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Grand Théâtre de Provence d’Aix - Gautier Capuçon : le violoncelle au pinceau fin

mercredi 14 mars 2018

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Gautier Capuçon joue comme l’on peint (Photo Gregory Batardon)

Légèreté, toucher impressionniste, Gautier Capuçon joue comme l’on peint. Son art tout en finesse évite surcharges et fadeurs, pour entrer au cœur des choses. Déjà son « Arpeggione » de Schubert enregistré avec le pianiste Frank Braley forçait l’admiration, comme chacun de ses enregistrements d’ailleurs, et sur scène c’est encore plus probant. Pour preuve cette soirée au Grand Théâtre de Provence (GTP) où, en compagnie de l’orchestre de chambre de Paris placé sous la direction d’Adrien Perrochon, il a donné un magnifique concerto n° 1 pour violoncelle de Haydn. En début de programme donc cette œuvre dont il maîtrise toutes les nuances, tandis qu’en guise d’introduction l’orchestre a proposé l’ouverture de « La scala di Seta » de Rossini. Soirée festive a-t-il rappelé ensuite avec un choix de morceaux très différents, bien connus des mélomanes et dont l’éclectisme n’avait d’égal que la joie de jouer des uns et des autres. Incontournable « Méditation de Thaïs » de Massenet, avec violoncelle et orchestre, « Cygne  » de Saint-Saëns, et d’autres dont on peut affirmer qu’ils constituent la base de ce qui se fait de plus connu au violoncelle. Un programme s’appuyant sur l’album « Intuition » enregistré par Gautier Capuçon avec cette même formation placée cette fois sous la direction de Douglas Boyd et où, apparaît le pianiste Jérôme Ducros. Notons la très belle version de la « Danse des elfes » de Popper, que Edgar Moreau joua aussi sur scène de manière magique avec le jeune pianiste Pierre-Yves Hodique. Bien entendu « Après un rêve » de Fauré vint enrichir le programme de Gautier Capuçon et suscita l’enthousiasme du public. Certes peu de surprises, voire pas du tout, et aucune prise de risques, mais au final un concert d’une grande tenue, et un spectacle habillé avec chaleur -Gautier Capuçon débordant d’expressivité dans son jeu, venant au micro présenter les morceaux de la deuxième partie-, comme s’il s’agissait d’une soirée entre amis de longue date.
Jean-Rémi BARLAND

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