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Environnement marin méditerranéen : départ d’une campagne océanographique franco-tunisienne

mercredi 10 avril 2019

Une équipe de 16 scientifiques Français et Tunisiens embarquera à bord de l’Antea, navire hauturier de la Flotte Océanographique Française opérée par l’Ifremer, du 13 avril au 14 mai 2019. Cette campagne transméditerranéenne de 30 jours vise à étudier l’état de santé des écosystèmes marins, en particulier des premiers maillons de la chaîne alimentaire pélagique (organismes planctoniques), dans des zones d’intérêt écologique du nord et du sud de la Méditerranée.

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(Photo Philippe Maillé)

Cette campagne est organisée par la Flotte Océanographique Française, le CNRS, l’Institut de recherche pour le développement (IRD-France), le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Tunisie, auxquels sont associés des instituts et laboratoires de recherche français et tunisiens : MIO (IRD/CNRS/AMU/Université de Toulon), Ifremer, INSTM, FSB, IRSN, LISA (CNRS/Universita Di Corsica), IMT-Lille-Douai, LSCE (CEA/CNRS/Université de Versailles/IPSL), Cerege (IRD/AMU/CNRS/Collège de France). Baptisée Merite-Hippocampe, cette campagne a pour objectif majeur d’approfondir les connaissances sur l’accumulation et le transfert des éléments métalliques et organiques issus des activités humaines au sein des organismes planctoniques - des bactéries jusqu’au zooplancton - sous l’effet des forçages atmosphériques et continentaux. Les chercheurs s’interrogeront par exemple sur le rôle de la structure et de la taille des organismes planctoniques dans l’accumulation et le transfert de ces éléments, ou encore sur le rôle des dépôts atmosphériques dans la propagation des apports anthropiques pour les eaux marines.
Pour répondre à ces questions, les scientifiques, conduits par les chefs d’équipe Marc Tedetti (IRD, UMR MIO) et Jacek Tronczynski (Ifremer), collecteront, à bord de l’ANTEA, de l’eau, du plancton et des dépôts atmosphériques sur une zone de plus de 1500 km entre La Seyne-sur-Mer et Gabès. D’importants dispositifs analytiques et moyens d’échantillonnage seront déployés pour mesurer une très large variété de paramètres biologiques, physiques et chimiques dans l’eau, mais également au sein des organismes planctoniques. Un véritable challenge technique attend donc les équipes pour mener à bien ces travaux à bord du navire, puis dans les laboratoires français et tunisiens. Au cours de sa mission, le navire Antea sera rejoint par le navire océanographique tunisien Hannibal affrété par l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer, afin de pratiquer des manipulations conjointes et compléter ainsi cette campagne scientifique. Par ailleurs, outre le volet recherche, la formation fait partie intégrante des objectifs de la campagne. L’équipage comptera ainsi trois doctorants et un post-doctorant tunisiens.

Un consortium franco-tunisien, multi-instituts et interdisciplinaire

Océanographes, chimistes, écotoxicologues, biologistes composeront l’équipe scientifique. Le consortium franco-tunisien réuni dans cette campagne reflète l’aboutissement de plusieurs années de coopération scientifique réalisées dans le cadre de programmes internationaux comme le méta programme Mistrals et ses projets associés que sont MERMex et ChArMEx, ou encore avec le Laboratoire mixte international Cosys-Med qui associent des laboratoires tunisiens et français pour l’étude des écosystèmes sud-méditerranéens. Cette campagne océanographique permettra ainsi de compléter les travaux entrepris ces dernières années sur les rives sud et nord pour une meilleure compréhension du fonctionnement de l’environnement marin méditerranéen.

Sensibiliser le grand public aux changements globaux en mer Méditerranée

La vulnérabilité de l’environnement méditerranéen aux changements globaux n’est plus à démontrer. C’est donc pour sensibiliser le public à la fragilité de cet écosystème que les scientifiques accueilleront à bord du navire Antea des lycéens lors de l’escale prévue à Tunis fin avril. Par ailleurs, le grand public pourra suivre le déroulement de la campagne grâce à un carnet de bord mis en ligne et alimenté par l’équipage.
Cette campagne océanographique s’inscrit dans l’agenda des célébrations du 75e anniversaire de l’IRD en 2019, année au cours de laquelle l’Institut mettra plus que jamais en avant la richesse des partenariats et l’excellence scientifique face aux grands enjeux de développement dans les pays du Sud.
Suivre la campagne à travers le carnet de bord tunisie.ird.fr

Messages

  • Problème d’évaluation des ressources de petits pélagique et les prévisions à court moyen et long termes en Tunisie ; relation avec la chaine de valeur des produits halieutiques
    Cas des anchois
    Contexte :
    L’actuelle configuration de la recherche, unité, laboratoire, et consortium de recherches, en présence ou pas d’acteurs socio-économique tels que conçu par la règle de droit gouvernant la recherche et l’organisation professionnelle en mer et à terre et en coopération/compétition avec les membres.
    Il s’agit, en particulier de profiter des abondances/pléthores des ressources, de mettre les mécanismes de manutention et de valorisation en optimum et en continuum des négociations.
    L’interprofession de la pêche à l’image de france filière pêche et le GIPP sont tout en plein a gérer les gaps dans le continuum de la chaine de valeurs. Depuis, 1995, le G.I.P.P. déploie des efforts, au niveau de son conseil, et de son staff directoire, ses équipes sur terrain. Pour cela, il s’est doté des outils et méthodes de surcroit pour résoudre le phénomène de pléthore et la dissipation des valeurs. Aussi, il s’est ménagé une notoriété auprès des professionnels, en particulier agissant dans la filière de petits pélagiques (1ers produits débarqués en Tunisie). Toutefois, son effort reste aux Bea bas, pour la valorisation au niveau espéré. L’expertise du G.I.P.P. doit être levée pour cela en termes de hub. Cet aspect est bien développé par les centres techniques (CTAqua, CTAA, Packtech…), et dès lors des coopérations bien plus étroites avec des feuilles de route admises doivent supplanter les efforts préconisés.
    Le G.I.P.P. est bien en mesure d’orienter l’action du centre technique (comme pour l’aquaculture puisque membre de son conseil d’administration), et lui concéder des actions relayant son périmètre d’intervention en terme de qualité, de valorisation de produits, de développement des compétences des acteurs . Toutefois, au niveau de la pêche, le G.I.P.P. doit s’appuyer sur des actions conduites par les membres de l’IRESA en 1er et à leurs tête, l’INSTM qui doivent agir en concert, les uns fournissent les ressources humaines de qualité au niveau d’étudiants et les autres les encadrements nécessaires pour résoudre ; les aspects de transfert de connaissance par les experts et l’appropriation du savoir faire adéquat.
    Le crabe bleu, depuis 2015, et actuellement l’anchois, représentent des défis importants, pour la gestion des pléthores de production. Ces espèces pélagiques dont le caractère instable et de faible longévité (fécondité en leur 1ère année de vie) sont en mesure de mettre en difficulté les stratégies d’action des usiniers, commerciaux et armateurs, en particulier. En, effet, la rémunération dans le secteur de la pêche est intrinsèquement liée à la conjoncture de l’offre et de la demande, et les marchés de gros présentent un haut lieu de rémunération des acteurs.
    La disposition de l’INSTM, en termes d’expertise reste une demande très importante. Et son financement est le plus grand défis. En, effet, le bateau de pêche Hannibal, fleuron de recherche tunisien, était tout à fait un dernier de série pour la recherche scientifique au Japon. Après avoir agit pendant une dizaine d’année permettant l’ancrage d’une stratégie poisson bleu en particulier. Le dispositif, s’est mis en difficulté depuis la fin des années 2010. Avant cette date, la JICA, a assuré une co-gestion de l’unité en termes de maintenance, rénovation, et déploiement. Après cette date, la JICA, a tout concédé à l’organisme gestionnaire ; l’INSTM. Depuis, le bateau n’a pu continuer les programmes d’évaluation de ressources.
    L’INSTM, devrait depuis 2012 s’attribuer le statut juridique EPST qui lui confère plus de souplesse et d’expertise. Mais, cela est resté sans futur. Aussi, les chercheurs, agents navigant ne sont pas en mesure d’assurer à plein leur engagement, puisque leurs statuts gelés au mandat de fonction publique qui ne prévoient pas de spécificités pour cette catégorie de personnel.
    L’évaluation des bancs de poissons pélagiques (y compris crustacés) est une source d’information très importante pour la sécurité alimentaire de la Tunisie, de la rentabilité de la méso-filière de conserves et de semi-conserves.
    Aussi, s’agissant de balance de paiement, les importations d’intrants pour les conserveries (thon congelé) et l’aquaculture (aliment à base de poisson et de farine de poisson – Engraulidés et-Clupéidés) sont en phase de croissance, rendant les équilibres micro et macro économique de plus en plus fragile.
    L’organisation professionnelle actuelle, basé sur une rente à l’accès et un apprentissage professionnel est en train de changer vers une mutualisation. C’est le cas du thon rouge à Sfax et des petits pélagiques à Teboulba. En effet, les puissances de pêche globales et locales des flottilles s’ajoutent par un phénomène de ciblage des bancs et leurs exploitations à plusieurs unités. Ces bateaux se rallient pour remplir les soutes et pour l’acheminement du produit au port de référence Sfax ou Teboulba, en l’occurrence.
    Une innovation de ce genre était à ses débuts au Japon depuis 2002, où les flottilles se mutualisent pour investir dans un bateau de prospection pour identifier les bancs et les ancrer pour dépêcher la flottille qui lui est mutualisée pour exploiter à bon Essen le banc. Ces ressources sont en général sous juridiction d’organisation internationale de pêche et font l’objet de partage avec un total admissible de capture et de répartition de quotas individuels ou collectifs. En Méditerrané, le paradigme, est tout à fait à l‘opposé. La rareté et la qualité de la ressource, rendent l’expertise plus fine et l’action plus chirurgicale pour supplanter de plan d’exploitation de pêches adéquates. Là, la gouvernance, et la maîtrise doivent jouer au 1er niveau des stratégies des pêches. La contractualisation entre acteurs s’est modelée par l’internalisation de contrat partant d’un impératif BtoB vers un choix BtoC. Ici, l’enjeu est supérieur pour engager une traçabilité filière partant de la ressource (en eaux internationales) vers l’assiette du consommateur (dans un pays lointain). Cela amène les joueurs nationaux à s’investir sur les marchés et l’accès à la ressource de nature internationale. In fine, cette démarche de bout-en-bout pourra permettre l’ébauche d’une industrie de pêche de statut de multinationale (d’au moins arabe-et/ou méditerranéen) en y intégrant les pêches d’envergure locale.
    Ce changement, devrait être supplée par l’état dans tout ses émoluments, économique, organisationnel, juridique et financier. Et en 1er, au niveau des organismes d’appui par le développement de l’agilité et de la numérisation, des outils et des moyens smart. Cet effort devrait être prolongé au niveau des acteurs de la chaine de valeur en leur accordant les moyens de réhabilitation et d’intégration des innovations. Ce rôle pourrait être porté par l’interprofession à travers les volets smart ; adhésion, réseaux et consortia.
    Majdi EL MANOUCHI
    Chargé d’organisation de filières
    GIPP

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