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Fralib : les salariés ont célébré leurs 3 ans de lutte en enregistrant une nouvelle victoire juridique

lundi 30 septembre 2013

Alors que la Cour de Cassation a rejeté mercredi 25 septembre le pourvoi en cassation de la société Fralib formulé suite à l’annulation du 2e Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence en novembre 2011, les salariés ont célébré samedi 28 septembre le troisième anniversaire du début de leur lutte pour la préservation de leur site de production à Gémenos.

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Trois ans déjà les salariés de Fralib du site de Gémenos sont mobilisés comme le mardi 10 septembre dernier à Marseille contre le projet de réformes des retraites. (Photo S.P.)

C’était le 28 septembre 2010 que le groupe Unilever a annoncé son projet de fermeture du site de Fralib à Gémenos. Depuis les salariés de l’usine ne cessent de lutter contre cette décision qu’ils jugent « totalement injustifiée ».
Et cette semaine leur a encore permis de marquer des points sur le terrain judiciaire. Le pourvoi en cassation de la société Fralib concernant le 2e Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), qui avait été annulé par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence le 17 novembre 2011, a en effet été rejeté le mercredi 25 septembre par la Chambre Sociale de la Cour de Cassation. Avec cette nouvelle victoire juridique des salariés, cette procédure initiée par Fralib et le groupe Unilever est donc définitivement annulée, ce qui confirme la nullité de ce PSE. Fralib et le groupe Unilever ont également été condamnés à payer 3 000 € au comité d’entreprise au titre de l’article 700.
Forts de cette nouvelle décision judiciaire en leur faveur, les salariés considèrent « plus que jamais » que « le groupe Unilever doit appliquer la décision concernant l’annulation de la 3e procédure par arrêt de la cour d’Appel d’Aix en Provence du 28 février 2013 ». « La justice lui impose de présenter un nouveau PSE, mais Fralib et le groupe Unilever refusent toujours de le faire. Nous attendons maintenant avec beaucoup de sérénité le jugement qui sera rendu le 15 octobre prochain par le juge de l’exécution du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre que nous avons saisi pour qu’une astreinte soit fixée et contraindre le groupe Unilever à respecter les décisions de justice de notre pays », précise Olivier Leberquier, délégué syndical CGT du site de Gémenos.
Les salariés ne manquent pas de rappeler qu’en trois ans ils « ont démontré à plusieurs reprises que l’argumentaire économique avancé par la direction était fallacieux ». « Le groupe Unilever a tous mis en œuvre pour plomber l’usine de Gémenos et délocaliser la production de la marque Eléphant en Pologne, marque pourtant vendue exclusivement en France. La direction a présenté 3 procédures visant à fermer le site et 3 fois les PSE ont été annulées par la justice Française ! », martèlent-ils, tout en observant qu’« en 2012 le chiffre d’affaires d’Unilever a été de 51,3 Mds€ en progression de 10,5% et un bénéfice net de près de 5 Mds€ ». « C’est un véritable scandale, ils veulent fermer une usine uniquement pour augmenter la part des actionnaires au détriment des salariés et de l’emploi industriel. Le Thé de l’Eléphant est en Provence depuis 120 ans, il doit y rester ! Cette industrie produit de la richesse pour notre région, c’est l’emploi pour ses habitants et nos enfants », dénoncent-ils.

Nouvel appel au boycott des produits Unilever à Auchan Aubagne vendredi

Dans ce contexte, l’assemblée générale hebdomadaire des salariés en lutte qui s’est tenue vendredi 27 septembre à l’usine de Gémenos a été l’occasion de réaffirmer l’appel au boycott de Lipton et de toutes les marques d’Unilever identifiables via le logo du groupe tant que ce dernier « n’assumera pas ses responsabilités dans la casse sociale de notre entreprise ». « Salariés, citoyens agissons ensemble en Boycottant tous les produits d’Unilever pour exiger : le maintien de l’activité et des emplois à Gémenos ; la cession de la marque Eléphant ; que le groupe Unilever assume pleinement ses responsabilités en créant les conditions de la mise en œuvre du projet alternatif porté par les salariés et leurs représentants consistant au redémarrage de l’entreprise en SCOP (Société Coopérative et Participative) », ont ainsi à nouveau proclamé les salariés mobilisés de plus de 1 000 jours. Dans la foulée de cette assemblée générale, ils sont d’ailleurs passés de la parole aux actes en investissant le magasin Auchan d’Aubagne pour inciter les clients à boycotter les produits Unilever.
Les salariés ont enfin achevé cette semaine une nouvelle fois très active en célébrant leurs 3 ans de lutte samedi 28 septembre à la Salle Polyvalente des Dockers, Centre d’embauche, 1, chemin du Littoral dans le 1er arrondissement de Marseille, où plusieurs unions locales et syndicats du département ont organisé une Fête CGT de 10h à minuit. Au programme : repas fraternel à midi, culture et éducation populaire, films et débats, stands des luttes, des unions locales et des syndicats, performance et expositions, librairie militante, buvette et snack des Fralibs le soir pour la solidarité.
Une journée qui s’est conclue par des concerts en soirée avec Naïas (folk méditerranéen enragé de Port de Bouc), El Diablo Cartel (rap) et Almereyda (rock indépendant).
Serge PAYRAU

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