Retrouvez-nous sur :  
Suivre la vie du site
DestiMed
L’info des deux rives



Accueil > Culture > Expositions > Fondation Regards de Provence à Marseille : sur les pas d’Alfred Lombard, (...)

< >

Fondation Regards de Provence à Marseille : sur les pas d’Alfred Lombard, militant d’un humanisme du langage peint

mercredi 25 mars 2015

La Fondation Regards de Provence célèbre les beaux jours, que l’on espère à venir, avec les expositions « Alfred Lombard, couleur et intimité » jusqu’au 23 août. C’est fort, dense, un voyage dans la création d’un artiste qui a su explorer bien des pistes. Un artiste qui a pu être qualifié de « seul vrai fauve provençal ». Un Alfred Lombard qui, il a eu cette chance, n’a jamais eu besoin de vendre pour vivre et qui s’y est toujours refusé. « Il n’a pas besoin de vendre, mais il a besoin d’être peintre », affirme Bernard Plasse, à qui l’on doit les textes de l’ouvrage publié à l’occasion de l’exposition. Et de signifier sa rigueur dans le travail, ses remises en question.

JPEG - 210.3 ko
Alfred Lombard "Grand nu couché sur un tapis" (1907)
JPEG - 217.4 ko
Alfred Lombard "Vallon des Auffes" collection musée Cantini
JPEG - 216.6 ko
Alfred Lombard " Clair soleil d’hiver"

Madame Cartier-Bresson, petite fille de l’artiste, pour sa part, met en avant, l’homme, la pudeur de son grand-père... tout comme le fait qu’il ne voyait pas les perspectives que, pourtant, il peignait car, enfant, il avait perdu un œil. « Il n’en avait qu’un, mais quel œil », rétorque Bernard Plasse. Avouant : « Chaque fois que j’ai cherché à isoler une peinture de Lombard de l’ensemble de son œuvre, ce fut un échec. Chaque fois que j’ai tenté de parler d’un ensemble de travaux, je me suis heurté à de grandes difficultés ». Pour Bernard Plasse « sa pratique le met immédiatement dans une rigueur élégante tant elle est naturelle. La sueur n’est jamais là, le travail est pourtant constant mais somme toute jubilatoire ». Une jubilation que le peintre conjugue « avec la probité de l’art » et plaide pour « la création d’un humanisme du langage peint ». « Nous sommes loin, poursuit Bernard Plasse, de certains artistes actuels chassant l’entrefilet éphémère à grands coups de scandale ». Puis d’insister sur le rythme « qui aura été l’une des grandes préoccupations d’Alfred Lombard ».
Un peintre qui saura voyager dans les écoles, revenir au néo-classicisme en homme libre, se confrontant à sa quête permanente de recherche dans la peinture. Un rythme, où plutôt des rythmes, des musiques, tout en douceur, en légèreté, en abandon, avec les nus. Et, lorsque la lumière arrive, crue, sur une femme, comme cette "Martiniquaise" de 1923, c’est pour mettre en avant sa souffrance, son mal d’être. Finalement, cet humaniste, laisse sa puissance s’exprimer dans ses natures mortes, ses paysages. Elles sont structurées, construites, habitées par la couleur, notamment cet étonnant "Parc Borély" de 1907 ou ce "Vallon des Auffes" de 1909. On s’arrêtera sur cette étonnante maquette des vendanges de 1938. Laissera son esprit vagabonder dans "Le conquérant bleu".
Cette présentation regroupe des œuvres issues de collections muséales (Musée Cantini de Marseille, Centre Pompidou, Musée d’art moderne André Malraux du Havre, Musée de l’Annonciade de Saint-Tropez, musée Ziem de Martigues, de Toulon... et privées.
Une promenade riche en émotions dans l’œuvre d’un artiste encore trop méconnu.
On monte quelques escaliers et, au premier étage, la Fondation propose depuis le mois de janvier et, jusqu’au 6 septembre, « Lumières du Sud ». Parmi les artistes réunis : Camoin, Cauvin, Chabaud, Crémieux, Courdouan, Friesz, Guigou, Grésy, Loubon, Lhote, Seyssaud, Verdilhan et tant d’autres, certains privilégient l’émotion, l’instinct, peignant de nombreux paysages, clairs et lumineux, sur le motif. D’autres se concentrent davantage sur l’équilibre de leur composition, le raffinement et la quiétude. Ils restituent un Sud splendide et paisible dont rien ne vient troubler la sérénité.
Michel CAIRE

« Alfred Lombard couleur et intimité » : Musée Regards de Provence - Avenue Vaudoyer - 13002 Marseille - Tél : 04 96 17 40 40. Ouvert tous les jours de 10h à 18h. (Fermeture 01/05 -15/08)
Tarif normal 2 expositions : 6 € -Tarifs réduits : 5 € - 4,20 € - 2 €.
Les visites commentées
- Visite commentée gratuite, hors groupes, sur réservation le samedi à 10h30 : tarif d’entrée uniquement (6 à 30 personnes maximum)
- Visites commentées pour les groupes sur réservation du lundi au samedi : tarif d’entrée + 6 € / personne (6 à 30 personnes max.)
- Visites commentées, hors groupes, sur réservation : mardi et samedi à 15h : tarif d’entrée + 6 € / personne (6 à 30 personnes max.).
Plus d’info : museeregardsdeprovence.com

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Signaler un contenu ou un message illicite sur le site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.