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Conseil municipal de Marseille. Opérations immobilières : la preuve par trois de Benoît Payan ?

mardi 16 octobre 2018

Lors du dernier Conseil Municipal Benoît Payan, président du groupe socialiste est intervenu pour déplorer qu’« en seulement 3 votes, la ville de Marseille fasse perdre plusieurs millions d’euros aux Marseillais ». Et d’évoquer le cas d’un immeuble place de Lenche, de la Corderie et du jardin Valmer. Pour lui : « La Ville est aujourd’hui la seule personne à Marseille qui réussit l’exploit de perdre de l’argent en vendant ses biens immobiliers. Alors que les Marseillais sont en ce moment même en train de payer la taxe d’habitation la plus chère de France, une telle gabegie est insupportable ». Un tableau que conteste Laure-Agnès Caradec, adjointe en charge de l’urbanisme.

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Le site archéologique de la Corderie (Photo Robert Poulain)

Benoît Payan signale, en premier lieu, la place de Lenche où « on vend 270 000€ un immeuble acheté il y a 8 ans pour 771 000€. Pourtant, aucun projet d’intérêt général n’est prévu par le promoteur, faisant ainsi perdre 500 000€ aux Marseillais ». A la Corderie, il considère que l’immeuble Vinci va coûter 2,4M€ aux Marseillais : « Le promoteur n’a pas que saccagé un site archéologique exceptionnel, il a également détruit la sortie de secours de l’école voisine. Facture pour le contribuable : 1,4 millions d’euros dont 1 million pour racheter à Vinci notre propre terrain. Désormais, pour réaménager les abords de l’immeuble, et valoriser un site archéologique qui sera fermé au public 98% du temps, la ville devrait débourser 1 million de plus ? Ce million, c’est à Vinci de le payer. Ils ont déjà gagné assez d’argent sur le dos des Marseillais ».
Enfin il en vient au jardin Valmer, pour lequel il avance que le déménagement des services internationaux qui l’occupent à présent à la tour de la Marseillaise « coûtera plus cher que les loyers espérés de l’hôtel. Non seulement on va priver les Marseillais de la plus belle partie du parc de la Ville, mais en plus cela leur coûtera de l’argent : 315 000 € par an, soit jusqu’à 19 millions d’euros sur la totalité du bail ». Et de conclure : Un véritable loto du patrimoine, pas celui que l’on restaure, celui qu’on brade, avec 3 gagnants et 864 000 perdants : les Marseillais ». Laure-Agnès Caradec, LR, adjointe en charge de l’urbanisme répond : « Nous ne bradons rien, nous permettons à un immeuble dégradé de retrouver un usage, à la Corderie un ascenseur donnant accès à l’école va voir le jour et vous oubliez de dire que nous préemptons en haut de la rue Breteuil, que le Département achète Saint-Martin d’Arenc  ». Benoît Payan réagit : « Je fais la différence entre l’action de madame Vassal et celle de cette collectivité ». L’adjointe reprend son propos en soulignant l’action entreprise dans le cadre du Plan Ambition Centre-Ville, des injonctions de ravalement des façades ou encore de la mise en place du droit de préemption des fonds de commerce.
M.C

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