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Département des Bouches-du-Rhône : La lutte contre les discriminations trouve un allié au sein du COLD

vendredi 30 juin 2017

Parler de discriminations est autant de douleurs à confronter dans un monde qui connaît des heures sombres, pris entre civilisation et barbarie. La discrimination prend bien des visages, parfois inimaginables. Elle se construit sur des différences, guidée un peu par la peur, la haine, la stupidité, l’ignorance mais aussi ce plaisir de suivre la meute pour ne pas se sentir isolé. Bref, il n’est point question ici d’analyse, des penseurs le font très bien, s’ils pouvaient être entendus. Et l’on ne peut que saluer, l’initiative de la présidente du département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal qui, après avoir mis en place l’Observatoire du droit des femmes et de l’égalité des chances porté par Christine Carrega, élargit les cibles et lance le Conseil d’Orientation pour la Lutte contre les Discriminations (COLD). « C’est un enjeu de société auquel je veux apporter ma contribution en tant que femme, mère et élue », déclare-t-elle.

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C’est au sein de l’Hémicycle du département que le Cold a été lancé par la présidente Martine Vassal et en présence de nombreux élus et associations concernées (Photo Patricia Maillé-Caire)
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L’organigramme du Conseil de Provence

Pour Martine Vassal, il n’est pas normal, au 21e siècle, « que l’on ne puisse pas vivre comme on le souhaite dans un État de liberté, égalité, fraternité ». « Et ce Conseil devra travailler à fournir des propositions concrètes suivant une feuille de route, témoin de notre volonté de livrer un combat contre les discriminations, toutes les discriminations », précise la Présidente qui rappelle : « C’est une nécessité pour notre collectivité dont la principale compétence est la solidarité ». Ainsi, apporter des réponses concrètes, efficaces sera l’objectif du Cold en cette année 2017. Parmi les 23 critères de discrimination légaux existants, le Conseil a choisi de se concentrer sur 3 thèmes : l’égalité hommes-femmes, le harcèlement scolaire, l’homophobie en s’appuyant sur l’instance consultative du Département, le Conseil de Provence, dirigé par Norbert Nourian, délégué général et sous la responsabilité de Sylvie Carrega, conseillère départementale, en charge de la lutte contre les discriminations, qui n’aura de cesse de parler « d’un combat sans failles contre toutes les discriminations ». Martine Vassal abordera, entre autres, le harcèlement scolaire, déplorant : « Les violences qu’un collégien peut subir ont des conséquences dramatiques sur son développement ».
À travers cette collaboration entre institutions, associations et experts rattachés au Conseil de Provence, l’objectif est d’appliquer des projets à l’ensemble du département. Au terme d’une année de travail, le Cold pourra notamment décider de lancer un appel à projet, de financer une campagne de communication ou encore de porter une action de sensibilisation. « Au niveau de l’organisation du travail, les groupes ne seront pas livrés à eux-même », assure Norbert Nourian. Expliquant qu’à la fois, il y a la colonne vertébrale du Conseil de Provence et un soutien des groupes pour faciliter la production. Les trois groupes participeront chacun à trois réunions dans l’année. Et, rapporte-t-il : « Il y aura un rendez-vous en fin d’année pour le premier rendu de travaux et de propositions ». Martine Vassal, espère que « le Cold disparaîtra, cela signifiera qu’il n’y aura plus de discriminations. Je rêve un peu mais, en tout cas nous ferons tout pour améliorer la situation. » Les partenaires associatifs du Comité soulignent l’intérêt que porte la transversalité du projet, qui crée du lien entre les différentes structures du territoire. "LGBT homophobie" se félicite d’être représentée pour la première fois dans une instance et revient sur la transversalité notamment « l’homophobie qui existe en milieu scolaire ». Pour le Refuge « le travail sera long », en mettant en exergue « la recrudescence des actes homophobes ». Et se succèderont ainsi moult associations de la Licra au Nid en passant par Aide avec un état des lieux, des propositions. Les groupes de travail déjà formés ont un an pour travailler ensemble et porter le premier projet commun « qui visera à améliorer le quotidien des victimes de discriminations ».
Patricia MAILLE-CAIRE

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