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Conseil départemental des Bouches-du-Rhône : le grand oral de Martine Vassal

dimanche 8 novembre 2015

A la veille de l’élection, initialement prévue ce lundi 9 novembre, du président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal, Présidente (LR) du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, s’est refusée à tout commentaire sur cet imbroglio politico-juridique entraînant l’annulation et remettant à une date ultérieure, non précisée, la première réunion de l’assemblée métropolitaine. Dans une interview accordée peu avant la décision du Tribunal Administratif qui fragilisait la tenue de cette élection finalement annulée samedi soir, elle avait réaffirmé son soutien à la candidature du sénateur-maire (LR) de Marseille Jean-Claude Gaudin. Pressée de questions, elle n’avait ensuite pas exclu qu’elle puisse un jour briguer cette fonction après la mise en place de ce nouvel ensemble regroupant les six Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Dans cet entretien avec Destimed elle s’est, par ailleurs, déclarée inquiète des incertitudes concernant les prélèvements de l’État et le montant de ses financements qui risquent de gréver les budgets de nombre de maires dans le cadre de la Métropole et, des 6 départements de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Elle a qualifié « d’ineptie » la politique gouvernementale en ce qui concerne le financement des collectivités locales. Soutien déclarée de Christian Estrosi (LR) à la présidence de la Région elle a affirmé être « peu » inquiète d’un risque supposé « d’hégémonie niçoise » sur son département. Celle que Destimed avait surnommée « l’Homme politique qui monte » en 2014, refuse le qualificatif de femme politique avec laquelle il faut compter, mettant en avant le travail de son équipe. La présidente nous a reçus dans son immense bureau du 9e étage légué par ses prédécesseurs socialistes dans le « Vaisseau bleu », surnom local de l’Hôtel du département. Elle a répondu de bonne grâce à toutes nos questions. Concernant l’élection du président de la Métropole qui devait avoir lieu ce lundi, elle avait réaffirmé : « Je soutiens Jean-Claude Gaudin depuis le début. Je ne vois pas pourquoi je changerai dans mes perspectives. A ce jour, il n’y a que deux candidats Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, et Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire (LR) de Marseille. Il peut y avoir un candidat de dernière minute, c’est clair. » A la question, Ce ne sera pas vous ? Elle a répondu : « Non je suis pas candidate. Tout peut arriver en politique mais je ne suis pas candidate ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle. Il a été mon candidat du départ dès le mois de juin et je n’ai pas changé ». Entretien.

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(Photo Philippe Maillé)

« A chaque jour suffit sa peine »

Destimed : Pensez-vous un jour, en 2020 par exemple, regrouper sous votre présidence les 119 communes du département dans la Métropole sous la dénomination globale de Provence à laquelle vous tenez tant ?
Martine Vassal : Commençons d’abord par mettre en place la Métropole. Avant d’avoir les yeux plus gros que le ventre, il faut faire les choses de manière progressive. Moi, j’ai toujours dit que cette Métropole allait trop vite, allait trop loin. Je reprends les termes de Jean-Claude Gaudin d’ailleurs. Pour l’instant la Métropole n’existe pas. Le Conseil Départemental existe, il fonctionne, il fonctionne bien, il fonctionne au service des personnes âgées, des personnes handicapées, des travailleurs, des RSistes, des communes, des collèges, des routes… A chaque jour suffit sa peine. Mettons d’abord en place la Métropole et progressivement les transferts de compétences. Nous perdons le transport interurbain à partir de janvier 2017. Mais, nous gardons les transports des enfants handicapés, les aides directes aux entreprises… tout cela, il faut le mettre en place. Nous referons un point au bout de deux ans de mise en place de la Métropole.

Réunion des maires le 5 novembre pour "jouer collectif" avant l’élection du président de la Métropole. Quelles sont vos relations avec les maires du département et notamment ceux qui sont ou étaient opposés à la métropole ?
Elles sont bonnes mais on ne les convaincra pas ! On les convaincra par des résultats… La Métropole n’existe pas aujourd’hui. Comment alors convaincre quelqu’un avant qu’il n’y ait des résultats ? Ce n’est pas possible. Cela a tellement été montré en chiffon rouge que l’on peut comprendre, qu’aujourd’hui, tout le monde soit inquiet. Les maires ont peur de deux choses : voir baisser leurs dotations, c’est-à-dire de ne pas pouvoir réaliser les projets sur lesquels ils ont été élus ; et, d’avoir l’obligation d’augmenter leurs impôts, chargeant ainsi encore plus les ménages et les entreprises. Cela n’est pas possible. Donc, tant que l’on n’aura pas répondu au niveau métropolitain à ces deux interrogations ils ne pourront être ni convaincus ni rassurés.

Après le bilan de vos 6 premiers mois le 22 octobre, ce qui vous a valu un satisfecit de « sans faute » par Jean-Claude Gaudin en Conseil municipal de Marseille, vous avez martelé vos slogans : « efficacité, courage, transparence, jouer collectif, label Provence... » quels sont en trois mots les problèmes qui restent à régler ?
Ils sont nombreux. On a deux incertitudes : les prélèvements de l’État et le montant de ses financements. Nous sommes très inquiets à propos du prélèvement de l’État sur les collectivités territoriales notamment le Conseil Départemental. L’année dernière il a été de 35M€. Cette année au niveau de la loi de finances ils ont reporté la décision, je ne sais pas à quand d’ailleurs… La deuxième chose est l’engagement financier au niveau de la Métropole qui, aujourd’hui nous préoccupe énormément. Il faut savoir que les maires de la future Métropole sont suspendus au financement qu’ils peuvent recevoir. Une grosse partie vient du Conseil départemental et va continuer. Le CD13 finance à 60% mais les 40% restants, il faut les trouver. En général 20% viennent de la commune elle-même et les autres 20% par l’intercommunalité.

Est-ce que cela va continuer avec la Métropole ?
Avec Jean-Claude Gaudin on a réuni les présidents des EPCI. Ils ont garanti que le financement serait maintenu mais, dans la limite où ils reçoivent aussi de l’argent de l’État. Là-dessus on est très très inquiets… c’est un gros problème. Ensuite on a un fonds de péréquation qui a été mis en place. L’année prochaine on devra payer pour les départements qui sont déficitaires. C’est une ineptie. Vous êtes bon gestionnaire et vous devez payer pour les autres. Donc, on a une réelle incertitude financière concernant la participation de l’État. Dans ce contexte trouble, il faut que l’on bâtisse un budget pour 2016. Nous avons donc décidé de faire des économies en avance.

Chaque fois que l’on vous parle de quelque chose vous répondez finance !
Oui parce que c’est le nerf de la guerre.

« Le fantôme Guérini »

Vous êtes-vous débarrassée du fantôme de votre prédécesseur ?
On ne l’est pas encore au bout de sept mois. On n’a pas complètement repris la gestion, par exemple les marchés en cours. On a mis en place, avec Yves Moraine, une commission d’appels d’offres afin que tout cela se déroule en toute transparence et en toute efficacité. C’est progressif. Je pense qu’aujourd’hui on a tourné la page Guérini.

Que pensez-vous de la formule de Valérie Pécresse selon laquelle : « Il n’y a qu’une femme pour bien faire le ménage" ?

Vous êtes féministe... Je ne dirai pas totalement les choses comme cela. Je pense que les femmes qui ont aujourd’hui des responsabilités, doivent être beaucoup plus performantes. C’est peut-être pour cela que l’on ne nous pardonne rien. C’est la mise en place d’une nouvelle génération d’élus qui arrive. Il y a une façon un peu différente de travailler. De génération en génération ça change. Un monde où il n’y aurait que des femmes serait abominable...

Vous n’avez pas nommé de délégué aux communes. Pourquoi ?
C’est moi. Avant, le président s’en occupait personnellement ; il avait un délégué mais c’était lui qui traitait directement avec les communes. Je préfère la transparence comme cela les communes viennent me voir directement, on perd moins de temps.
Pour mieux connaître son territoire et en avoir une vision complète, j’ai formulé deux souhaits : garder la présidence de la CAP (Commission Administrative Paritaire) et de la CTP (Comité Technique Paritaire) et l’aide aux communes pour mieux en connaitre les dispositifs. C’est tout de même une grosse machine, il y a 7 000 fonctionnaires avec des services divers et variés qui ne sont pas tous au même endroit. Donc, pour mieux connaître les problématiques, j’ai gardé les compétences.

Vous avez choisi d’être la présidente de Provence Promotion pour quelle raison ?
Parce que j’étais déjà dans le Conseil d’Administration à travers MPM. C’était au tour du Conseil Départemental de prendre la présidence. Une présidence tournante entre la CCIMP et le CD13. Comme nous avons comme ossature principale l’emploi, il était important de travailler avec un organisme qui est capable de faire de l’attractivité du territoire. Sauf que l’on perd cette compétence qui va passer progressivement à la Métropole à partir de janvier 2016.

Concernant le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) 13, entendez-vous mutualiser ses forces notamment avec le Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) et comment ?
Pour l’instant ce n’est pas envisagé. On essaie de faire travailler les sapeurs-pompiers et les marins-pompiers en bonne intelligence pour mutualiser les achats et faire en sorte que les casernes aient un maillage parfait sur le territoire. On est plutôt, aujourd’hui, sur la mutualisation que sur une absorption nette et claire. En plus, ce n’est pas le même statut, militaire pour le BMPM et un statut de fonction territoriale le Sdis. Ce n’est pas la même chose.

États Généraux de Provence

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(Photo Robert Poulain)

Vous ne vous êtes rendue en Camargue et à Arles que cet automne alors que la Provence, dont elle est le cœur, est votre drapeau.
Parce que pendant la période estivale ce n’était pas le meilleur moment pour se déplacer et que surtout je n’ai pas fini le tour de Provence. C’est long. Il en reste encore et je n’ai pas fait Marseille…

Vous avez lancé les États-Généraux de Provence. C’est un peu votre appel du 18 juin pour prendre la main sur le département : qu’est-ce que vous en attendez ?
Ce n’est pas pour reprendre la main sur le département mais pour appliquer le programme sur lequel nous avons été élus. Ce n’est pas tout à fait pareil. Je pars du principe que l’on travaille sur un programme, c’est d’ailleurs ce que fait Estrosi ; de la même façon, il a fait un programme très détaillé. Ce n’est pas toujours le programme qui fait élire mais c’est une base de travail. Il y a eu une concertation très forte pour établir notre programme l’année dernière à la même époque où l’on avait défini trois piliers essentiels avec une ossature principale : la préservation du territoire, l’attractivité du territoire et l’exigence sociale. Ces trois piliers à l’intérieur desquels on a fait des propositions ; que l’on a fait valider par les acteurs qui étaient concernés par les thématiques. Et l’on s’est rendu compte que nous avions besoin de rajouter un pilier sur la jeunesse qui lui, est essentiel, parce que c’est cette jeunesse qui va préparer notre avenir. Nous avons eu plus de 600 jeunes, vendredi 6 novembre au Conseil Départemental, pour des ateliers dans le cadre de ces États-Généraux.

Que retenez-vous de votre rencontre avec les autres présidents de département de la région Paca ?
C’est à mon initiative. Quand j’ai été élue c’était la première fois qu’un président de département de la région invitait les autres collègues. Je les ai invités tous les cinq. On a tous la même problématique ! (rires). Un peu différente selon les territoires. Lorsque vous êtes dans les Alpes c’est une chose, et une autre quand vous habitez à Cassis… Mais nous avons tous ce point d’interrogation financier, qui nous préoccupe énormément, pour l’avenir de nos collectivités territoriales.

Pas de risque d’hégémonie niçoise

Pour passer aux Régionales, en cas de ballotage entre le FN et le PS, que donneriez-vous comme consigne de vote ?
Je ne vois pas pourquoi on me pose cette question-là ! Parce que je pense que ce serait plutôt un ballotage entre la droite et le Front National. La même question m’a été posée lors des départementales. Là, la réponse a été très simple on a été numéro un et numéro deux systématiquement. Donc aux Régionales on arrivera aussi numéro un et numéro deux et j’espère qu’on arrivera numéro un comme cela les choses seront plus claires. Mais c’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut mobiliser énormément les électeurs, nos électeurs, d’entrée afin que l’on n’ait pas de choix cornélien à faire.

En cas de victoire de Christian Estrosi avec Renaud Muselier, craignez-vous d’avoir à résister pour garder votre pré carré face à ces deux bêtes politiques et anciens ministres ?
Je crois qu’il faut montrer l’utilité de chacune des institutions. Les six départements de la région ont une utilité très forte au niveau de l’exigence sociale pour tout ce qui est solidarité puisque c’est notre métier de base et, je ne vois pas pourquoi j’aurai des difficultés particulières. Avec Christian Estrosi dans la mesure où la région est un territoire global, Il ne fera pas plus pour l’un que pour l’autre… je vois bien que l’on est en train de lui reprocher qu’il ait plusieurs mandats ; mais, à un moment lorsque vous êtes patron d’une collectivité territoriale vous ne pouvez pas faire autre chose que de la diriger. Il a dit qu’il serait à fond sur la région, et bien tant mieux ; et je crois que l’on a besoin d’un souffle nouveau sur la région Je ne vois pas pourquoi demain il y aurait une quelconque hégémonie niçoise.

Êtes-vous d’accord avec le candidat PS Christophe Castaner lorsqu’il dit « Je veux faire passer notre région du statut de Floride française à celui de Californie française » ?
J’ai beaucoup de respect pour la personne mais je pense qu’on ne peut jamais prendre un modèle ailleurs et le transposer illico presto sur un quelconque territoire. On nous compare souvent à Lyon ou à Bordeaux, mais je crois que nous avons tous des histoires différentes et on ne peut pas prendre un modèle et dire c’est ce modèle là qu’il nous faut chez nous… Nous, il nous faut notre modèle Provence. On est très fier de notre label Provence et donc on a une spécificité Provence qui n’est pas la même que celle du Vaucluse, du Var, du Languedoc ou celle d’ailleurs…
C’est la complémentarité des territoires qui fait leur réussite. Et c’est la complémentarité des atouts et des compétences qui fait que l’on arrive à réaliser des choses. Nous ne sommes pas en concurrence. On est ensemble sur des territoires avec chacun des avantages et des inconvénients. Nous, ici ,sur notre territoire, on a une ville centre qui est assez prédominante avec 860 000 habitants sur les 2 millions que compte le département. Donc, on ne peut pas nous comparer à Nice, ne serait-ce qu’au département des Alpes-Maritimes.

La Canebière, projet phare en complémentarité de la municipalité

Votre déléguée à la culture et 2e vice-présidente du département, Sabine Bernasconi, est également maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille. A ce double titre elle a dévoilé à Destimed vouloir faire de la Canebière le Broadway de Provence. Elle a ratissé large de la Belle de mai au MuCEM. Cela regroupe la quasi-totalité de l’offre culturelle de la Ville qui n’a pas les moyens de sa politique culturelle. Comment le département peut-il aider à la réalisation de ce grand projet phare ?
On en a discuté ensemble. C’est bien connu que La Canebière est la plus belle avenue du monde… On ne va pas se substituer aux autres institutions. Nous allons être complémentaires. Après, la politique culturelle qu’elle souhaite mettre en place, part du principe qu’elle avait une ossature qui devait influencer. Mais elle n’a pas oublié non plus qu’elle était vice-présidente de l’ensemble du département puisqu’elle est allée avec moi à Arles ou l’on va mettre 24,5M€ sur la réhabilitation du musée de l’Art antique et du muséum Arlatem. Ce n’est pas uniquement sur Marseille qu’est la culture. Elle est partie du point de départ de La Canebière parce que c’est un point d’accroche, mais derrière ,comme vous le dites très justement, elle couvre l’ensemble des quartiers. Je crois que la-dessus La Friche Belle de Mai a fait beaucoup d’efforts sur la culture mais tout le quartier de la Plaine et Cours Julien aussi. C’est vrai que La Canebière est centrale. Son image a besoin d’être redorée, l’image de Marseille a besoin d’être redorée dans son ensemble. Le Marseille Bashing de l’extérieur ce n’est pas une bonne chose. Après, c’est une question de moyens. Et puis il y a un acteur, la Région, que l’on n’a pas beaucoup vu au niveau culturel à Marseille.
Je pense qu’il faut que l’on tire tous la charrue dans le même sens et surtout, que l’on ait une vision commune. Si l’on décide de mettre en avant un théâtre ou autre il faut que la Région et la commune concernée fasse la même chose. C’est pour cela que l’on a vraiment hâte de connaître le résultat des élections régionales.

Lors de votre rencontre jeudi avec les maires, avez-vous évoqué la question des réfugiés ?
La grosse différence par rapport à d’autres institutions est que l’on travaille sans obligatoirement s’en servir d’argument politique. Une motion a été votée lors de la dernière réunion plénière le 30 octobre. L’accueil c’est le préfet. Je pars, en effet, du principe que c’est l’État qui est responsable de cet accueil là et il faut que chacun assume ses responsabilités. Le Préfet a décidé d’accueillir 40 réfugiés de Calais. On les a reçus, ils sont dans une maison d’accueil sur Istres. C’est une volonté de pouvoir les intégrer par la suite. Il faut d’abord qu’ils acquièrent le statut de réfugiés avant d’entrer dans le dispositif. On travaille, comme on travaille habituellement, avec les MDS (Maison de solidarité). On a en tout une trentaine de MDS sur l’ensemble du territoire avec 1 200 agents, à peu près, qui travaillent sur le sujet au quotidien. Et l’on ne fait pas de distingo sur la nationalité de la personne. Celui qui en a besoin vient dans la Maison de la Solidarité et il est accueilli. Moi, ce que je demande c’est que l’on travaille sur l’intégration. C’est-à-dire que les étrangers qui sont venus jusqu’ici, comme les arméniens après le génocide, n’ont eu de cesse que de s’intégrer c’est-à-dire d’apprendre la langue, de travailler, de s’intégrer à l’intérieur de la société française. C’est ce que l’on essaiera de faire en y mettant les moyens comme on a l’habitude de le faire d’ailleurs sans flonflon, ni trompette. On le fait normalement parce que ce territoire est une terre d’accueil.

« Exercer son mandat avec bonheur »

En conclusion de votre bilan de six mois à la tête du département vous avez cité cette phrase de René Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. » Est-ce votre nouveau projet vers plus de responsabilités politiques locales voire nationales ?
Non, non (rires). C’est simplement un clin d’œil. Parce que c’est vrai que notre victoire était espérée mais pas attendue. Elle en a surpris plus d’un. Les électeurs ont décidé d’avoir un nouveau souffle démocratique. C’est ce qui a été fait. C’est un peu le sens de ce que je voulais dire. D’abord aucune forteresse n’est imprenable il n’y a que des citadelles mal défendues. Après, il faut que les choses se passent de manière progressive. Maintenant, travaillons de manière collective dans l’intérêt des citoyens de notre département.

Il y a un an, vous nous aviez reçus et nous vous avions définie comme étant « l’Homme politique qui monte ». Est-ce que maintenant vous êtes la femme politique avec laquelle il faut compter ?
Il faut sortir du genre. On peut dire, l’équipe départementale avec laquelle il faut compter. C’est un travail de cohésion. Sans mon équipe je ne vais pas faire grand-chose. Je ne peux pas tout faire. Sans les élus c’est pareil. J’ai des élus performants, enthousiastes. On me dit : « c’est parce que c’est le début… ». Pour l’instant, je prends, on verra après. Il est de ma responsabilité de continuer à travailler cet enthousiasme. Comme je le disais aux jeunes venus au Conseil Départemental vendredi, quand on se lève le matin, on vient exercer notre mandat avec bonheur et plaisir.
Propos recueillis par Antoine LAZERGES

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