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La galerie de portraits de la romancière Agnès Olive : Anne-Laure Lesage, le sport dans l’âme

mardi 17 mars 2015

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Anne-Laure Lesage (Photo D.R.)
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(Photo D.R.)

C’est une fille qui vient du Nord. Anne-Laure est née en Haute-Normandie, dans la jolie petite ville d’Harfleur, exactement à l’opposé de Marseille sur la carte de France. Son enfance, elle la passe avec ses parents sur les marchés de sa région… Sa mère vend, en Normandie et jusqu’en Angleterre, des produits naturels, des tisanes, des plantes, du miel, des trucs « bio », à l’époque c’était novateur, elle avait un camion-magasin dans lequel Anne-Laure se régale à jouer à la marchande. Très tôt elle s’habitue à rencontrer des gens, à parler facilement avec des inconnus… Inconsciemment sa maman lui transmet aussi le goût du bien-être, des soins pour la peau, pour le corps, une hygiène naturelle… Son père, très sportif, et qui joue au football, lui donne quant à lui le goût du sport. Anne-Laure fait beaucoup d’athlétisme et d’équitation. Il l’entraîne, l’emmène courir, faire du vélo, et partage avec sa fille sa passion pour le sport en général, pour l’effort, l’esprit de compétition, une certaine idée de la performance, du challenge. Mais elle est encore petite quand il tombe gravement malade : « Du coup, j’étais responsable très tôt, j’avais la tête sur les épaules et j’étais très libre de faire ce que je voulais, mes parents m’ont toujours fait totalement confiance » .
À seize ans elle passe son Bafa pour être animatrice, elle aime déjà encadrer les enfants, s’occuper des autres, transmettre quelque chose… Elle décide alors de faire des études dans le sport, dans le kayak plus précisément, sport très dur mais qu’elle adore : « J’étais la seule fille ! » Elle fait donc Sport-Études et obtient son Brevet d’État de kayak à vingt-et-un ans. Ensuite Anne-Laure qui a des rêves de voyage, passe un casting avec Touristra (un genre Club Med), puis suit une formation et obtient un diplôme qui lui permet de travailler en villages-vacances : « J’ai alors quitté définitivement le cocon familial. Je suis partie comme animatrice en villages à la montagne, un an après j’étais responsable d’animation ». Risoul, la Crète, l’Andalousie, Anne-Laure en profite pour bouger et voyager pendant trois ans avant de rentrer s’installer à Paris où son père est hospitalisé. Elle est alors serveuse au bar de glace du Kube Hôtel, et c’est là qu’elle rencontre des clients propriétaires d’un bar de surfeurs à Hossegor qui lui proposent de l’embaucher là-bas. Hossegor ? Elle qui adore le surf ... C’est oui.
Elle va faire une rencontre importante : un surfeur à Hossegor… qui est en fait un nageur professionnel du Cercle des Nageurs de Marseille… et c’est au moment même où elle perd son papa. Anne-Laure se cherche encore et retourne à Paris où elle travaille un temps comme serveuse pour Jean-Roch dans une boîte de nuit sur les Champs-Élysées : « J’apprends à avoir toujours le sourire et je reste dans une vie saine, je travaille la nuit, la journée je cours au Parc Monceau. Pour moi la course est clairement une thérapie. Le footing m’a toujours sauvé ». Mais elle hésite toujours… Que faire ? Quand son « nageur » lui propose de venir vivre avec lui à Marseille, il revient des JO de Pékin, des médailles dans les yeux… Ils ne se promettent rien mais veulent essayer quelque chose ensemble. Sauf que le champion n’a qu’un amour, c’est la natation et le couple se sépare rapidement. Et voilà la petite normande seule à Marseille où elle ne connaît presque personne… Ne se laissant jamais abattre, elle décide de rester dans cette ville où elle a commencé en formule accélérée un Brevet d’État des métiers de la forme, et en même temps est en stage au Set Squash à Marseille où elle fait du coaching pour sa formation. C’est pendant cette période qu’elle trouve exactement ce qu’elle veut faire, c’est décidé : elle sera coach sportif à domicile. Elle ne veut pas travailler dans une salle de sport, elle préfère être à son compte et se lance immédiatement même si elle ne connaît pas grand monde… Du coup elle commence… dans les boîtes aux lettres. « N’ayant pas beaucoup d’argent, je faisais mes flyers moi-même… Quand j’y pense, ils étaient pourris mais moi je les aimais bien », s’amuse-t-elle aujourd’hui. Et ça va payer, car elle dépose ses flyers dans les golfs de la région et trouve au golf de Nans-les-Pins sa toute première cliente auprès de la personne qui tient le Pro Shop. Elle anime aussi des blogs et magazines marseillais sur le sport qui la font connaître, mais c’est surtout le bouche-à-oreille qui démarre très vite et qui fonctionne… Il faut dire qu’Anne-Laure excelle dans ce métier qu’elle fait avec son cœur, alors tout conspire à ce qu’elle réussisse. Même le hasard… Au Set Squash elle est repérée par le journaliste Nicolas Luiset qui la choisit pour un reportage sur TF1, au Journal de 13 heures, sur la thématique « Belle avant l’été ». Quelque temps plus tard c’est pour le Journal de 13 heures de France 2 qu’on la filme sur les bienfaits du footing et des activités cardio-vasculaires. Résultat : aujourd’hui, à seulement trente-deux ans, son carnet de rendez-vous est toujours plein.
Elle se dit préparatrice physique et mentale. « Je ne prends pas bêtement quelqu’un pour l’emmener dans un parc faire des exercices, je prends la personne dans son ensemble, avec son histoire, sa vie, la partie psychologique est la plus importante, le mieux-être c’est dans le corps et surtout c’est dans la tête, explique-t-elle, je fais du coaching dans la globalité pour que la personne soit plus en forme physiquement mais moralement aussi et je fais du sur-mesure. Je travaille sur les angoisses des gens, leurs blocages, leurs blessures, tout est imprimé dans le corps, je leur apprends à respirer, à marcher, à courir, à lâcher prise, et même à sourire ». Ensuite Anne-Laure a fait une formation de massage, a obtenu un certificat et depuis masse dans un cabinet d’ostéopathie sur la Corniche, aujourd’hui elle masse même à domicile les nageurs du CNM qui sont des copains. Infatigable, elle attaque le mois prochain des études de nutrition. Et Marseille dans tout ça ? Elle conclut : « Au début je n’aimais pas trop les Marseillais, on m’avait cassé ma voiture immatriculée 76… Je les trouvais sans aucune éducation, ni civisme, un peu frimeurs et très faux-jetons, ce n’est pas du tout la mentalité des gens du Nord, mais finalement, avec le temps, j’ai compris que tout ça, ce n’était qu’un jeu ! Quant à Marseille… j’en suis tombée amoureuse… Cette lumière... c’est de l’énergie ! Partir d’ici ? Pas question ! Je suis trop bien ou alors seulement pour Biarritz et le surf ».
Agnès Olive

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