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Conseil municipal de Marseille : un plan Marshall pour les écoles de 1,42 milliard qui fait polémique

mardi 17 octobre 2017

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Jean-Claude Gaudin (LR), Jean-Marc Coppola (PCF), Benoît Payan (PS) et Roland Blum (LR) (Photos et montage Patricia Maillé-Caire)

Le Conseil municipal de Marseille, au terme d’un débat très polémique, a voté le dossier de renouvellement d’établissements de type GEEP (dit Pailleron) qui comprend la démolition de 31 établissements et leur remplacement par 28 nouveaux grâce à des regroupements. Une opération d’un coût de 1,42 milliard d’euros financée dans le cadre d’un Partenariat Public Privé (PPP). Un dossier dont le groupe PS a demandé le renvoi sans succès : « 1milliard d’euros c’’est le plus gros rapport de l’ère Gaudin, c’est aussi le plus symptomatique », lance Benoît Payan, président du groupe PS et apparentés qui dénonce, comme pour la réhabilitation du Vélodrome l’appel au Partenariat Public Privé, ce qui « va enrichir les banques ». Il dénonce ainsi le fait que la ville leur versera ensuite des loyers pour un montant moyen de 41M€ par an pendant vingt-cinq ans, soit un coût total de 1,04 milliard d’euros. Pour lui, ce dossier va conduire « à une augmentation des impôts ». Le maire (LR), Jean-Claude Gaudin, et son adjoint aux finances, Roland Blum, indiquent de concert que des études, conduites par un cabinet, ont abouti à la proposition d’un PPP . « Après plusieurs semaines d’analyse, les experts de Bercy ont validé ce choix », avancent-ils. Un propos qui ne satisfera pas Benoît Payan : « Vous nous parlez d’un Plan Marshall. Et nous n’avons découvert ce document, de 400 pages, qu’une semaine avant le Conseil Municipal ». Le FN profite de cette question pour renvoyer dos à dos le PS « qui n’a rien fait sur ce dossier pendant 22 ans et, la majorité actuelle qui ne fait rien depuis le même laps de temps ». Jean-Marc Coppola, PCF rappelle pour sa part : « Voilà des années que nous demandons des investissements importants pour l’École. Nous pourrions donc dire enfin ! Mais, tel n’est pas le cas. Ce Plan ne concerne qu’une école sur 13 d’une part et, d’autre part, nous avons une nouvelle fois un appel au PPP pour financer une opération. Ce qui doit, selon la Loi, être ponctuel, devient systématique à Marseille ». Et d’interroger : « Pourquoi ne pas avoir cherché d’autres modes de financement ? Notamment du côté de l’État ou de l’Europe ». Des critiques, des interrogations de l’opposition qui, dans la bouche de Lionel Royer-Perreaut deviendront : « des pensées torturées très éloignées de nos réalités », ou encore « une position schizophrénique ». Tandis que Danielle Casanova, adjointe LR en charge des écoles dénoncera une critique d’immobilisme : « Depuis 1995, ce sont 635 millions d’euros de travaux qui ont été réalisés dans les écoles  ».
Enfin, le PS, par la voix d’Annie Levy-Mozziconacci ne cachera pas son inquiétude de voir des opérations foncières devenir réalisables sur une partie des emprises foncières des écoles. Une intervention qui a vivement fait réagir Roland Blum, niant toute volonté de vente de terrains. Outre la destruction de 31 établissements et la reconstruction de 28, ce plan prévoit la réalisation d’un gymnase et d’un plateau d’évolution pour chacun des établissements créés. Ce plan école prévoit également deux nouveaux groupes scolaires, Marceau 2 et Docks libres dans le 3e arrondissement.
Michel CAIRE

Les entretiens de Mireille BIANCIOTTO

Roland Blum, adjoint aux finances LR de Marseille : « Oui au pragmatisme, non au dogmatisme »
Roland Blum considère, dans ce dossier du Plan École qu’il faut faire preuve de pragmatisme et non de dogmatisme. « Nous avons préféré le PPP car, après étude avec les services de l’Etat tant au plan local que national il ressort que le transfert des risques de promoteur sur le promoteur privé est plus favorable à la Ville ».

Benoît Payan, PS : « un Armageddon fiscal »
Pour Benoît Payan, le président du groupe socialiste au Conseil municipal de Marseille, ce nouveau PPP prépare un Armageddon fiscal : « Ce dossier c’est 25% de dettes supplémentaires et on l’étudie en quelques minutes alors qu’il aurait mérité des jours et de jours de débat ». Il dénonce : « Le public compte 100 millions d’euros de moins que le privé. On a utilisé le subterfuge des risques pour dire que le privé était moins cher. Alors qu’on a déjà fait appel à ces gens pour le stade et que c’est un boulet et demain on veut faire pareil avec les écoles ». Un loyer du Vélodrome qui, juge-t-il, a été mal négocié face à un privé : « qui ne se gêne pas de se faire des sous sur le dos des Marseillais ». Et d’en venir à la Corderie : « Nous avons là le premier témoignage des Marseillais, c’est là qu’ils venaient chercher les pierres pour construire la Ville. C’est un témoignage unique que l’on veut faire disparaître. c’est une nouvelle démission ».

Jean-Marc Coppola, PCF : « Un autre mode de financement est possible »
Jean-Marc Coppola déplore l’absence de concertation dans ce dossier et le mode de financement : « Pourquoi ne pas étudier les possibilités d’emprunt de la Banque Européenne d’Investissement et de la Caisse des Dépôts et Consignations ?  ».

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