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Les députés LREM Mohamed Laqhila et François-Michel Lambert d’accord pour ne pas être d’accord

mardi 23 janvier 2018

Mohamed Laqhila et François-Michel Lambert, tous deux députés de la majorité, viennent de tenir une conférence de presse lors de laquelle ils sont revenus sur leur action depuis leur élection et les grands dossiers nationaux et territoriaux au rang desquels la métropole Aix-Marseille-Provence. Un sujet sur lequel ils font entendre leur différence, François-Michel Lambert étant très critique à l’encontre de Jean-Claude Gaudin dont il a une nouvelle fois demandé le départ de la présidence de l’institution, alors que pour Mohamed Laqhila : « Jean-Claude Gaudin a toutes les difficultés pour obtenir une majorité ». Tous deux se retrouvent pour indiquer qu’ils feront tout pour servir au rassemblement le plus large possible pour ce territoire qu’ils qualifient de « diamant brut ». Tous deux considèrent que la Loi électorale va être modifié en 2018 conduisant à la disparition du département, Mohamed Laqhila jugeant qu’un regroupement doit se faire avec la métropole contrairement à Michel-François Lambert pour lequel la partie arlésienne du département des Bouches-du-Rhône doit rejoindre Avignon (84) et Nîmes (30) dans un nouvel ensemble. Et, ils sont d’accord sur le fait que l’élection des élus métropolitains devrait se faire au suffrage direct.

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Les députés LREM Mohamed Laqhila et François-Michel Lambert (Photo Robert Poulain)

« L’humanisme comme projet de société »

Mohamed Laqhila lance, en avant-propos : « Emmanuel Macron inspire confiance à nos concitoyens mais aussi dans le concert mondial ». Considère : « Nous avons dans la majorité un socle commun : l’humanisme comme projet de société » tout en soulignant : « La France a une faiblesse : son jacobinisme ». En ce qui concerne la métropole, il avance : « Je reste persuadé que des solutions adaptées seront trouvées. Mais, pour cela, il faut qu’ils arrêtent de s’opposer, de s’insulter, pour travailler en commun. Je ferais mon possible pour qu’il en aille ainsi. Je vais ainsi rencontrer le président de la métropole ». Il se prononce en faveur d’une réduction du nombre de communes. « Nous sommes le seul pays européen à en compter autant. Si on passait de 36 000 à 6000 nous ferions 25 milliards d’euros d’économie »
François-Michel Lambert rappelle être député de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône « un espace oublié de la métropole qui compte 130 000 habitants », assène-t-il. Il rappelle :« J’étais, avec François Bernardini, l’élu hors Marseille à soutenir la création de la métropole. Nous devons la réussir. C’est pour cela que, dès fin juin j’ai demandé à Jean-Claude Gaudin de passer la main. Car, le problème ce n’est pas l’outil métropole mais celui qui ne sait pas s’en servir. D’autant qu’il ne veut pas développer le territoire mais seulement préserver son système ». Il ajoute : « En 2020 le mode électoral doit changer car, comment comprendre que Gardanne, une commune de 21 000 habitants compte comme Saint-Antonin sur Bayon et ses 135 habitants ».

« Il n’y a pas de majorité de projet sur ce territoire »

François-Michel Lambert poursuit son analyse : « Puis, il n’y a pas de majorité de projet sur ce territoire. Ainsi, sur un dossier aussi important que la privatisation de l’aéroport Marseille Provence, j’ai entendu la CCI Marseille-Provence, l’UPE 13, je commence à peine à entendre la métropole contrairement à Bordeaux où la classe politique est unie pour que l’aéroport reste sous le contrôle du territoire ». Mohamed Laqhila indique pour sa part : « J’ai demandé un audit des aéroports français par la Cour des Comptes. A partir de ce document, je m’exprimerais en faveur ou pas de la privatisation. La seule question importante étant le développement de ce dernier ».
Enfin Mohamed Laqhila est revenu sur son action de parlementaire en matière de droit à l’erreur et de simplification administrative. « Il s’agit d’une part de produire des règles simples et stables et, d’autre part d’avoir des contrôles des pouvoirs publics qui ne s’inscrivent plus dans une logique de sanction mais d’orientation. Le contrôlé de bonne foi pourra faire valoir son droit à l’erreur. L’administration sera là d’abord pour conseiller avant de sanctionner ». « J’ai souhaité, précise-t-il, intégrer le groupe de travail sur ce sujet et m’occuper plus particulièrement des relations avec les TPE/PME et les administrations. A ce titre j’ai auditionné de nombreux représentants des entreprises et beaucoup de solutions concrètes m’ont été apportées. Ce travail a permis d’alimenter les parlementaires et, les propositions qui en découlent sont les premières pierres de la loi qui va être examinée et votée au début de cette année ».
Michel CAIRE

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