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Cinéma - "Taxi 5" : à côté lui…les quatre autres c’est du Verlaine…

lundi 9 avril 2018

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Franck Gastambide à qui a été confié la réalisation de ce « Taxi 5 » dont le tournage a eu lieu au mois d’août 2017 à Marseille- et Malik Benthala (Photo : John Waxxx © 2018 – T5 Production - ARP - TF1 Films Production- Europacorp)

Bien sûr on trouve Luc Besson exceptionnel directeur d’acteurs ! Pour preuve tous les comédiens qu’il emploie dans ses films dont certains de la Comédie française portant des masques pour les besoins de l’un de ses longs métrages. Et comme ils ne sont pas n’importe qui, ils sont souvent exceptionnels même dans de grosses productions lourdingues, comme par exemple Jean-Philippe Couchard, le Belge fou de Taxi 4 que l’on retrouva du 19 au 27 octobre 2007 sur les planches du théâtre du Gymnase dans la pièce de Brecht « Maître Puntila et son valet Matti » dans la mise en scène d’Omar Porras. Il nous confiera d’ailleurs à cette occasion combien Luc Besson qui a su garder une âme d’enfant est en fait un horloger de la mise en scène. En revanche ce n’est pas le cas de Franck Gastambide à qui il a confié la réalisation de ce « Taxi 5 » -dont le tournage a eu lieu donné au mois d’août 2017 à Marseille- et donné en avant-première à Plan-de-Campagne (13). De réalisateur notre sympathique bonhomme qui est aussi l’acteur principal du film n’a que le nom…. Disons qu’il met en boîte façon sardines à l’huile, actions attendues, personnages sommaires, et blagues poussives. Bref, il n’a aucun talent de metteur en scène, même si curieusement la nouvelle bande de comédiens ayant remplacé les Naceri, Diefenthal, Wiklund, Bouvet du début (seuls restent Bernard Farcy l’ex-commissaire et Edouard Montoute) les comédiens s’en tirent le moins mal possible. Quant au scénario…. on parlera plutôt de synopsis, il ne diffère guère des autres, - ce qui n’est d’ailleurs pas très important au regard du peu d’ambitions des uns et des autres. Mais de quoi s’agit-il ?

Marseille…peuchère !


Sylvain Marot, (Franck Gastambide), super flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, (Bernard Farcy) devenu maire de la Ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, (Malik Benthala, ) le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc. Tout ça sous l’œil du policier pourave Pido, qui essaiera sans y parvenir de permettre aux Italiens de s’emparer grâce à un drone, (la maison Besson ne recule devant aucun sacrifice), d’un diamant qui doit être exposé au MuCem. Tournée en ridicule la ville de Marseille, qui en a vu d’autres et qui s’en remettra, apparaît selon l’expression d’Audiard comme étant le repère de « faux caïds et de vrais branques  ». Si le tout se regarde comme on feuillette une bande dessinée de seconde zone, on demeure stupéfaits par la pauvreté des dialogues et l’aspect mou de chez mou de l’ensemble. Quand les uns et les autres parlent c’est tellement pitoyable qu’à côté de Taxi 5 les répliques des quatre autres, c’est du...Verlaine

Vannes vaseuses, voire liquides

Et les vannes me direz-vous ? Notamment celles exécutées par Bernard Farcy, l’ex-flic devenu maire de Marseille, elles sont vaseuses…. pour ne pas dire liquides… au sens étymologique du terme d’ailleurs. En effet, face à la ministre venue de Paris la broyeuse de crottes dont s’est munie la cité phocéenne, se déclenche sans crier gare aspergeant du produit que l’on sait la figure de l’infortunée représentante du gouvernement. La tarte à la crème des mauvais clowns de notre enfance, s’étant muée pour reprendre le titre d’un des épisodes des aventures du « Petit Vampire » héros de la (drôle celle-là) série de BD signée Joann Sfar, en « La soupe de caca » version sudiste. Bon, on ne demandait pas à Taxi 5 de nous réciter du Mallarmé ou du Saint-John Perse mais de là à se retrouver dans un franchouillard dépliant pour latrines…Bref, ça sent pas bon, (la ministre en sait quelque chose) et c’est… très mauvais. Au cinéma le 11 avril 2018.
Jean-Rémi BARLAND

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