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La Bibliothèque de Mireille : "La part d’ange en nous" de Steven Pinker

dimanche 12 novembre 2017

"Un livre suprêmement important… une réussite magistrale", The New York Times. "Le meilleur livre que j’ai lu de toute ma vie", Bill Gates.
N’en déplaise aux pessimistes, alarmistes, grincheux de tous poils, l’humanité s’améliore et c’est tant mieux ! La part d’ange en nous, c’est l’épopée de l’humanité racontée par l’un des plus grands scientifiques mondiaux : Steven Pincker. Livre exceptionnel, thèse majeure, salué dans le monde entier.


« Un ouvrage hors du commun, qui nous éclaire sur les dangers des dogmatismes et nous évite de sombrer dans le syndrome du mauvais monde. » nous dit Matthieu Ricard, qui signe la préface du livre.
Aussi incroyable que cela paraisse, nous vivons l’époque la moins violente et la plus paisible de toute l’histoire de l’humanité. S’appuyant sur des milliers d’études, plus de trente années de recherches et des statistiques incontestables, l’auteur montre que, malgré le terrorisme, malgré les conflits contemporains, la violence n’a cessé de diminuer dans le monde au cours des siècles. Des premiers mythes aux grandes conquêtes planétaires, des Croisades à l’Inquisition, de l’esclavage aux conflits du XXe siècle, Steven Pinker revisite notre histoire. Il explore la nature humaine, nous entraînant, au fil d’un récit passionnant, dans la révolution humaniste qui a permis aux idées des Lumières de progresser. Il montre comment les échanges commerciaux, les organisations internationales et les récentes révolutions des droits (des minorités ethniques, des homosexuels, des femmes, des enfants et des animaux) nous ont conduits à privilégier « la part d’ange en nous », selon le mot d’Abraham Lincoln. Et à céder le pas aux motivations d’altruisme et de coopération inhérentes à notre nature.
« La part d’ange en nous », c’est une part de l’épopée de l’humanité racontée et expliquée par l’un des plus grands scientifiques mondiaux qu’est Steven Pinker, professeur de psychologie à l’Université Harvard et dont les recherches et les publications sur la cognition et la psychologie du langage sont unanimement reconnues. Preuves à l’appui, et s’appuyant sur une multitude de travaux, études et statistiques incontestables qui explore l’histoire de la violence depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, Steven Pinker démontre donc que nous vivons l’époque la moins violente de toute notre histoire. Une thèse qui a fait sensation aux États-Unis puis partout dans le monde où elle a déjà été traduite en dix-sept langues. Dans les années 1970, il y avait dans le monde 35 démocraties. En 1989, 52. En 2009, 87. Et aujourd’hui, 103. L’auteur montre que ce déclin général de la violence est dû à l’essor des démocraties, d’états stables, des libres échanges entre les sociétés, aux indéniables bienfaits de l’éducation et à l’influence accrue des femmes et de leurs rôles. Ainsi donc le (trop lent) processus de non violence est en œuvre. Et si pour autant, il est peu probable que la nature humaine profonde ait changé, et malgré des penchants pour la violence animés par nos démons intérieurs, selon Steven Pinker c’est notre évolution, notre "part d’ange" qui fait contrepoids à cette violence. En revanche, notre environnement matériel déterminerait quelle part prendrait le dessus.
Dans ce livre tout autant admirable qu’exceptionnel, Steven Pinker et Matthieu Ricard déconstruisent les mythes, explorant la nature humaine à travers la psychologie et suivant l’Histoire. En conclusion de cet ouvrage majeur, Steven Pinker mise sur nos capacités d’empathies et de raisons pour que « La part d’ange en nous » ne cesse de croître pour le bien de tous et donc de chacun. Un livre est à lire par tous, à faire lire à tous, puis comme une immense inspiration il faut s’en emparer pour développer altruisme et pleine conscience de cette "part d’ange en nous"…

Mireille SANCHEZ

Extrait :
Et pourtant, tandis que notre planète continuait à décrire ses orbites conformément aux lois immuables de la gravité, cette espèce est parvenue à des moyens permettant de faire baisser ces chiffres et d’offrir à une part toujours croissante de l’humanité la possibilité de vivre en paix et de mourir de cause naturelle. En dépit de tous les désordres qui persistent dans le monde, le déclin de la violence constitue un aboutissement que nous pouvons savourer, et une invitation à chérir les forces civilisatrices et éclairées qui l’ont rendu possible. (…)
De l’histoire à la psychologie.
Nous arrivons au terme des six chapitres qui ont documenté le déclin historique de la violence. Nous y avons vu, graphique après graphique, qu’en cette première décennie du nouveau millénaire nous nous trouvons au pied d’une pente reflétant le recours à la force au fil du temps. Malgré toute la violence qui demeure dans le monde, nous vivons une époque extraordinaire. Peut-être n’est-ce que la photo instantanée d’une baisse qui va encore se poursuivre vers une plus grande paix encore. Peut-être aussi avons-nous atteint un plancher en passe de devenir l’état normal des choses, où les baisses de violence les lus faciles à obtenir ont déjà eu lieu et où tout recul supplémentaire sera de plus en plus difficile à conquérir. Et peut-être n’est-ce qu’un heureux concours de circonstance qui ne va pas tarder à se défaire. Mais, indépendamment des extrapolations auxquelles on peut se livrer concernant l’avenir, le présent que nous vivons est le résultat d’un processus remarquable.
L’une des citations les plus célèbres de Martin Luther King est empruntée à un texte écrit en 1852 par le prêcheur américain unitarien abolitionniste Theodore Parker :
Je ne prétends pas comprendre l’univers moral ; l’arc en est long, hors de la portée de mes yeux. Je ne peux ni calculer sa courbe ni en compléter la forme à partir de l’observation ; je ne peux la devenir par ma conscience. Mais de ce que j’entrevois, je suis certain qu’il tend vers la justice.
Un siècle et demi plus tard, nos yeux constatent que l’arc s’est tendu vers la justice de différentes manières que Parker n’aurait pas pu imaginer. Je ne prétends pas non plus comprendre l’univers moral ; pas plus que ne je ne puis le deviner par ma conscience. Mais (…) voyons jusqu’à quel point nous pouvons l’éclairer au moyen de la science.

"La part d’ange en nous", de Steven Pinker. Préface de Matthieu Ricard. Éditions Les Arènes. 1042 pages. 27 €.

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