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Libye, Syrie, migrants, radicalisation, jeunesse, COP22... dense sommet du 5+5 à Marseille

samedi 29 octobre 2016

La Villa Méditerranée à Marseille vient d’accueillir la 13e réunion du dialogue 5+5, cercle informel regroupant les pays des rives Nord et Sud de la Méditerranée. Instauré en 1990 à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères, il regroupe l’Espagne, la France, l’Italie, Malte, le Portugal, l’Algérie, la Libye, la Mauritanie et la Tunisie. Deux co-présidents choisis pour une période de 2 ans organisent les travaux, il s’agit pour la rive Sud du Maroc, qui au terme de cette rencontre va céder sa place à l’Algérie et pour la rive Nord, la France, qui restera en place jusqu’en 2017.

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Le sommet du dialogue du 5+5 à la Villa Méditerranée a réuni les ministres des Affaires Etrangères algérien, espagnol, français, italien, libyen, maltais, mauritanien, portugais et tunisien (Photo Robert Poulain)
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La réunion du dialogue du 5+5 avait pour objectif d’évoquer les crises régionales et la lutte contre le terrorisme et la radicalisation (Photo Robert Poulain)
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Les coprésidents du 5+5 Jean-Marc Ayrault (France) et Salaheddine Mezouar (Maroc) (Photo Robert Poulain)

Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires Étrangères et du développement international français a remercié Salaheddine Mezouar, son homologue marocain pour avoir accepté que cette réunion se tienne à Marseille « cette grande métropole française et méditerranéenne dont la population est représentative de la mixité de nos pays ». « Notre réunion, rappelle-t-il, avait pour objectif d’évoquer les crises régionales et la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous avons fait le point sur les différentes crises régionales et en particulier les crises libyenne et syrienne, l’Irak, le Sahel ». Soulignant à ce propos le soutien au processus du gouvernement d’entente nationale de Libye de Fayez el-Sarraj.Tout en considérant : « Bien sûr, il reste tout à faire et nous avons entendu la proposition tunisienne de tenir un sommet à Tunis sur la Libye ». Au cours de cette réunion, les discussions ont également porté, « sur la crise migratoire, notamment la lutte contre les passeurs, la sauvegarde des gens en mer et sur la question du développement ». Pour Salaheddine Mezouar : « Il faut effectivement marteler que le Conseil est la seule instance représentative en Libye, que le militaire ne peut être qu’en dessous et sous les ordres du politique. Nous allons donc continuer à soutenir l’organe de transition. Ce sont les Libyens eux-mêmes, avec le soutien international qui feront la réussite de la transition démocratique ». Il tient alors à exprimer toute l’importance qu’il accorde au 5+5 : « c’est un cadre extrêmement utile qui donne une grande liberté d’actions, de propos, qui n’existe pas dans d’autres structures ». Jean-Marc Ayrault en vient à la Syrie : « Nous voyons bien que l’engrenage dans lequel est parti le conflit produit d’avantage d’horreurs. il faut stopper les bombardements car il n’y a pas d’issue militaire au conflit. Il faut construire la paix. » Les attentes de la jeunesse en matière de mobilité, de formation et d’emploi ont été évoquées par les ministres à l’occasion d’une rencontre avec des jeunes des pays du 5+5 et les chefs de réseaux nationaux de la Fondation Anna Lindh. « Nous avons trouvé un point de convergence avec la jeunesse, c’est la mobilité. C’est une question clé à partir de laquelle se produit la rencontre. Les pays du 5+5 doivent faciliter la mobilité. car l’ignorance, la peur, le déni de l’Autre sont les principaux dangers auxquels nous sommes confrontés car, ils ouvrent la porte à la radicalisation ». Puis Salaheddine Mezouar d’en venir à la Cop 22 : « La Cop 21 a été un succès car c’est celle de la décision, Marrakech ne peut que poursuivre sur cette voie. Cette COP doit être celle du passage à l’action, c’est tout le travail que nous avons mené en partenariat avec la France. Dès le 4 novembre l’accord de Paris doit entrer en vigueur sachant que 70 pays représentant 55% des rejets de CO² l’ont signé. Marrakech signifiera aussi l’entrée en jeu des acteurs non étatiques. Enfin, il sera question d’argent, la feuille de route évoque une somme de 100 milliards pour lancer le processus mais on parle de 3 000 milliards pour lutter contre le réchauffement climatique ».
Michel CAIRE

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