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Marche Blanche : "Huit morts c’est trop pour la conscience de Marseille"

dimanche 11 novembre 2018

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A Marseille, plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche blanche en hommage aux huit victimes de l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne (Photo Robert Poulain)
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La gravité se lit sur les visages (Photo Robert Poulain)
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Des fleurs sont déposées à proximité du drame (Photo Robert Poulain)

Recueillement et colère se conjuguaient à Marseille lors d’une marche blanche qui a rassemblé quelque 10 000 personnes qui ont déambulé dans un silence interrompu seulement par des applaudissements. Comme un symbole de l’urgence de la situation, un balcon s’est effondré boulevard Garibaldi. Une Marche Blanche organisée à l’appel d’un collectif : Un centre ville pour tous, FAP, AMPIL, Emmaüs...

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Fathi Bouaroua, aujourd’hui co-président de la communauté Emmaüs Pointe Rouge (Photo Mireille Bianciotto)

Rue Estelle, Fathi Bouaroua, aujourd’hui co-président de la communauté Emmaüs Pointe Rouge mais hier, auteur de nombreux rapports du mal-logement régionaux au titre de la Fondation Abbé Pierre, accuse. « Il est important de faire en sorte que ce qui s’est passé ne puisse plus se passer », lance-t-il. Et, pour ce faire considère qu’il faut obliger les pouvoirs publics. Selon lui, les responsables sont multiples : « La Ville, le première responsable et, depuis cinquante ans. Il n’y a pas que Gaudin, il y a Defferre et Vigouroux qui sont responsables. Et, à ce titre, Defferre a une responsabilité importante avec sa politique de reconquête du centre-ville par le pourrissement ». Le deuxième responsable c’est l’État, avance-t-il : « Car il est le garant de la question du logement » et de citer aussi les collectivités : « le conseil départemental qui est en charge du plan départemental du logement des plus démunis... ». Et espère que ce drame ne sera pas utilisé : « pour vider le centre-ville des plus pauvres ».

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La photo d’un jeune-homme est brandi, il s’agit d’une des victimes, il avait 26 ans. (Photo Mireille Bianciotto)

En tête du cortège, de nombreux Sénégalais. La photo d’un jeune-homme est brandi, il s’agit d’une des victimes, il avait 26 ans. L’un d’entre-eux parle de celui « qui est parti ». Dénonce « des marchands de sommeil qui exploitent les plus démunis. Et cela fait trente que cela dure... ».

En queue de cortège et avec l’un des rares drapeaux de la marche, Raymond Negrel, Secrétaire régional de Médecins du monde témoigne des atteintes à la santé de l’habitat indigne : Il met en avant : « toute la souffrance psychique liée à l’habitat indigne et précaire ».

Peu de temps auparavant, en fin de matinée, le vice‐amiral Charles‐Henri Garié, commandant le bataillon de marins‐pompiers de Marseille, avait annoncé que «  les opérations de secours et de recherche rue d’Aubagne sont désormais terminées. En accord avec le Procureur de la République, nous avons la certitude qu’il n’y a, heureusement, plus aucune victime. Le Bataillon de marins‐pompiers de Marseille reste sur place, mobilisé pour assurer la sécurité des lieux et aider la population ».
Depuis lundi, les Marseillais ont peur de leurs habitations. La mairie annonce avoir reçu 130 signalements de bâtiments présentant des risques et 21 arrêtés de péril ont été signés en moins d’une semaine.
Mireille BIANCIOTTO

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