données à laquelle il peut accéder. Il découvre ainsi sa sensibilité, ses espérances et ses blessures, et constate que croît en lui un amour improbable pour une inconnue que des circonstances tragiques et la proximité de la mort l’amenèrent à dévoiler.

Déchiré par l’envie de l’arracher au sommeil artificiel et la volonté de ne pas briser son rêve de rejoindre Homestead II, il traverse une période extrêmement difficile durant laquelle un androïde-barman, Arthur, lui sert de confident.

Toutefois, ne parvenant plus à surmonter son désespoir, il extrait finalement Aurora de sa capsule et lui fait tout d’abord croire à un accident. Commence alors pour elle le parcours douloureux de l’acceptation de sa situation de naufragée de l’espace, condamnée à vivre dans un navire métallique voguant vers un Eden qu’elle ne connaîtra jamais. Car c’est bien évidemment le premier couple, Adam et Eve, que symbolisent les deux passagers perdus. S’apprivoisant lentement, ils deviennent amants puis amoureux. Apprenant quelques semaines plus tard que Jim l’a en réalité volontairement sorti de sa capsule, elle entre dans une violente colère, qui l’entraîne à frapper Jim et à tenter de le tuer. Elle reprend néanmoins ses esprits et l’épargne. La situation du vaisseau les contraignant à collaborer, elle constate que son bourreau est aussi son sauveur puisqu’il est prêt à se sacrifier pour elle et tous ceux que transporte l’Avalon. Jim manque de mourir au cours de l’opération de secours, ce qui ressuscite l’amour d’Aurora, qui enfile un scaphandre à son tour pour secourir son compagnon, à la dérive dans le vide spatial. Ce dernier finit par comprendre comment plonger sa bien-aimée en hibernation, mais elle refuse car il devrait en revanche vieillir seul durant le voyage.
Les deux héros apparaissent finalement comme les artisans du salut de l’ensemble des hôtes du vaisseau. Grâce à l’aide d’un membre de l’équipage (également réanimé accidentellement mais souffrant d’une nécrose qui le mène rapidement à la mort), Jim et Aurora réussissent à réparer le système de purge du réacteur et à éviter l’explosion de l’Avalon (rappelons que c’est le nom d’une île mythique symbolisant l’Au-delà dans la légende arthurienne). On peut aussi les voir en gardiens de l’arche de Noé qui reproduira ailleurs les commencements de l’aventure humaine, créant de ce fait une nouvelle culture. En tout état de cause, le film réussit à faire toucher du doigt la puissance de la conviction d’Aristote : l’homme est bien un animal politique, fait pour vivre en communauté...

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Eric Delbecque Président de ACSE Auteur de : Les super-héros pour les nuls (First)

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