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Journées de l’archéologie 2018 : Marseille a dévoilé les trésors de son Histoire

mardi 19 juin 2018

La 9° édition des Journées nationales de l’archéologie vient de se tenir les 15,16 et 17 juin à Marseille avec un riche programme dont un village d’archéologie au sein du Musée d’Histoire de la ville de Marseille à la fois au 1er étage et dans le Jardin des vestiges mais également dans le Vieux-Port avec le Gyptis, réplique navigante d’un bateau grec du VIe siècle.

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Village de l’archéologie (Photo M.B.)
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La tenue est de rigueur pour une balade au sein du Jardin des vestiges (Photo M.B.)

A l’entrée du Musée d’Histoire de Marseille au niveau du Centre Bourse, 2 stands mettent en lumière des fouilles récentes, liées à la mer, de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (Inrap)- principal organisateur de ces journées sous l’égide du ministère de la Culture- notamment celles de la rue Jean-François Leca

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Chantier de la rue Leca à Marseille (Photo M.B.)

Entretien avec L’archéologue Nicolas Weydert


A côté de ces fouilles, est présenté un chantier de l’Inrap à Miramas, celui de la RN596 qui recèle une énorme quantité de céramiques de la fin du 19e siècle. Véronique Abel, céramologue moderniste et contemporaine à l’Inrap parle d’une mise au jour de 40m3 de céramique soit près de 700 000 tessons...

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(Photo Philippe Maillé)

Parmi les sites ouverts au public lors de ces journées nationales de l’archéologie celui du Musée d’Histoire de la ville de Marseille. Fabrice Denise, son directeur se réjouit des bons chiffres de fréquentation et souligne la richesse du Musée en épaves antiques...

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(Photo M.B.)

Giulia Boetto, chercheuse CNRS au laboratoire Camille Jullian, est spécialiste des bateaux antiques. Depuis 2007, elle participe au chantier de fouilles de Zambratija, en Istrie-Croatie- du bateau cousu le plus ancien de la Méditerranée, puisqu’il est daté entre la fin du 12e siècle et le 10e siècle avant notre ère. En archéologie navale, elle décrit 4 types de bateau primitif : la pirogue monoxyle c’est à dire creusée dans un seul tronc d’arbre, le radeau, le bateau de peau ou d’écorce et souligne la multiplicité des techniques qui viennent souvent d’un même groupe, à Zambratija, les proto-Istriens. Ainsi cette épave présente un élément axial proche du bois creusé de la pirogue avec des planches assemblées au point de surjet sans retour. En revanche, l’épave de la Grèce archaïque de la place Jules Verne découverte en 1993 qui a servi à la reconstitution navigante du Gyptis n’a pas cet élément axial plus gros que le reste et ses planches sont liées au point de croix. D’autres épaves présentent une autre technique des tenons et mortaises, une technique des Phéniciens.
Giulia Boetto invite le public à découvrir ces bateaux antiques « comme nos avions modernes, aussi techniques » et se réjouit des reconstitutions comme celle du Gyptis et cela pour deux raisons : mieux connaître les gestes des artisans et leur navigation, sur quelles routes maritimes, avec quelle mode de propulsion : rame, pagaie, voile ? Déclare que la recherche en archéologie navale est une science en devenir avec des épaves laissées sur site pour des développements ultérieurs, « pour les générations futures ».

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

Diaporama M.B.

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