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MPM : Première visite de Guy Teissier au Centre de supervision des réseaux de la RTM à Marseille

mercredi 23 juillet 2014

« Je viens de découvrir un bel outil rassurant pour les agents comme pour les clients », juge Guy Teissier, président de Marseille Provence Métropole MPM (autorité organisatrice des transports), en sortant de sa visite du Centre de supervision des réseaux (CSR) de la RTM implanté à la Rose (13e). Il était accompagné de Robert Assante, vice-président de MPM, en charge des transports, Maxime Tommasini, le président de la RTM et du directeur de la Régie, Pierre Reboud.

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Première visite du président de MPM, Guy teissier, au Centre de supervision des résaux de la RTM (Photo Philippe Maillé)
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La salle de contrôle du Centre de supervision des réseaux de la RTM (Photo Philippe Maillé)
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(Photo Philippe Maillé)

Centre névralgique de la RTM, le CSR est doté d’une salle de contrôle au sein de laquelle l’on retrouve un dispositif de suivi des rames de métro entièrement informatisé ; un mur d’images principal, tableau de commande optique qui permet à tous les opérateurs de visualiser instantanément la position des rames et les murs d’images secondaires dédiés à la vidéo-protection dans ses différents domaines.
Guy Teissier explique pour l’occasion que son credo, concernant les transports en commun sera : sécurité, ponctualité, confort : « C’est ainsi que l’on donnera aux chalands envie d’utiliser les transports en commun ».
La nécessité en 2010 de procéder à la relocalisation du Poste de Commande Centralisé Métro, lors du renouvellement de l’ensemble des systèmes d’exploitation du métro, a été l’occasion pour la RTM de repenser le dispositif de surveillance des réseaux dans son ensemble. Ce site regroupe trois entités d’importance : le PC métro, le PC sûreté, l’information traverse des réseaux. Véritable tour de contrôle de la RTM, le centre est en activité 24 heures sur 24 et, 365 jours par an. Il est, par ailleurs, en liaison directe avec tous les autres centres et organes qui concourent au bon fonctionnement de l’entreprise sur ses 3 modes et à l’exercice de sa mission de service public : le PC tramway, les permanences locales et centres de pilotage des lignes des quatre centres bus, les services techniques ainsi que tous les centres opérationnels des services de secours, d’intervention, de régulation et de gestion des crises (Police nationale et municipale, PC circulation MPM, Préfecture...).
Le maître mot, ici, est sécurité, fondamental lorsque l’on sait que, pour le seul métro, on compte 300 000 trajets/ jour. Pour cela le Centre permet une supervision pratiquement entièrement informatisée : vidéosurveillance, tableau de contrôle optique du réseau rétro-projeté à partir du système informatique, gestion de toutes les installations au travers de postes informatiques banalisés avec une attribution des fonctions aux différents opérateurs en fonction de la mission qui leur est attribuée.
Un problème sur les lignes du métro ? L’électricité est coupée. Des caméras permettent une surveillance, elles permettent de gérer les flux lors de grandes manifestations, comme lors du dernier 14 juillet. Alors que la visite du président de MPM se déroule, comme un exemple de l’efficacité du système, un agent appelle le centre, une personne a eu un malaise dans une station, immédiatement les pompiers sont informés, interviennent. De même, lorsque des travaux, un incident, entraînent des retards, une information est immédiatement adressé aux sites, médias, aux abonnés.

« Le nombre d’agressions dont sont victimes nos clients a chuté de 55% »

Les bus sont géolocalisés et disposent d’un système d’appel à trois niveaux : normal, d’urgence et de détresse, dans ce dernier cas, ce qui se passe à l’intérieur du bus est entendu par le centre ce qui permet de décider du type d’intervention nécessaire, de plus les bus sont équipés de vidéo, les images étant utilisées dans le cadre des enquêtes. Pierre Reboud,précise à ce propos : « Avec ce dispositif les faits d’insécurité ont diminué de 35% en 4 ans. Et le nombre d’agressions dont sont victimes nos clients a chuté de 55% ».
Étienne Sesmat, le directeur de la sûreté de la RTM d’expliquer : « Nous disposons de 3 800 caméras sur le réseau dont 940 envoient des images en temps réel, les autres en temps différé. Lorsqu’un incident se produit nous allons chercher les enregistrements. Ainsi 2 300 enregistrements ont été utilisés l’an dernier ». « Sur les 328 enquêtes, poursuit-il, où la police a fait appel à nos vidéos, 65%, un taux exceptionnel, ont été élucidées ». Aujourd’hui, le taux de sécurité qu’offre la RTM « est à un très bon niveau au plan national ».
Pierre Reboud, rappelle, au terme de la visite : « Nous offrons depuis plusieurs années un ensemble de prestations à nos clients afin de rendre plus efficace, confortable et sûr les transports ».
Cet outil montre trois points forts, selon Maxime Tommasini : « Premièrement la régulation des trafics, nous l’avons montré tout au long de 2013 et dernièrement, le 14 juillet ; deuxièmement la sûreté des personnes et des biens et enfin, l’an dernier nous avons eu 750 interventions non programmées, avec chaque fois une information immédiate en direction des médias, de nos abonnés. Tout cela est le signe de l’expertise de la RTM, ce qui nous permet de voir arriver la métropole avec une grande sérénité ».
Robert Assante de regretter : « Les marseillais ne sont pas conscients de tous les efforts accomplis par la RTM et de toutes les compétences dont elle dispose pour sécuriser les transports ».
Michel CAIRE

Pas de nouvelles stations de métro à attendre

Dans le cadre de la visite du CSR, Guy Teissier de prévenir que ce n’est pas sous sa mandature que seront réalisés de nouveaux kilomètres de métro. « Les finances ne nous le permettent pas d’autant que nous allons devoir dépenser 500 millions d’euros pour une rénovation complète des rames », précise-t-il. « Il faut savoir, explique-t-il, que le prolongement jusqu’à l’Hôpital Nord coûterait entre 800 millions et 1 milliard d’euros. En revanche, nous poursuivrons les études. Il est clair qu’il faudra un métro dans la Vallée de l’Huveaune, c’est une nécessité pour réduire la circulation automobile et, avec elle, la pollution. De plus des études de rentabilité démontrent que ce serait la seule ligne bénéficiaire ».
Concernant les navettes maritimes, il déclare : « Je suis très favorable à ce mode de transport. Mieux, je pense qu’au-delà de la Pointe Rouge, les navettes devraient aller jusqu’aux Goudes. En ce qui concerne l’Estaque les restaurateurs nous font savoir à quel point les navettes représentent un plus pour eux. Mais si nous n’avons pas vocation à gagner de l’argent en matière de transports nous n’avons pas non plus vocation à en perdre. Il va nous falloir voir comment réduire les coûts. De même, je souhaite que les salariés continuent à bénéficier d’un tarif abonnement, s’ils sont abonnés à l’année. Pour les autres clients, en revanche, nous devrons augmenter le prix du billet l’année prochaine ».
M.C

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