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Le Coin Lecture de Régine : "Pleure pas nostalgie" de Didier Barbelivien

samedi 19 octobre 2019

Dans "Pleure pas nostalgie" Didier Barbelivien revient sur ses amis, ses amours, ses emmerdes… Une biographie sous forme d’hommages, d’Aznavour à Gérard Depardieu en passant par Nicolas Sarkozy ou Claude Lelouch. L’auteur aux tubes indémodables rythme son livre sur un tempo de rencontres et de confidences.


J’ai voulu tout dire comme un observateur, un témoin, un ami, un acteur de ce que j’ai vécu aux côtés des artistes. Les artistes incarnent à eux seuls un condensé de la vie humaine, c’est pour ça que nous les aimons. Certes il y a des sourires de façade et des visages refaits, mais aussi de vrais sentiments, des chagrins et des cœurs brisés. Didier Barbelivien

Trente ans de passion, de rencontres, d’amitiés… Didier Barbelivien, l’un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus populaires de notre chanson française, se livre à travers une inattendue galerie de souvenirs, d’anecdotes et de portraits intimes. Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Gérard Depardieu, Julio Iglesias, Claude François, Julien Clerc, Eric Charden, Michel Delpech, Gilbert Bécaud, Michel Sardou, mais aussi Nicolas Sarkozy, Léo Ferré, Claude Lelouch, Coluche, Barbara ou Christophe : autant d’artistes qui ont croisé sa route et avec lesquels il a partagé l’amour des mots, de la musique, et de la vie.

La destinée d’un homme tient souvent du hasard, celle de Didier Barbelivien tient surtout à la force de ses convictions, à sa passion des mots mis en musique. De cette certitude naquit son talent, sa facilité à faire parfaitement coller les paroles d’une chanson à un artiste. Plutôt que de dérouler sa vie chronologiquement, c’est à travers celle de ses amis que Didier Barbelivien se confit au lecteur. En France dit-on, tout se termine par une chanson et surtout un bon repas, l’auteur compositeur mais aussi interprète en est un parfait exemple ! Des tablées généreuses partagées avec Claude Lelouch, Julio Iglesias, Léo Ferré ou Nicolas Sarkozy, des fêtes tropéziennes sous le parrainage d’Eddy Barclay, des menus diététiques façon Gérard Depardieu… Pour Didier Barbelivien, chaque rencontre est l’occasion d’une nouvelle aventure, quelle soit humaine ou artistique. Cet artiste nous invite à partager un petit bout de son intimité et de celles de ses amis pour mieux se confier, l’air de rien !

Régine ZOHAR

"Pleure pas nostalgie", de Didier Barbelivien. Éditions Albin Michel. 272 p. 19,90 €.

Extrait :
C’est en écrivant pour eux que j’ai appris à les connaître.
C’est en les connaissant mieux que j’ai appris à les aimer.
C’est en les aimant que j’ai appris à les comprendre.
Je vous le dis d’emblée, comme Jean Gabin évoquant les acteurs d’autrefois avec ses formules à lui : « C’est chouette les acteurs, c’est bath les acteurs. » J’aime les artistes, qu’ils soient acteurs, chanteurs, auteurs, clowns, musiciens, jongleurs, acrobates, peintres, sculpteurs, comédiens, sans oublier les femmes qui, dans toutes ces disciplines, ont depuis longtemps apporté leur part de talent ou de génie. Artistes, ni féminins ni masculins, nous n’avons pas de genre, nous sommes « transgenres » pour plaire à ce siècle nouveau, nous sommes en marge, nous sommes ailleurs. Nous l’avons toujours été, autrefois on nous enterrait la nuit pour ne pas déranger le bourgeois, pour ne pas donner trop de publicité à notre existence. Artiste, dites-vous ? Pourquoi pas un pestiféré pendant que vous y êtes ?
Ce sont ces hommes et ces femmes faits de chair et de sang dont je vais vous parler, tous ceux et celles que j’ai pu croiser au gré des rencontres, qui ont du talent dans la voix ou du vent dans la tête. Ceux et celles qui ont un jour eu faim et froid, et que l’on regarde sur le papier glacé des magazines avec admiration et envie quelquefois. Celles et ceux qui ont tremblé derrière un rideau de velours rouge, mais moins que leurs propres jambes au moment d’entrer en scène. Celles qui ont brûlé leur premier roman, ceux qui ont déchiré leur première toile, celles qui ont triché sur leur âge, ou leur passé, ceux dont l’orgueil asséchait les pleurs, celles qui ont écrit ou travaillé dans l’ombre, celles et ceux qui sont venus de loin, qui ont changé leur nom, ravalé leur accent, renié leurs origines, juste pour voir briller un soir leur nom d’emprunt en haut de l’affiche. Leur nom d’artiste comme on dit. Il n’y a sans doute rien de plus important que ce nom d’artiste qu’ils ont murmuré en cachette pendant des jours et des nuits, avant qu’il ne s’impose comme une évidence. Et puis après tout, c’est peut-être leur véritable patronyme, allez savoir…

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