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Marseille - Journée méditerranéenne de l’air - les ports : "la question environnementale prédominera sur les enjeux économiques"

dimanche 19 novembre 2017

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Journée méditerranéenne de l’air - les ports (Photo Philippe Maillé)

Pierre-Charles Maria, Président d’Air Paca, François Alfonsi, Président de Qualitair Corse entourés des acteurs portuaires et maritime, les Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, conseillers métropolitains, gestionnaire portuaire et société civile ont fait un point d’étape sur la journée méditerranéenne de l’air les ports, afin d’« informer pour agir ». Le développement des activités portuaires en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Corse, entraîne des questions croissantes de la population, des médias et des acteurs au sujet de son impact sur la qualité de l’air. Cette interrogation, partagée par l’ensemble des villes portuaires méditerranéennes, pose la question des impacts réels, notamment pour les riverains, mais également celle des solutions, que ce soit à l’échelle méditerranéenne ou locale. Quels sont les niveaux de pollution autour des ports observés par Air Paca et Qualitair Corse ? Quels sont les impacts réels, notamment pour les riverains ? Quelles sont les solutions proposées lors de cette Journée, que ce soit à l’échelle d’une zone maritime, d’une ville ou d’un quartier ? Comment mettre en place des actions fortes pour mettre en cohérence attractivité économique et touristique du territoire et qualité de vie de chacun ?

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François Alfonsi, Président de Qualitair Corse assis et à droite Dominique Robin, Directeur d’Air Paca (Photo Mireille Bianciotto)
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De gauche à droite, Fabiana Giovannini, élue Corse, Anne Claudius Petit, conseillère régionale Paca , Claire Pitollat, députée LREM, Jean-Pierre Serrus, vice-président de la métropoleAMP, Alexandre Gallese, conseiller Métropolitains, Charles-Henri Maria, président d’Air Paca et co-organisateur de la journée (Photo Mireille Bianciotto)

François Alfonsi, Président de Qualitair Corse, membre de Atmo France (Fédération des Association agréée de surveillance de la qualité de l’air en France) souligne l’importance de cette journée pour deux raisons : « D’abord les émissions polluantes dans les espaces portuaires n’ont pas été évaluées de manière suffisante » et pense « recueillir davantage de données, de certitudes ». Et enfin que les impacts déjà constatés obligent à « tirer la sonnette d’alarme » et il faut, indique-t-il : « agir vite car les ports, c’est une grande activité économique et qu’il n’y a pas d’avenir pour ces activités qui ne remplissent pas un certain nombre de standards environnementaux ». Il appelle les acteurs économiques des ports de Méditerranée et les armateurs à le faire pour se mettre à niveau des ports du Nord Europe, de la mer Baltique en particulier [1] Comment agir en Méditerranée ? François Alfonsi recommande d’agir « ici et maintenant, notamment entre les deux régions, Provence Alpes Côte d’Azur et Corse, qui couvrent la plupart des ports méditerranéens de la France. Il conclut en répétant : « C’est la question environnementale et de santé qui prédominera sur les enjeux économiques »...

Christine Cabau-Woehrel, Présidente du directoire du Grand port maritime de Marseille (GPMM) cite pour sa part trois exemples d’actions du Port de Marseille pour réduire la pollution maritime : le branchement électrique à quai des ferries de la Méridionale, les filtres à fumée ou scrubbers, Christine Cabau Woehrel signale à ce propos, que le premier navire de croisière, le MSC Orchestra, à utiliser la forme 10, y était pour la pose d’un scrubber. Et enfin, plusieurs armateurs commandent des bateaux à propulsion au GNL, Costa, MSC (croisières) et CMA CGM (porte conteneurs)...

Dominique Robin, Directeur d’Air Paca rappelle les mesures réalisées. Il dévoile que Marseille et son territoire sont particulièrement pollués par l’activité industrielle (15 à 20% des polluants atmosphériques ), le transport routier (30% de ces mêmes polluants) et l’activité portuaire (1/3 des particules, un composant précis des polluants). Il signale une seconde source de pollution, cachée, liée au climat très ensoleillé qui crée des cocktails de polluants (ozone pendant l’été), Marseille étant plus concernée que Paris ou encore Lyon. Mais, paradoxalement, il y a moins de pics de pollution qu’à Paris ou Grenoble en raison d’une part le mistral et le vent d’une manière générale et d’autre part, « on chauffe un peu moins, avec un climat plus doux »...

Reportage Mireille BIANCIOTTO


[1En effet, en mai 2010, la commission d’Helsinki ou Helcom a approuvé un plan d’action pour la mer Baltique (3e marché de croisière dans le monde) pour lutter contre toutes les sources de pollution grâce à une coopération intergouvernementale entre le Danemark, l’Estonie, la Finlande, l’Allemagne, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Russie, la Suède et la Commission européenne. Les côtes des mers Baltique et du Nord sont actuellement des zones Seca (Sulphur Emission Control Aera) aucun navire ne peut recourir à un carburant de plus de 0,1% en teneur en souffre), un projet d’extension à la Méditerranée est étudié par le gouvernement français.

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