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La Bibliothèque de Mireille : "Foujita : lettres d’amour de Paris" de Kanoko Yuhara

dimanche 28 avril 2019

Voyager sur les traces de Foujita réserve de superbes surprises. Foujita : lettres d’amour de Paris, le livre de Kanoko Yuhara en est une aussi.


Comptant parmi les peintres les plus importants de sa génération, Foujita Tsuguharu (1886-1968) fut un artiste hors norme. Un homme entre la France et le Japon, et dont il est difficile, aujourd’hui encore, de cerner toutes les couleurs et les nuances. « Seule la force de l’art peut dépasser la barrière des nations et la différence des races du monde. Seulement elle peut pénétrer le cœur de l’homme », écrit Foujita. S’appuyant sur des documents et des témoignages parfois inédits, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur sa personnalité complexe, sur ses idées et son univers artistique, à la fois originaux et hybrides. Kanoko Yuhara, docteur ès lettres de l’Université Paris IV, enseignant le français à Tokyo et auteur de nombreuses biographies d’artistes, invite le lecteur à suivre l’itinéraire inouï du peintre Foujita, tel que lui-même l’a tracé au fil du temps.

Foujita : lettres d’amour de Paris, livre quelques bribes de la vie de Foujita, le plus Français des Japonais, peintre illustre, homme complexe et figure à part de l’art moderne. Un livre à découvrir en gardant en mémoire le trait de pinceau si caractéristique du Maître…

Mireille SANCHEZ

Extrait :
Après la destruction de la maison de Montfermeil, Foujita a d’abord séjourné chez Kawashima. Mais à la mi-octobre, il repart s’installer à la Cité Falguière, car pour être un peintre indépendant, il faut un atelier à soi. Et ce nouvel atelier lui offre les meilleures conditions à la fois pou r son travail (un plafond en partie en verrière pour favoriser une excellente luminosité, de nuit comme de jour) et pour son existence quotidienne (une cuisine et des toilettes communes, situées tout près).
Dans la journée, Foujita se consacre à son travail et le soir, il voit Kawashima pour lui demander son avis sur ses toiles, afin d’éviter l’autosatisfaction. Ces deniers mois, il croit avoir saisi l’essentiel de l’art. Voici ce qu’il écrit à Tomi :
"Il faut penser, réfléchir, s’instruire, (…) et se creuser la tête pour peindre. Je me creuse a tête en ce moment pour créer l’art le plus noble qui soit. Quand tu viendras ici et que tu verras ma peinture, qu’en diras-tu ? Tu admireras sa solennité, sa spiritualité et sa grandeur, j’en suis sûr. Je souhaite donner corps à la sincérité, à la noblesse, à la magnificence. C’est évidemment cet esprit-là qu’i ; faut insuffler à la peinture. Ce qu’il y a de noble dans la nature, ce qui est invisible aux yeux, doit être présent dans le tableau. Celui-ci n’acquiert sa valeur artistique que quand il représente la spiritualité, ce qu’on ne peut réaliser ni avec une machine, ni avec la main. Je m’efforce donc de faire apparaître la spiritualité. Pour la cerner, il faut sans cesse progresser intellectuellement." (30.11.1914).

"Foujita : lettres d’amour de Paris", de Kanoko Yuhara. Éditions L’Harmattan. 210 p. 22,50 €.

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