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Festival de La Roque-d’Anthéron : Boris Berezovsky, le colosse du piano dans deux soirées de haute qualité

jeudi 27 juillet 2017

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Boris Berezovsky a fait l’ouverture du Festival de La Roque d’anthéron ce 21 juillet (Photo Christophe Gremiot)

On peut dire que les pianistes russes sont à la Roque comme chez eux, et que la terre provençale peut s’apparenter à une seconde patrie. En cette saison et comme avant beaucoup d’autres, Lugansky, Kissin, Volodine, Abduraimov, Stanislav Ioudenitch, Korobeinikov honorent de leur présence le Festival 2017. Et c’est un autre Russe qui a ouvert la saison ce 21 juillet pour y revenir le 26 avec un deuxième concert de haute tenue. Chouchou du public, Boris Berezovsky a donc donné le coup d’envoi musical dans un Parc Florans tout entier acquis à son interprétation. Et plein à craquer. Au programme le « Concerto pour piano et orchestre n°2 » de Rachmaninov, donné avec l’Orchestre du Philarmonia Zuidnerland placé sous la direction de Dmitri Liss, chef avec qui Berezovsky entretient des relations amicales et avec qui il a déjà gravé les quatre concertos de Rachmaninov. Si le début du « Maestoso » manquait de souplesse, le pianiste paraissant un peu raide, le talent de l’interprète reprenait très vite le dessus et la dernière partie de l’œuvre devint une fête sonore, où la puissance alliée à la finesse du jeu rendait tout le foisonnement de la partition. Et le tout de manière assez originale puisque c’est en chaussettes que Boris Berezovsky a interprété ce Concerto de Rachmaninov qui n’a aucun secret pour lui. Après l’entracte, ce fut une divine surprise, le Philarmonia Zuidnederland qui paraissait massif en début de programme, se fit aérien pour faire danser la « Shéhérazade » de Rimsky-Korsakov. Avec des moments de grâce comme la finesse développée sur « Le récit du prince Kalender », deuxième mouvement de l’œuvre.

Demarquette en remplacement de Knaziev

Et c’est le 24 juillet que Boris Berezovsky, solidement chaussé cette fois, fit son retour au Parc Florans pour un récital plus intimiste sans orchestre mais avec le violoniste Dmitri Makhtin, et le violoncelliste Henri Demarquette, programmé en remplacement de Alexander Knaziev, souffrant et empêché. Un programme tout entier consacré à Rachmaninov, avec d’abord 9 préludes extraits de l’opus 32, que Berezovsky a interprété d’abord un peu figé puis de façon tout à fait extraordinaire, comme lors du célèbre Prélude n° 5. On verra et entendra ensuite le grand « Bere » au sommet de ce qu’il peut faire avec la « Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, opus 19 » interprétée aux côtés de Henri Demarquette, artiste d’une finesse inouïe puis, avec le (un peu) rude « Trio élégiaque n° 2, pour violon, violoncelle et piano opus 9 » où le violon de Makhtin fit des merveilles. Un grand Berezovsky, heureux et généreux, jamais aussi bon que lorsqu’il fait de la musique avec les artistes dont il se sent proche.
Jean-Rémi BARLAND

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