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"L’Industrie de demain" : Comment la CCI Marseille-Provence se fait porte-parole du monde industriel (1/2)

mardi 27 novembre 2018

Il ne faut pas l’oublier : dans CCI, il y a non seulement commerce mais aussi industrie. Et l’organe consulaire du territoire de Marseille Provence entend défendre les intérêts du secteur secondaire. Jean-Luc Chauvin l’a illustré lors de l’ouverture du 3e forum de l’Industrie de demain, organisé une nouvelle fois entre les murs du Palais de la Bourse, par Industries Méditerranée et EDF.

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(Photo Robert Poulain)
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(Photo Robert Poulain)

C’est un fait, le secteur secondaire et loin de l’être sur le territoire de Marseille-Provence. Car l’industrie y « est bien présente, dynamique... Il s’agit d’un des moteurs économiques essentiels sur le territoire. L’industrie c’est la vie ! Elle innove en permanence pour mettre à notre disposition des produits qui touchent à tous les domaines : transports, loisirs, technologie, santé, sécurité, outils de communication... Bref, elle est notre quotidien  », avançait Jean-Luc Chauvin, le président de la CCIMP lors de l’ouverture de la troisième édition de l’Industrie au futur, organisée cette année encore au Palais de la Bourse. « Toutes les industries sont représentées : énergie, naval, santé, pharmaceutique, agro-alimentaire  », complètera un peu plus tard Thierry Queffelec, secrétaire général des affaires régionales, représentant le Préfet Pierre Dartout. « La vie »... deux mots sans doute pas anodins dans la bouche du président Chauvin : ce mois de novembre, une plainte contre X devait être déposée par une association de l’Étang de Berre pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui. A savoir que les militants écologistes à l’origine de la plainte visent très directement des industriels locaux, dont l’activité serait accusée de provoquer des maladies chroniques graves. Le monde économique a aussitôt répondu d’une seule voix, évoquant notamment la concertation "Réponses" (RÉduire les POllutioNs en Santé Environnement), qui se met justement en place au moment-même du dépôt de cette plainte... « On pourrait croire que sur le pourtour de l’étang de Berre, l’industrie porte atteinte à la santé, à l’intégrité des personnes. Or les industriels du territoire font d’énormes efforts pour être vertueux sur le plan environnemental et ils investissent beaucoup », objecte Jean-Luc Chauvin. Entre 2005 et 2015, les particules fines ont été réduites de 65%, les dioxydes de souffre de 70%. 1 milliard d’euros a déjà été investi sur l’étang de Berre sur la période, ont ainsi rapporté les décideurs locaux en réaction...

60% du CA export d’Aix-Marseille Provence

Une prise de position qui démontre bien, pour Jean-Luc Chauvin, que « la CCIMP est un porte-parole engagé des industriels du territoire ». Pour preuve, de nombreuses actions impulsées à l’échelle de Marseille-Provence. « Nous utilisons le Palais de la Bourse et ses grilles pour mettre en exergue la richesse économique locale, et communiquer sur le monde industrie... Nous avions commencé sur le même principe, il y a quelques mois, avec une exposition sur les abeilles. Le sujet était fortement lié à celui de l’environnement et aujourd’hui avec l’industrie, on y revient, puisqu’il y a ce souci d’éco-responsabilité. Les riverains ont réagi, ils ont été interpellés... Ce support sera pérennisé et utilisable pour parler de diverses industries ». Et il y a urgence à renouveler l’image, souvent surannée, négative, collant à la peau du monde industriel. Sur Aix-Marseille Provence, ce secteur pèse lourd : « 60% du CA export de ce territoire est réalisé par ce dernier  », illustre notamment Jean-Luc Chauvin. Et il totalise quelque 4 500 intentions d’embauches sur ce même périmètre encore cette année... A l’échelle régionale, c’est forcément plus encore : « 10 000 salariés qui vont devoir être recrutés, ce n’est pas simple  », soulève quant à lui Thierry Chaumont, le président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Alpes Méditerranée, évoquant les près de 160 000 emplois que l’industrie représente déjà sur le territoire soit « un tiers de l’emploi salarié privé de la région » relèvera Thierry Queffelec, avançant par ailleurs le chiffre de « 400 000 emplois induits  ». Et Thierry Chaumont de demander aux participants lesquels d’entre eux éprouvent des difficultés à recruter... Une forêt de mains levées se dresse aussitôt. Pour le président de l’UIMM Alpes Méditerranée, une partie de la solution résidera dans l’application de la réforme de la formation professionnelle, qui « redonne la main aux fédérations professionnelles... Or, nous croyons beaucoup à l’alternance ».

« Trois caps » à franchir

Mais pour « s’affirmer encore plus dans le futur, l’industrie doit faire face aux grands défis et franchir trois caps », synthétise Thierry Queffelec. Outre la capacité à innover dans le domaine de la formation professionnelle, elle doit aussi « se transformer. La transition numérique et énergétique n’est pas un gros mot... Il lui faut enfin innover. Domaine qui est une priorité du gouvernement. Il le démontre dans la volonté de mise en place du fonds d’innovation de rupture, inscrit dans le projet de loi Pacte. Ainsi les demandeurs d’emploi tout comme les entreprises doivent s’adapter aux mutations ». Transitions face auxquelles la CCIMP ne joue pas les autistes, illustre Jean-Luc Chauvin. « La Chambre participe à des comités, comme par exemple sur la protection de l’atmosphère. Elle exerce un travail de sensibilisation des pouvoirs publics. Dans le domaine de l’énergie, nous nous sommes positionnés sur l’Éolien Offshore flottant, avec la volonté d’avoir ici notre site pilote ». Pour mémoire, le premier étage de la fusée Éolien Offshore flottant, c’est le prototype de Saint-Nazaire, portant le nom de projet Floatgen. Sur lequel intervient notamment Ideol, PME ciotadenne. Et le deuxième palier, ce sont donc quatre fermes pilotes qui devraient voir le jour d’ici 2020-2021, une en Bretagne, trois en Méditerranée au large de Gruissan, Leucate et du golfe de Fos, ce dernier portant le nom de projet Provence Grand Large. Enfin, il y a aussi ce qui relève du marketing territorial : « l’inauguration et l’installation de l’atelier de chaudronnerie d’ADF à Fos-sur-Mer en est un exemple. Il n’était pas évident que cette installation se fasse sur notre territoire... » En effet, le groupe avait envisagé au départ une implantation au Portugal. Même chose pour le chinois Quechen, qui regardait tout autant du côté de l’Europe du Nord que de la Provence. « Et tout cela a été possible grâce au jeu du collectif  ». Œuvrer de concert entre décideurs et institutionnels, gagner la bataille de la formation et de l’emploi, innover et passer avec succès les transitions numériques et énergétiques : ce sont à ces conditions que l’industrie « portera le développement économique du territoire », conclut Jean-Luc Chauvin.
Carole PAYRAU

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