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Fragile Jane Birkin sur le fil de l’émotion au Grand Théâtre de Provence d’Aix

samedi 16 décembre 2017

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A l’issue des bis et des saluts, Dominique Bluzet, le directeur des Théâtres, est entré sur scène pour faire chanter Happy Birthday au public en l’honneur de Jane Birkin qui avait fêté son anniversaire la veille. (Photo Michel Egéa)

Elle est entrée sur scène à petits pas, fragile, pantalon de smoking, chemisette en soie blanche, bras gauche dans le plâtre, sourire triste aux lèvres, de cette tristesse mâtinée de mélancolie dont elle ne se départira point tout au long d’un show symphonique en forme de requiem pour le grand Serge. La classe, le talent et la générosité des instrumentistes de l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon, dirigés avec dynamisme et cœur par Didier Benetti, n’auront pas été suffisant pour nous convaincre que les arrangements de Noboyuki Nakajima, qui tenait le piano en ce vendredi soir, servent réellement les compositions de Gainsbourg. En fait, le meilleur alterne avec le moins bon, à l’instar de l’émouvant « fuir le bonheur de peur qu’il se sauve » avec le quelconque « Requiem pour un con » qui s’enchaînaient au programme. Mais au-delà des arrangements, il y a dame Jane qui ne laisse personne insensible. Délicate, fragile (nous l’avons dit) comme un origami en noir et blanc, elle promène sa mélancolie sur quelques mètres carrés entre l’estrade du chef, le piano et le support du micro. La voix, elle est ce que l’on connaît, aussi vulnérable que le funambule qui déambule sur son fil, sans assurance, à des dizaines de mètres de hauteur. Dès lors, comment ne pas frissonner, craquer et écraser une larme émue à l’écoute de « La Ballade de Johnny Jane », de « La chanson de Prévert » ou de « Pull marine » ; comment ne pas avoir le cœur qui bat la chamade en écoutant Jane Birkin dire son amour pour Gainsbourg, par le biais des chansons mais aussi avec quelques mots en forme de confidences. « Il m’a donné le meilleur de lui  » et elle le lui rend bien en honorant sa mémoire avec ce talent si particulier dont elle ne s’est jamais départie, celui de la petite anglaise d’une vingtaine d’années dont il était tombé en amour. Ce charme appartient toujours à Jane Birkin et c’était un vrai bonheur d’être en sa compagnie en ce vendredi soir de décembre. Nostalgie…
Michel EGEA

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