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Euroméditerranée : Marseille va disposer d’une vitrine en matière d’écocité méditerranéenne avec l’îlot Allar

samedi 11 avril 2015

Pierre Berger, le PDG d’Eiffage, est venu à Marseille, ce vendredi 10 avril, pour la pose de la première pierre de l’ilôt démonstrateur Allar, appelé "Smartseille", un projet signé Eiffage et porté par Eiffage immobilier qui vise à donner naissance au 112e village de Marseille. Situé au Nord de la ville, le site verra naître un écoquartier qui se veut exemplaire en termes de développement durable et conçu au service des habitants et des usagers.

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Pose (symbolique) de la première pierre de l’ilôt démonstrateur Allar, appelé Smartseille, sur le périmètre d’Euroméditerranée 2 (Photo Robert Poulain)
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(Photo Robert Poulain)
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(Photo Robert Poulain)

"Smartseille" c’est 58 000 m² de logements, bureaux et équipements qui seront réalisés sur 2,7 hectares.« En prenant en compte les prix du marché car on ne peut pas être un grand groupe si on veut vendre à des prix déconnectés de ce dernier, le prix maximum sera donc de 3 000 euros du m² », précise Pierre Berger. A terme, 4 000 personnes pourront y vivre, habiter ou travailler. "Smartseille" entend permettre une réelle mixité à la fois sociale, fonctionnelle et générationnelle et favoriser le mieux-vivre ensemble. Il conjuguera bureaux, hôtels, logements sociaux et logements en accession à la propriété, crèche, école et résidence pour personnes âgées. Et l’îlot constituera pour Marseille une vitrine à la fois au plan national et à l’échelon méditerranéen. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin se réjouit : « Euroméditerranée1 est en voie d’achèvement et c’est Euroméditerranée 2 qui démarre avec la réalisation de cet îlot démonstrateur Allar dans cette écocité qui sera la première de la Méditerranée »

« Sidéré par la qualité de ce projet »

Bernard Morel, le président d’Euroméditerranée de savourer ce projet, « preuve du dynamisme et l’ambition de l’établissement public de s’inscrire dans le développement durable », apprécie le choix des architectes et avoue « être sidéré par la qualité de ce projet ». Les immeubles ont été pensés par des architectes de la région comme Corinne Vezonni, Jean-Michel Battesti, Jacques Sbriglio, Atelier 82, Laurent Mathoulin & Sophie Jardin. Une partie des bâtiments sera labellisée Bâtiments durables méditerranéens. Leur enveloppe est conçue pour générer le minimum de déperdition énergétique et assurer le confort en été sans avoir nécessairement recours à la climatisation. La mairie de Marseille a pour sa part décidé d’investir 30 millions d’euros pour acheter 10 000m² dans un immeuble signé par l’architecte portugais Eduardo Souto de Moura, prix Pritker 2011 (l’équivalent du Nobel en architecture), associé à l’architecte Jacques Sbriglio.
Philippe Torrion, directeur exécutif du groupe en charge de l’innovation indique à son tour l’implication de son groupe dans ce dossier avec la boucle d’eau de mer, un réseau de chauffage et de rafraîchissement, composante du principe de solidarité énergétique au cœur du projet et reconnu par la mission de préfiguration de l’Institut de la Ville Durable. Sa directrice, Valérie Lasek, rappelle qu’il s’agit là du premier des trois sites pilotes et, pour l’instant le seul identifié, retenu au plan national.

« Ce projet est né de Phosphore, notre laboratoire de recherche et développement »

« Ce projet est né de Phosphore, notre laboratoire de recherche et développement, créé en 2007, qui porte sur le développement urbain durable », explique Luc Bouvet, directeur régional d’Eiffage. Une structure qui voit des collaborateurs de la société, tous métiers confondus, travailler aux côtés d’experts de la ville, du climat et des sciences sociales. De préciser que le site est une ancienne usine de production de gaz, il a été acheté par Euroméditerranée à la filiale immobilière d’ EDF en 2014, puis acquis pour moitié par Eiffage en juin 2014, la moitié restante est portée par Euroméditerranée avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations.
Hervé Gatineau, directeur Méditerranée des grands projets immobiliers explique que, partant des principes fondateurs de Phosphore, comme la Solidarité Energétique, les systèmes innovants mis en œuvre permettront par exemple « de récupérer gratuitement les calories libérées par la climatisation des bureaux pour le chauffage et l’eau chaude des logements et assurer ainsi une réduction de 30 % de leur facture énergétique. De plus, des matériaux locaux, au rang desquels de la paille de riz de Camargue, servira à isoler des bâtiments, dont la crèche ».

une expérimentation de dépollution douce à l’aide de champignons

« Nous sommes sur un site industriel, avec la pollution de la terre que cela peut impliquer. Il fait l’objet d’une expérimentation de dépollution douce à l’aide de champignons qui absorbent le plomb, le cadnium et les hydrocarbures présents dans le sol », explique Hervé Gatineau. Cette technique innovante est mise en œuvre par Polypop, une start-up, en complément d’une dépollution par des méthodes traditionnelles. « Nous proposons aussi une intensification d’usage. Ainsi nous construisons deux sous-sols de parking qui ne seront pas privatisés. De cette manière ils serviront en journée pour les bureaux et le soir pour les habitants ». Il évoque également un accès à toutes les nouvelles technologies et à des services de qualité (fibre optique, haut débit, e-conciergerie, téléalarme, etc.) pour tous les habitants et les usagers.

Les livraisons débuteront en 2016 et se poursuivront jusqu’en 2018

Valérie David, directrice du Développement Durable chez Eiffage dirige le laboratoire « Phosphore » et insiste pour sa part sur le traitement des espaces verts, l’aménagement paysager étant conçu et réalisé en collaboration avec le cabinet d’architecture Jean Mus et Compagnie. Il intègre des essences locales adaptées, peu consommatrices en eau et des plots de végétation en toiture. Pour favoriser les liens intergénérationnels entre les habitants, les seniors de la résidence et les enfants de la crèche, des jardins potagers seront mutualisés. Puis d’insister sur l’efficacité énergétique de la boucle d’eau de mer « contrairement à l’éolien urbain dont l’apport est minimal ». Paul Colombani, directeur général adjoint d’Euroméditerranée précise pour sa part qu’au niveau de la mobilité « nous sommes dans l’un des quartiers les mieux desservis ». Et de signaler à ce propos que la passerelle du littoral, en face de l’opération, devrait, à terme, disparaître.
Les travaux ont démarré en septembre 2014. Les livraisons débuteront en 2016 et se poursuivront jusqu’en 2018, date à laquelle est prévue la livraison de la totalité de l’écoquartier Allar. L’opération représente, en termes d’aménagement et de travaux, un montant de 90 millions d’euros.
Michel CAIRE

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