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Environnement : Le comité de Baie s’inscrit dans l’avenir de toutes les eaux

samedi 30 décembre 2017

Les membres du Comité de Baie viennent de dresser le bilan de leurs deux premières années d’exercice avant de fixer les priorités pour 2018. Placé sous la présidence de Patrick Boré, maire de La Ciotat et vice-Président de la Métropole Aix-Marseille Provence délégué aux Ports et Infrastructures portuaires et littorales, ce comité, organe décisionnel du Contrat de Baie, indique avoir réalisé 70 % des actions programmées.

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De gauche à droite David Coste, Patrick Boré, René Raimondi, Didier Réault ont présenté les priorités 2018 du Contrat de baie (Photo Mireille Bianciotto)

Une eau "clean" pour se baigner ; ne pas risquer de se noyer parce qu’il pleut ; protéger les fonds marins des pollutions, etc. c’est ce qui est porté par le Contrat de baie de la métropole 2015-2021. Contrat qui est issu d’une construction concertée entre tous les acteurs du littoral allant de Martigues (13) à l’Ouest à Saint-Cyr-sur-Mer (83) à l’Est, soit un linéaire de 130 kilomètres ; et sur la partie terrestre entre tous les acteurs du bassin versant de l’Huveaune. Trois défis ont été lancés : prévenir et réduire les pollutions en mer et améliorer la qualité des eaux de baignade ; préserver et restaurer la qualité écologique des milieux littoraux et côtiers ; organiser la gouvernance du littoral, sensibiliser la population, les usagers et les acteurs du littoral.
Patrick Boré, revient deux nouveautés annoncées pour 2018 : la révision du Contrat de baie et son extension au golfe de Fos, « de Saint-Cyr dans le Var, à Port Saint-Louis du Rhône, en Camargue, cela fait un joli littoral de près de 260 km, si on compte aussi l’Étang de Berre ». Évoque également le "Livre Bleu" « Une grande concertation des acteurs de la mer qui permet d’agir sur des pistes de développement économique du littoral métropolitain tout en favorisant son respect ». René Raimondi, maire de Fos et nouveau membre, défend sa commune. Rappelle qu’elle détient depuis 22 ans, un double label environnemental, pour ses plages et son port. Fort de ce bilan, il demande à ce que les mesures compensatoires de la zone industrielle ne partent pas à Paris mais restent chez lui. Souhaite ensuite le traitement de deux gros dossiers : « Une solution technique pour les rejets de chlore dans l’eau de mer et une solution économique pour empêcher les bateaux de commerce de mouiller en plein milieu de l’herbier de posidonie de son littoral. »

David Coste, secrétaire général de la Préfecture des Bouches-du-Rhône, précise le rôle de l’État dans ce contrat de baie métropolitain. Se félicite de l’engagement de la métropole dans une gestion coordonnée de son littoral, sans souci des divisions administratives et avec une solidarité amont/aval...

Didier Réault, adjoint à la mer de la ville de Marseille et président du Parc national des calanques se réjouit d’un contrat qui fait travailler ensemble 39 communes « même celles situées sur des collines bien loin de la mer ». Précisant : «  Elles ont à gagner en mesurant leurs eaux fluviales et de ruissellement  » ( la gestion des eaux pluviales, une compétence que la loi NOTRe transfère à la Métropole au 1er janvier 2020) avec « l’imperméabilisation des sols ou la restauration des cours d’eau », ce qui « améliore aussi leur qualité de vie », assure-t-il. En ce qui concerne « la cuvette marseillaise » il parle d’une amélioration sensible des eaux de baignade « avec 18 plages sur 21 en qualité excellente et 3 bonne, dont celle de l’Huveaune, contre 4 sous menace de fermeture, il y a 4 ans. » Outre les plages, cite l’installation de 36 récifs artificiels du programme « Rexcor » à Cortiou, à proximité du grand émissaire de Marseille et de l’exutoire de l’Huveaune et du Jarret. Un programme de près d’un million d’euros, dont près de 80 % sont financés par l’Agence de l’eau et le reste par la Caisse des dépôts. Enfin, il met en exergue la mise en commun du mouillage et des activités de nautisme entre le Parc marin de la Côte Bleue et le Parc national des calanques « de manière à ne pas créer une concurrence artificielle avec une zone attirant plus de plaisanciers que l’autre à cause d’un seul défaut de réglementation. » Pour le futur, il salue l’extension du contrat au Golfe de Fos, « ce qui fait que l’ensemble du territoire métropolitain sera concerné ». Il admet qu’un problème demeure sur le Parc national des calanques, celui des rejets de l’usine Alteo de Gardanne. Il lance un appel à l’État pour une solution d’économie circulaire « il faut que l’État aide Alteo à régénérer, reclasser, son déchet ». Il se veut plus sévère envers le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) à qui il reproche une certaine inertie pour la gestion de ses eaux pluviales. Gestion qui a deux avantages, souligne-t-il : « Cela permet de ne pas polluer » et, ajoute-t-il : « De faire revenir la biodiversité à moindre frais ». Et de prévenir que les JO de 2024 ne peuvent pas supporter qu’ « un tiers du littoral marseillais soit hors des clous, en termes environnemental ». Pour les bassins Ouest du Golfe de Fos, il appuie la demande de René Raimondi, pour la réglementation du mouillage afin de préserver l’herbier de posidonie...

Reportage Mireille BIANCIOTTO

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