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Marseille - Congrès des régions de France : le discours "plein de franchise et d’amitié" d’Édouard Philippe

vendredi 28 septembre 2018

Le Premier ministre, Édouard Philippe est revenu lors de son intervention devant le Congrès des régions de France sur les griefs des trois associations d’élus territoriaux : l’Association des maires de France (AMF), l’Association des départements de France et celle des Régions de France, qui avaient lancé la veille l’Appel de Marseille.

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Intervention du Premier ministre Edouard Philippe lors du Congrés des régions à Marseille (Photo Robert Poulain)

La première demande concerne la participation équitable de l’État aux côtés des collectivités locales au redressement des comptes publics. Le Premier ministre note : « Vous écrivez que d’ici 2022, les collectivités locales vont contribuer au désendettement de la France à hauteur de 50 milliards, alors que l’État va accroître l’endettement du pays de 330 milliards. Je vais commencer par vous donner raison ». Pour lui : « Ce sont bien les ordres de grandeur dont il s’agit, je ne les conteste pas mais, je voudrais approfondir le sujet que vous venez de soulever en formulant deux ou trois remarques ».

Édouard Philippe en vient à la demande de « concertation sincère » entre l’État et les collectivités pour souligner : « Un mot sur la Conférence nationale des territoires que tout le monde, et moi le premier, appelait de ses vœux et dont vous fustigez l’échec en le taxant, je cite : "de lieu de concertation formelle où l’État et les collectivités constatent leurs désaccords". Cette Conférence nationale des territoires - dont je reconnais volontiers qu’elle peut évidemment être améliorée - permet à toutes les communes, les intercommunalités, les départements, les régions, les petites communes, les communes moyennes, les communes rurales d’échanger. Cela n’implique pas qu’elles se mettent d’accord parce que c’est difficile, mais nous échangeons et nous dialoguons sur l’ensemble des sujets qui sont inscrits à l’ordre du jour ».

Concernant la répartition des compétences il lance : « Je l’ai dit, vous l’avez dit, en France, dans notre République, dans notre Constitution, la décentralisation est un fait aussi incontestable qu’irréversible. Je ne crois pas que nous gagnons quoi que ce soit à laisser penser que nous voudrions revenir sur le fait que la France est désormais une République décentralisée ».

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(Photo Robert Poulain)

Le Premier ministre poursuit en rappelant qu’il a invité les 17 présidents de régions ou de collectivités ultramarines à un dialogue à Matignon le 19 octobre prochain. « Le but de cette rencontre, c’est que, au-delà des projets que nous avons en bilatéral, nous puissions nous donner une feuille de route partagée, une méthode et un calendrier. Il faudra que nous parlions de tout, y compris des sujets qui fâchent notamment du FCTVA (Fonds de compensation pour la TVA NDLR). » Conclut par un appel à une décentralisation « qui accepte les désaccords et qui s’inspire au fond de l’état d’esprit dans lequel vous avez placé notre réunion de ce matin, la franchise et l’amitié. L’amitié qui crée un lien, la franchise qui autorise à se dire qu’on n’est pas d’accord ».
Mireille BIANCIOTTO

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