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Gares en Paca : la Région prend le bon wagon en termes de sécurité

vendredi 10 mars 2017

Christian Estrosi, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, entouré de Caroline Pozmentier-Sportich, vice-présidente en charge de la sécurité et Philippe Tabarot, vice-président en charge des transports, a présenté ce vendredi 10 mars le dispositif de sécurisation des gares de Paca. Ces nouveaux portiques, qui équiperont dès cette année 1/3 des gares de la région, permettront à la fois de renforcer la sécurité des gares et à l’intérieur des trains mais également de lutter contre la fraude.

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Devant les nouveaux portiques Christian Estrosi entouré de Caroline Pozmentier-Sportich et de Philippe Tabarot (Photo Robert Poulain)

Christian Estrosi avance : « Certains usagers ne prennent pas le train car ils ont peur. Peur de se faire agresser par des voyous, peur de se faire insulter ou harceler pour certaines femmes, peur de se faire voler leur portable ou leur sac... C’est intolérable ». Il évoque également la menace terroriste. « Le niveau de risques est élevé et nous devons sans cesse nous adapter pour garantir une meilleure sécurité à nos concitoyens ». Il en vient à l’expérimentation des portiques de sécurité Gare des Arcs :
« Le bilan est positif. De très nombreux objets saisis dont plusieurs dizaines de couteaux, une dizaine de coups de poing américains et de matraques télescopiques et même quelques armes à feu avec munitions. De même, la baisse de la délinquance a été significative ». Il se fait l’écho d’une enquête de satisfaction : « Le dispositif est bien accueilli par les usagers de la gare avec 90 % qui comprennent la mise en place du dispositif ; 83 % qui souhaitent le maintien du dispositif ; 86 % qui souhaitent voir ce dispositif étendu ».

1 point de fraude égale 800 000 € de manque à gagner

Précise ensuite les raisons qui ont conduit au choix des 47 gares sur 147 : « Nous nous sommes appuyés sur 2 critères, les problèmes de sécurité qui ont pu y être constatés et la configuration propice à l’installation rapide de portiques de sécurité. »Ces portiques doivent permettre : « d’assurer la sécurité des voyageurs et des personnels de la SNCF dans tous les trains de la région et en priorité dans les gares qui connaissent le plus d’actes de délinquance ; de contribuer à la lutte contre la fraude dans les TER de Provence-Alpes-Côte d’Azur ». « 1 point de fraude, rappelle-t-il, est égal à 800 000 € de manque à gagner en termes de recettes. Nos TER détiennent le record de France avec 18% de taux de fraude. Quelques points de gagnés permettraient d’économiser plusieurs millions d’euros ». « Il s’agira donc, précise-t-il, de portiques fixes ou mobiles qui permettront d’assurer des contrôles permanents ou inopinés ». Ainsi, sur les 47 gares qui seront équipées : 8 gares le seront de manière permanente de portiques de sécurité et 39 autres gares avec des portiques mobiles permettant d’assurer des contrôles à tout moment, avant la montée dans le train ou à la descente du train. Les 8 gares, les plus fréquentées, seront équipées de portiques permanents : Avignon-Centre, Arles, Aix-en-Provence-Centre, Les Arcs-Draguignan, Cagnes-sur-Mer, Nice-Saint-Augustin, Nice-Riquier, Menton. « Les responsables de Saint-Charles nous ont dit que, compte tenu des portiques fixes déjà présents, des contrôleurs et du centre vidéo, ils n’avaient pas pour l’instant besoin de nos portiques fixes ». « Un tel déploiement de portiques allié à une logique de contrôle inopiné est une première en France », se félicite-t-il avant d’indiquer : « Selon un rapport du Sénat, les contrôles aléatoires sont à la fois plus acceptés par les voyageurs et les plus pertinents dans la lutte contre la menace terroriste : l’incertitude sur le jour et l’heure du contrôle sera une des forces de notre dispositif ». Et ce d’autant plus que les portiques pourront se monter et se démonter en un temps record de 10 minutes.

Dans chaque gare nous aurons 2 portiques de sécurité, une équipe de contrôle dédiée

Christian Estrosi détaille le dispositif : « Dans chaque gare nous aurons 2 portiques de sécurité, une équipe de contrôle dédiée (2 à 4 personnes selon les configurations). Ces agents de surveillance privés seront également munis de détecteurs de métaux portatifs pour compléter le dispositif ». Il ne manque pas de signaler : « Nous travaillons par ailleurs avec les services de l’État : il est essentiel d’arriver à coordonner nos actions pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir sur sollicitation des agents de sécurité en charge des portiques ». Ce dispositif sera mis en place dès ce mois de mai et déployé progressivement d’ici à septembre 2017, le temps de procéder aux travaux d’aménagements et au recrutement des agents de surveillance. Le coût sera supporté en totalité par la Région : 556 000 € en investissement et 5,1 M€ par an en fonctionnement.
« Nous déployons, prévient-il, les portiques de sécurité tels qu’ils existent ». Ils arrivent d’Italie, qui, selon Philippe Tabarot, est actuellement en avance sur la France. Mais, reprend Christian Estrosi : « Nous travaillons avec nos pôles de compétitivité aux portiques de demain. Un marché d’étude pour une solution innovante de sécurisation des accès a été passé avec un groupement de 3 pôles de compétitivité de notre région : SAFE, SCS et Optitec. Ils doivent nous assister à établir le cahier des charges qui nous permettra de passer commande de nouvelles générations de portiques dès l’année prochaine ». Il devra, aux yeux du Président de région, répondre à trois caractéristiques : détecter à la fois la fraude (la présence d’un titre de transport valide) et les produits ou objets dangereux (de type explosif ou arme). Contrôler dans le flux mobile des voyageurs (c’est à dire en évitant les rétentions de passagers permettant de réduire le délai entre l’arrivée en gare et la montée dans le train). Mobiliser les équipes de contrôle et d’intervention de façon ciblée, sur les suspects repérés.
Le déploiement de portiques présenté ce vendredi s’inscrit dans un plan de sécurisation des gares plus large, avec trois autres dispositifs majeurs. La poursuite du déploiement de la vidéoprotection dans les gares et les TER ; 6 équipes mobiles d’intervention de 12 personnes. Caroline Pozmentier-Sportich se réjouit d’un tel dispositif : « Nous prenons nos responsabilités en matière de sécurité avec la mise en place de ce dispositif équitable et adapté aux problèmes du territoire ».
Michel CAIRE

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