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Marseille - Le grand dessein de Sabine Bernasconi : faire de la Canebière l’épicentre culturel du département

lundi 27 juillet 2015

Sabine Bernasconi, maire (LR) du premier secteur de Marseille et deuxième vice-présidente du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône en charge de la culture, mise sur la Canebière pour redonner une identité à Marseille et à la Provence au-delà de la future Métropole et du département. Elle affirme ne pas chercher à lutter contre le nouveau quartier de la Joliette et ses grandes surfaces qui drainent une partie des chalands et badauds. Elle veut rendre le centre-ville plus attrayant et lui redonner du dynamisme grâce à la culture et à une signalétique esthétique.

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Sabine Bernasconi montrant la Canebière de son bureau au sein de la mairie du 1er secteur (Photo A.L.)

Enfant du quartier d’Endoume, longs cheveux sur les épaules, blonde aux yeux verts, l’œil aux aguets, un sourire charmeur à fossettes, Sabine Bernasconi 44 ans, 3 enfants, diplômée en sciences sociales, a totalement pris possession de sa fonction un peu plus d’un an après son élection dans le premier secteur (1er et 7e arrondissements). Élue dans ce secteur municipal depuis 2001 dans une majorité de droite elle a eu un passage de conseillère d’arrondissements d’opposition de 2008 à 2014 lorsque ce secteur avait été remporté par le PS. Elle a pris sa revanche aux dernières municipales contre le socialiste Patrick Mennucci arrachant donc en 2014 ce secteur clé. Elle est depuis la dernière législature suppléante de Dominique Tian, député de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône. Ce dernier lui a laissé la place de maire du 1er secteur pour devenir le Premier adjoint au maire de Marseille.
Parallèlement, après une première mandature au Conseil Général 13, elle a été élue en 2015 Conseillère départementale des Bouches-du-Rhône en binôme avec Yves Moraine, autre quadra figure montante de la droite à Marseille et maire des 6e et 8e arrondissements. Elle est avant tout une politique et elle le revendique. Ne lui dites pas que la Canebière est sale. N’essayez pas de l’interrompre pour une remarque que vous estimez sensée et affirmer, quitte à la fâcher, que les abords de certains lieux culturels de son quartier rebutent… « C’est un problème de fonctionnement à régler en son temps », rétorque-t-elle. Vous avez affaire à une femme de conviction qui connait ses dossiers et veut faire passer son « dessein » pour la Canebière jusqu’au bout du département, où elle est en charge de la culture et, sur le territoire de la future Métropole qui recouvre presque celui de la Capitale Européenne de la Culture 2013. Elle parle de la Canebière comme d’une personne et dépasse largement les limites de sa circonscription du 1er secteur. Dans son « grand dessein » municipal elle empiète sur les 2e et 3e arrondissements à forte présence d’institutions culturelles (Friche Belle de Mai, FRAC Paca, Mucem, Villa Méditerranée et autres lieux de culture comme le J1 à venir) ; elle les ajoute à sa panoplie déjà fournie de théâtres du 1er arrondissement (Odéon, Gymnase, Bernardines, Criée, et petites salles éparpillées sur son territoire), de musées (Grobet-Labadie, La Marseillaise, Musée d’Histoire de Marseille, etc.) des institutions comme le mythique Alcazar devenu Bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR)… Elle voit grand et déclare vouloir fédérer les différents acteurs culturels du département avec, en épicentre, La Canebière. Sabine Bernasconi nous reçoit souriante pour parler des grands axes de développement culturel en sa mairie appelée à devenir un grand pôle de culture en haut de la Canebière autour de salles d’expositions et de cinéma avec des cafés ouverts la nuit. De sa voix de contralto, sans entrer dans les détails de financements qui ne dépendent pas de sa mairie de secteur, elle s’affirme en femme politique en charge de dossiers à sa mesure dans lesquels la culture joue pour elle « un rôle de moteur économique ». Elle veut redonner une identité à la Canebière grâce à une signalétique à définir. Entretien

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(Photo A.L.)

Destimed : « La Canebière jusqu’au bout de la terre », dit la chanson. Mais elle nous désespère !
Sabine Bernasconi : Je crois quand même que la Canebière, aujourd’hui, est mieux que ce que l’on pense. Regardez de ma fenêtre. Pour autant, il y a encore des efforts à fournir. Je trouve que ceux qui ont été entrepris depuis quelques années sont visibles du point de vue de l’embellissement de l’espace public. La Canebière passe un cap. Elle est prête pour aller plus loin. La culture va l’aider à trouver ou à retrouver cette identité, son identité, parce qu’il y a une nostalgie de la Canebière dans l’esprit collectif. Ce que les Marseillais attendent et ce à quoi je crois qu’ils sont très attachés, c’est de retrouver cet esprit d’antan.

Un Broadway marsellais ?
Pourquoi pas ! La Canebière c’était un peu l’artère symbolique là où l’on venait au spectacle, là où l’on sortait le soir, là où les artistes passaient de manière obligée avant de monter à la Capitale notamment dans les revues pour les chanteurs et les danseurs. Et, on sait tous ce qui s’est passé à l’Alcazar, les grands hôtels sur la Canebière, les belles brasseries et je crois que l’on a un peu la nostalgie de tout cela. On ne le retrouvera pas à l’identique bien évidemment. Les temps ont changé. Je crois que c’est l’esprit qu’il faut chercher à retrouver.

Qu’appelez-vous l’esprit de la Canebière ?
Il y a avant tout cette interrogation : qu’est-ce que l’on vient y faire aujourd’hui et qu’est-ce qu’on doit venir faire sur la Canebière demain. Je travaille beaucoup sur cette question y compris avec les acteurs de proximité, de la culture, du social, du commerce et bien évidemment les autorités publiques. On va retrouver une identité à cette Canebière. C’est un axe certes commerçant mais aussi patrimonial et culturel de Marseille. Tout le centre-ville doit retrouver sa place comme épicentre culturel non seulement de Marseille mais bien au-delà du département et je dirai même du sud de la France.

Cette ambition ne se heurte-t-elle pas aux problèmes liés à la propreté de la Canebière et des rues voisines ?
Il faut d’abord poursuivre les travaux de voirie qui prennent la suite d’une réhabilitation gigantesque qui a été engagée depuis des années.Travailler sur l’environnement du quotidien, il y a évidemment les questions de propreté. Ensuite les questions de sécurité. On a aujourd’hui une police dans le centre-ville qui est très présente très efficace dont les effectifs ont été multipliés. On a, à Marseille, la première brigade municipale de France. Sur Noailles (1er), en particulier, une expérience a été une première en France. Elle consiste en une approche globale qui traite de la propreté et de la sécurité. Elle implique, outre nombre de services municipaux, les douanes, la police nationale, la police de l’air et des frontières, l’Urssaf, etc. pour faire en sorte que les choses fonctionnent mieux. C’est ma méthode de travail : on n’arrive à rien tout seul.

Pourquoi s’arrêter ainsi sur Noailles ?
Cela fait partie de notre feuille de route. Parce que Noailles est un facteur d’attractivité, un marché qui attire autant les Marseillais que les touristes donc il faut que ce marché fonctionne mieux. Ensuite, on doit valoriser ce qui existe : de grands équipements qui sont des marqueurs de la vie culturelle et du centre-ville et des rues commerçantes. Il faut que l’on vienne chercher une qualité dans le centre-ville. Une qualité de service, de propositions et, je pense que cela passera par la culture, par l’animation des rues et, par un environnement plus net.

Quand on remonte du Vieux-Port, l’on constate des différences de traitement : un premier tiers jusqu’à la rue de Rome puis, le cours Lieutaud et le haut de la Canebière.
Le Centre-Ville va retrouver son identité de culture et sa vocation patrimoniale et culturelle, je parle évidemment de la Canebière en tant que symbole du centre-ville. Mais, je parle globalement des 1er, 2e et 3e arrondissements. Le potentiel existe. Il faut savoir le valoriser et l’installer dans un environnement qui fonctionne mieux. La propreté fait partie de ce fonctionnement. Je sens que l’on est prêt à passer un cap.

Le boulevard de la Libération (1er) n’est-il pas en déshérence ?
Je suis d’accord que pour le Boulevard de la Libération il y a encore des efforts à faire. Mais cela se fera petit à petit.

En ce qui concerne la rue Paradis, on annonce un à deux ans de travaux, cela ne va-t-il pas occasionner de nouveaux problèmes ?
La réhabilitation de la rue Paradis est engagée. Face à la concurrence des Terrasses du Port et autres nouveaux lieux commerciaux, le centre-ville de Marseille doit savoir se démarquer par des enseignes qui proposent des services. Les commerçants, organisés en association, doivent pouvoir bénéficier et fournir des services communs. Je veux y ajouter de la culture.

Il semble que vous avez maintenant une vue d’ensemble de Marseille autour de la culture ?
Vous avez vu, je vous parle des 1er, 2e et 3e arrondissements alors que je suis maire du 1er. Il faut retrouver l’esprit spectacle c’est important sur la Canebière. J’essaie donc d’impliquer tous ceux qui ont une petite part de responsabilité dans un dispositif d’ensemble.

Comment allez-vous inscrire cette culture dans la ville ?
Quand on marche dans la rue, il faut être informé de ce qui se passe à Marseille. C’est un projet sur lequel on travaille. Ce ne serait pas de l’information de type publicité mais une information portée par une signalétique qui serait un geste d’artiste et qui va dans le même temps contribuer à l’esthétique d’un centre-ville. Parce que l’on a besoin d’une esthétique.

Vous voulez compléter ce qui a manqué à Marseille 2013 : la signalétique ?
Faisons-le ! Je ne veux pas savoir ce qui ne s’est pas passé avant. La signalétique est fondamentale dans un centre-ville. Cela crée un parcours culturel. Il faut que le centre-ville soit un carrefour de logique, de cohérence avec un regard patrimonial, avec un regard historique, avec un regard commerçant, avec un regard culturel. C’est ça l’environnement. Sinon pourquoi ne pas aller dans un centre commercial ?

Vous contrebalancez l’attrait de la Joliette qui attire le public et désespère les commerçants du centre-ville ?
En ce qui me concerne ce n’est pas une réponse à la Joliette. C’est en réaction à un centre-ville qui au fil des années a perdu son identité et c’est la réaction d’une Marseillaise, touchée de voir les Marseillais se détourner de leur Canebière.

Le cinéma prévu à la place de votre mairie de secteur en haut de la Canebière est-il en bonne voie ?
Les dossiers sont en cours. La Canebière en a besoin, le centre-ville a besoin de ce pôle culturel avec une salle d’exposition et des baies vitrées permettant aux passants de voir ce qui se passe à l’intérieur. Il y a une attente de la collectivité sur ce projet qui, d’un point de vue architectural vient en cohérence s’intégrer à cette vision de centre-ville retrouvé. Ce n’est pas seulement un projet de cinéma, c’est également des salles d’exposition, des petites galeries, des bistrots. Peut-être la librairie Maupetit aura-t-elle envie de s’y installer. Nous discutons avec tout le monde.

Avez-vous recontacté MK2 qui avait proposé un premier projet qui avait été refusé ?
C’est MK2 qui n’a pas recontacté la Ville. Il avait déposé un premier permis de construire qui n’était pas du tout dans les normes du Plan local d’urbanisme à croire que c’était fait exprès. Nous leur avons demandé, en son temps, de déposer les modifications de permis alors que tout le monde était d’accord sur le projet. MK2 n’a jamais déposé de modifications. Les Réformés sont un monument classé et on ne peut pas faire n’importe quoi.

A partir de la Canebière, comment allez-vous faire rayonner la culture sur le département ?
La Provence est déjà une terre de culture avec des manifestations qui existent depuis longtemps et qui sont une marque forte. Ce que je souhaiterais c’est la création d’un parcours culturel qui, à la fois traverse les communes et rattache le centre-ville de Marseille à l’ensemble du département dans les deux sens. C’est-à-dire que lorsque l’on se rend, par exemple, aux Rencontres de la photographie d’Arles, que l’on ait suffisamment de porosité entre les territoires pour que l’on puisse passer d’Arles à Aix, d’Aix à Marseille, de Marseille à Aubagne, à La Ciotat etc. Je pense qu’il faut présenter un territoire soudé qui soit empreint de cette marque culturelle.

Avez-vous les moyens de cette ambition ?
Je pense que tout existe et qu’il faut peut-être inciter, par la subvention et la contrepartie, les institutions culturelles à travailler en réseau, à faire la promotion les uns des autres, à pouvoir partager des projets, à pouvoir mieux se connaître. On a tout intérêt à avancer et organiser au Département des groupes de travail sur cette question essentielle de l’attractivité. Il faut souligner ce qu’apporte la culture dans le rayonnement de ce territoire de Provence et dans son résultat économique parce que l’on oublie toujours que la culture ça rapporte, elle ne fait pas que coûter…

Pourquoi vous focaliser sur la culture ?
Ce n’est pas dans l’esprit des cultureux de penser que la culture peut rapporter. Je ne suis pas une cultureuse, je suis une politique. Je vois aussi la culture comme un outil du développement de notre territoire et au service de l’homme qui est sur ce territoire. Pour moi cela forme un tout. La programmation culturelle appartient aux cultureux, elle n’appartient pas aux politiques. A nous de créer l’environnement pour que la création culturelle, sa diffusion, s’épanouisse, se développe et puisse toucher un public de plus en plus large.

Cela nous amène à la Métropole. La culture peut-elle en être un ciment ?
C’est la même chose. métropole, département, ce sont des questions de territoires. Pour moi, c’est la Provence. Après que cela s’appelle une métropole, un département, moi je m’accommode des structures administratives qui me sont données. Ce qui compte c’est l’objectif et la vision. Cela ne changera pas grand-chose qu’il y ait une métropole à la place d’une intercommunalité, on verra. Peut-être que si cela peut faciliter la tâche c’est encore mieux.

Propos recueillis par Antoine LAZERGES

Messages

  • "Je crois quand même que la Canebière, aujourd’hui, est mieux que ce que l’on pense. Regardez de ma fenêtre."
    Absolument, la Canebière, vue depuis les bureaux de la Mairie du 1er-7e, est vraiment superbe. Mais lorsqu’on l’arpente, à pied, à toute heure de la journée et de la soirée, c’est vraiment autre chose.
    Ce qu’il faut à nos politiques pour se rendre compte véritablement de la situation désespérante dans laquelle se trouve le centre-ville, c’est de le vivre comme la majorité de leurs administrés. Vivre ces lieux au quotidien, noter leurs dysfonctionnements perpétuels, se prendre les pieds dans des trous qui sont là depuis 4 ans, slalomer entre les voitures et les deux-roues garés sur les trottoirs, éviter les flaques de vomis et les bouteilles cassées, et bien d’autres écueils.

  • Culture par ci, culture par là ! En attendant les marseillais ne vont plus dans le centre ! ca craint trop ! Des projets ? Parlons donc du carré Feuillant qui semble etre abandonné ( plus personne n’en parle et personne de repond plus a nos questions). Ou sont les belle brasseries, les grands hotels ? A quand une renovation du boulevard d’athene, ? Vous avez vu comment et par quoi sont accueillis les visiteurs arrivant a marseille par le train ?

  • Ca fait 50 ans qu on cherche a faire venir les marseillais (et tant qu’a faire les touristes)
    Mais ils vont y aller pourquoi faire sur la Canebière : voir une caserne de pompier, un commissariat, des supermarché monoprix ou carrefour, une droguerie, des banques, des boutiques de téléphonie, des immeubles moches. Le commerce est mort sur cet avenue, la nature ayant horreur du vide le commerce qui s’y passe est un commerce de commodités, de plus bas de gamme car ce sont les seuls prendre le risque de s’installer,. Sinon si la visite vous dit prévoyez des godillots de marches, ce n’est pas la saleté qui gène ce sont les trous et les revêtements mal refait,

  • La saleté, de la Canebière comme du bd Dugommier et du cours Lieutaud, est indescriptible. Poubelles mal vidées, trottoirs mal nettoyés, rats crevés, détritus divers, canettes, sachets plastiques, gravats : c’est IMMONDE ! Commencez par NETTOYER sérieusement ce quartier, au lieu de vous gargariser avec de beaux et grands projets.

  • Il y a un mois, la mairie centrale a refusé que le village Alternatiba s’installe sur le haut de la Canebière. C’était pourtant une belle occasion de faire de l’espace public autre chose qu’un simple espace de consommation ou de transit.

    Le haut de la Canebière (entre le cours Garibaldi et les Réformés) est devenu un circuit de vitesse pour les accros de la prise de risque au volant et ceux qui prennent plaisir jour et nuit à faire un boucan d’enfer en accélérant entre deux feux rouges avec leurs motos et bagnoles. Cette voirie à 2 voies n’a plus de raison d’être car le trafic motorisé y est faible et il suffirait de la reconfigurer à peu de frais en voirie apaisée avec plateau à niveau (zone 30 ou zone de rencontre à 20 km/h) pour en faire un vrai espace urbain et un lieu de promenade supplémentaire. Ce serait aussi l’occasion de créer un itinéraire cyclable pour une meilleure continuité des Réformés vers le bas de la Canebière.

  • Interview assez ubuesque ! En ce moment même Madame Bernasconi où nous aimerions rêver avec vous de cette Canebière épicentre culturel marseillais, les pelouses des Allées Gambetta situées juste sous votre mairie et parallèles à la Canebière justement sont squattées toute la journée et surtout toute la nuit par des migrants bulgares avinés et agressifs. Ils stationnent leurs rutilantes camionnettes n’importe où en toute impunité, inondent les pelouses de tous leurs détritus et leurs canettes de bières, se battent, urinent SYSTÉMATIQUEMENT SUR la porte des toilettes publiques (!!), effraient ceux qui ont le malheur d’habiter là (je vous laisse imaginer ce que ressent une femme seule dans ce quartier si elle veut sortir le soir se promener ou se cultiver justement). Alors, de là à imaginer cette Canebière culturelle dont vous nous parlez, il y a du boulot ...Ici, c’est le chaos.
    Cette interview m’a personnellement rendue triste Madame parce qu’elle témoigne d’un tel décalage de perception des situations du quotidien entre vous et nous !
    Réglez les problèmes de base des habitants de ce quartier en priorité s’il vous plait. C’est un pré-requis.
    Sortez de votre bureau à tout moment pour voir vraiment les choses telles qu’elles sont, vivez les rues de ce quartier comme nous les vivons.
    Nous sommes avec les résidents des Allées Gambetta et notre CIQ prêts à vous accompagner. Nous étions déjà une quarantaine à déambuler avec vous en septembre dernier pour dresser un constat mais pratiquement n’a bougé depuis cette date ...

    Alors, dans un deuxième temps, nous construirons avec vous peut-être cette Canebière de rêve. Avant cela, il va falloir agir pour faire cesser ce cauchemar.

  • Que la Canebière devienne enfin un projet, ainsi que tout le Centre, il était temps. Mais l’époque n’est plus où cette artère était célèbre dans le monde entier. Le défi est immense ; mais de grâce, messieurs et mesdames les élus, commencez par la propreté pour que déjà on ait envie de s’y promener. Marseille, la seule ville de France où les poubelles sont à demeure dans les rues ! je n’ai vu cela nulle part ailleurs ! une ville où les incivilités et le mistral règnent ! un après-midi je descendais la Canebière côté sud dans un océan de plastiques ! J’avais honte !
    Du courage, d’abord ! ensuite définissez les priorités, et agissez !

  • Merci pour les réparations de la chaussée réalisés au niveau de la grande corniche boulevard Cieussa. Pourriez vous prévoir de planter un arbre ou deux au lieu de poteaux au milieu de cette forêt de voitures. Nous avons besoin de verdure. Ce coin est magnifique mais complètement étouffé par les véhicules en stationnement.
    La Canebière était un lieu de rencontre pour les jeunes, en semaine après les cours, le grand plaisir était de monter et descendre l’avenue en toute tranquillité. Les filles et les garçons se croisaient et s’invitaient aux surprises parties du dimanche.................... c’était dans les années 1950, 60.
    Nous vous souhaitons réussite dans vos projets et vous remercions de ce que vous pourrez faire.

  • Elle veut faire rayonner la culture ??? Mais veut faire enlever les mosaïques des banc de la corniches Kennedy.
    C ’est une culture sélective qu’elle veut !

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