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Festival d’Aix-en-Provence - 72 printemps et une nouvelle jeunesse

vendredi 24 janvier 2020

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C’est sur la scène de l’Archevêché que Pierre Audi (debout au centre) a présenté, jeudi en fin de matinée, l’édition 2020 du Festival d’Aix-en-Provence en présence des représentants des partenaires institutionnels, privés et de la presse. (Photo M.E.)

A Paris, mardi, et jeudi sur la scène de l’Archevêché, Pierre Audi a définitivement levé le voile sur la programmation de son « an 2 » à la direction opérationnelle du Festival d’Aix-en-Provence. « L’édition 2020, explique Pierre Audi, explore un vaste répertoire allant des prémices monteverdiennes de l’opéra baroque aux œuvres contemporaines du cycle incises dominé par la création mondiale du nouvel opéra de Kaija Saariaho, Innocence. » Il y a un an, le directeur avait promis le retour de la musique baroque dès cette année. Promesse tenue puisqu’il a invité Leonardo Garcia Alarcon et son orchestre Cappella Mediterranea afin de donner le dernier opéra de Claudio Monteverdi, « Le Couronnement de Poppée », mais aussi « L’Orfeo », le point de départ de toute l’histoire de l’opéra, ce dernier ouvrage étant programmé en version de concert pour une soirée uniquement. Pour écrire un nouveau chapitre de l’histoire d’amour entre le festival et Mozart, Pierre Audi a pris le risque d’un « Cosi » mis en scène par Dmitri Tcherniakov ; le Russe avait une idée pour traiter le dernier opus de la trilogie Mozart-Da Ponte et il pourra la développer l’été prochain. Tout ce qu’on en sait, est que les protagonistes sont des couples « d’adultes consentants manipulés par un couple énigmatique » ! Interdit aux moins de 18 ans ? On verra mais, avec Tcherniakov, tout est possible. Pour ouvrir cette édition, le 30 juin à l’Archevêché, c’est « Wozzeck » qui sera enfin donné à Aix après avoir été annulé, il y a quelques années, en raison d’un mouvement de grève des intermittents. Opéra qui ouvre grand les portes à la modernité, ce fait divers mis en musique par Alban Berg sera servi par deux géants : Simon McBurney pour la mise en scène et Sir Simon Rattle pour la direction. Poursuivant sur les chemins de la découverte, Pierre Audi propose aussi « Le Coq d’or » de Rimski-Korsakov d’après un conte de Pouchkine. C’est Barrie Kosky qui le mettra en scène alors que le jeune chef Aziz Shokhakimov assurera la direction musicale. On y retrouvera Sabine Devieilhe en reine orientale… Puis il y aura cette création mondiale, « Innocence  », « une fresque humaine bouleversante » mise en scène par Simon Stone, dirigée par la cheffe finlandaise Susanna Mälkki, servie par une distribution comprenant, entre autres, Sandrine Piau, Anna Prohaska et Magdalena Kozena qui chanteront chacune, comme les autres interprètes, dans leur langue maternelle puisque l’œuvre est ainsi conçue pour neuf nationalités différentes. Une programmation lyrique s’inscrivant totalement dans la ligne de conduite de Pierre Audi qui entend respecter le passé tout en étant résolument tourné vers l’avenir. « L’opéra est un art contemporain riche en contacts avec tous les autres arts et qui se renouvelle grâce aux artistes et aux nouvelles technologies », confie le directeur avant de souligner : « La qualité musicale est le rocher sur lequel on construit la programmation. » Outre l’excellence des distributions et des maîtres d’œuvre de ces productions, cette qualité musicale passe par l’invitation du London Symphony Orchestra, de l’orchestre et des chœurs de l’Opéra de Lyon, mais aussi du Balthasar Neumann ensemble et de la Cappella Mediterranea, certains de ces ensembles étant appelés à se produire en concert de même que quelques solistes vocaux. Parmi les autres nouveautés de cette édition, signalons que les rendez-vous d’Aix en Juin seront totalement gratuits, que le chef Duncan Ward a signé trois ans pour diriger les sessions de l’Orchestre des jeunes de la Méditerranée et qu’une première collaboration entre le festival et la fondation Luma d’Arles verra le jour autour de Stockhausen. Cette présentation fut aussi l’occasion pour Pierre Audi de dire combien il était attaché à l’ouverture de la manifestation à tous les publics et de souligner que le festival d’Aix-en-Provence est « le seul dans le monde à produire cinq œuvres différentes sur cinq jours consécutifs. » Une performance dont l’aura rejaillit sur les équipes administratives et techniques, mais aussi sur les partenaires qu’ils soient institutionnels ou privés.
Michel EGEA
Pratique. Les réservations pour les abonnements sont d’ores et déjà ouvertes. Les réservations à l’unité ouvriront le 3 février sur internet et par téléphone. Le samedi 8 février, de 12 heures à 18 heures, on pourra réserver sur le plateau de l’Archevêché, la billetterie ouvrant ses portes à partir du 11 février, place de l’Archevêché. Programme complet, modalités de réservations, renseignements sur festival-aix.com.

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