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Festival de Pâques d’Aix-en-Provence : Capuçon joue « marathon man » pour Mantovani

vendredi 18 avril 2014

La musique contemporaine était à l’honneur, ce jeudi au théâtre du Jeu de Paume d’Aix-en-Provence, avec une carte blanche au compositeur Bruno Mantovani a qui le festival de Pâques avait commandé une création pour la présente édition. Création à mi-chemin entre le marathon pour violon et le show musical pour Renaud Capuçon dédicataire de l’œuvre Perpetuum mobile.
Retour sur un moment unique, puisque premier.

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Un dispositif spectaculaire pour accueillir la partition d’une création mondiale de Mantovani donnée par Renaud Capuçon souriant avant de débuter l’interprétation (Photo Caroline Doutre)

Dans la pénombre de la bonbonnière du Jeu de Paume où la lumière bleutée est comme un ciel de nuit derrière le miel du paravent boisé, un machiniste s’active pour aligner au cordeau sept pupitres. C’est fait.
Lumière. Renaud Capuçon entre, violon et archet en main, mais aussi en possession d’un parchemin roulé. Partition unique, pour création mondiale, déroulée par le soliste sur les lutrins sombres. Pendant un quart d’heure, sans une seconde de répit, le violoniste va se déplacer de gauche à droite pour donner ce Perpetuum mobile inédit. Un mini marathon musical qui débute, et s’achève, sur des pizzicati.
Entre temps, toutes les ressources du virtuose ont été employées sans retenue pour livrer une composition bien structurée, tonique, qui alterne puissance et sensibilité. Beaucoup d’aisance chez Renaud Capuçon, au long de l’interprétation. Mais le musicien nous avouait, après le concert, que la performance était physiquement assez éprouvante.
En préambule à cette création, le compositeur venu sur scène espérait que cette première ne reste pas unique. Nul doute que le côté spectaculaire allié à la qualité de la composition lui permettront de vivre !
Le programme de ce concert permettait aussi d’apprécier tout particulièrement One way, une autre composition de Bruno Mantovani, pour violoncelle seul. Grande interprétation de Marc Coppey qui subjuguait l’auditoire par son jeu tendu, utilisant la beauté du son et toute la palette de couleurs que lui offre son instrument. Un autre moment moment musical en forme de bijou, savouré sans modération. Autour des œuvres de Mantovani quelques « timbres poste » de Webern, ces petites pièces qui donnent une idée musicale sans la développer et la sonate pour violoncelle et piano n°4 de Beethoven -« sans qui la musique contemporaine n’existerait pas », confiait le compositeur français- donnaient l’occasion à la jeune pianiste Varduhi Yeritsyan de faire valoir la qualité de son jeu aux côtés de Capuçon et Bradley. La musique vivante, c’est ça. Et c’est du bonheur. Heureusement qu’il y a des festivals et des directeurs musicaux qui le savent…

Michel EGEA

Au programme de ce samedi 19 avril

Nicholas Angelich et le symphonique de La Monnaie

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L’orchestre symphonique du théâtre de la Monnaie au départ pour retrouver le Festival de Pâques ce soir à Aix-en-Provence (Photo Bernd Uhlig)

Apéritif ou mise en bouche en musique, comme vous voudrez, à midi pile au Théâtre du Jeu de Paume avec le récital de Nicholas Angelich qui accroche Brahms à son programme. Le soir, à 20 h 30, au Grand Théâtre de Provence, Ludovic Morlot est à la tête de l’Orchestre Symphonique de la Monnaie (l’opéra de Bruxelles) pour donner des œuvres d’Olivier Messiaen et de Richard Strauss avec, notamment Burlesque en ré mineur pour piano et orchestre ; c’est Bertrand Chamayou qui est au piano… Réservations au 08 2013 2013

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