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Le trois-mâts Belem fait escale à Marseille jusqu’à lundi

samedi 1er septembre 2018

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Arrivée du Belem à Marseille (Photo Robert Poulain)
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Le Belem amarré au Quai de la Fraternité du Vieux-Port (Photo Robert Poulain)

Amarré Quai de Fraternité, à proximité de l’Ombrière du Vieux-Port de Marseille, le « fameux trois-mâts » affiche fièrement sa silhouette qui a traversé quelque trois siècles. C’est en fin d’après-midi, ce vendredi, que le Belem a trouvé son port d’attache pour 2 jours offrant sa belle histoire à travers ses mâts qui culminent, ses voiles... Il sera ouvert au public les samedi 1er et dimanche 2 septembre, de 10h à 17h30. Plus de 2 000 personnes sont déjà inscrites pour sa visite.

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Christelle Hug de Larauze (Photo Mireille Bianciotto)

Le Belem, qui a démarré son aventure en allant chercher des fèves de cacao au Brésil appartient à la Fondation Belem. Sa déléguée générale, Christelle Hug de Larauze, rappelle sa mission d’intérêt général : faire découvrir le bateau à quai et la navigation au plus grand nombre. Mission accomplie puisque le trois-mâts reçoit 30 000 personnes en visite publique et 2 000 en navigation...

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Aymeric Gibet, commandant du Bellem (Photo Mireille Bianciotto)

Aymeric Gibet est le commandant de ce bateau-école. Confirme que le trois mâts a été le premier à être classé par la France comme monument maritime historique. Se félicite que le Belem navigue et ne soit pas amarré à quai comme un musée. Il précise que la navigation s’effectue « à l’ancienne le plus possible » mais possède également « une salle des machines et tous les appareils modernes de navigation ». Tous les critères pour embarquer à bord en toute sécurité 48 stagiaires et 16 membres d’équipage (5 officiers et 11 matelots). Le commandant se réjouit d’avoir ainsi « la chance » d’expliquer son métier. Évoque, entre autres, les questions que lui posent les visiteurs, sur le bateau, sa navigation. Signale qu’une visite peut déboucher sur un stage. Ne prend pas à bord des passagers mais des stagiaires-matelots qui prennent le quart, barrent, s’occupent des voiles à partir du pont mais seuls les matelots professionnels montent aux mâts...

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Jean Montagnac tient bon la barre (Photo Mireille Bianciotto)

Jean Montagnac, vice-président de la métropole Aix-Marseille Provence, président du Conseil de territoire Marseille Provence et maire de Carry-le-Rouet souligne l’importance de recevoir à Marseille, le Belem. Navire qui, malgré son âge est néanmoins équipé de caisses réservoirs d’eaux usées, pour lutter contre la pollution. L’occasion pour l’élu d’évoquer les ports du territoire, « des ports propres en augmentation ». Et revient à la fois sur la gestion des places du Vieux-Port « des DSP renouvelées mais sans grand changement » mais également sur le manque de places...

Le Belem appareillera lundi matin pour Monaco, sa prochain étape en Méditerranée.
Même si vous avez raté cette visite, rassurez-vous, il est question que le Belem passe un hiver entier à Marseille, il y a des discussions en ce sens, aboutiront-elles ?
Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

Le Belem, un monument historique


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(Photo Robert Poulain)


Le Belem a traversé trois siècles d’histoire maritime : d’abord comme navire de commerce, puis comme yacht de plaisance britannique, avant de devenir navire-école italien puis français depuis près de 30 ans. C’est l’un des plus anciens grands voiliers naviguant au monde et l’un des tout premiers à avoir été classé monument historique en France (1984). D’une longueur de 51 mètres, le trois-mâts (le plus haut mât culmine à 34 mètres) embarque 1 200 m² de voilure (22 voiles et 250 poulies). Seul survivant des grands voiliers du XIXe siècle, il multiplie les escales dans les ports pour y accueillir le public. Il représente la France et ses traditions maritimes lors des rassemblements de grands voiliers et à l’occasion d’événements à l’étranger (Odyssée 2002 - Brésil et Antilles, Québec 2008, Jubilé de la reine d’Angleterre ou encore Jeux Olympiques de Londres en 2012).
Une école de la mer
En 1980, la Fondation Belem fait en sorte que le Belem reprenne la mer et décide d’en faire un navire-école civil, ouvert au grand public. Le navire est aujourd’hui doté d’un équipage de 16 marins professionnels, issus de la marine marchande, choisis en fonction de leur aptitude à assurer la conduite du navire mais aussi de leur goût pour le contact et la pédagogie, car le Belem est aujourd’hui avant tout un lieu de transmission de savoirs. Il peut accueillir une quarantaine stagiaires par saison. En 30 ans, le navire a embarqué 35 000 navigants. Le Belem est habilité par les autorités maritimes à naviguer en Atlantique Est, Manche, Mer du Nord et Méditerranée. Il peut sur dérogation, effectuer des voyages plus lointains, transatlantiques par exemple.
Il participe enfin régulièrement aux rassemblements de grands voiliers : il y figure en tant qu’exceptionnel témoin de l’histoire maritime.

Diaporama Mireille Bianciotto

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