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Marseille : Retour sur la cérémonie de commémoration de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

mardi 15 mai 2018

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Des enfants de l’association "Marseille Passion" ont lu les articles 1, 2, 3 de la loi Taubira et des textes de Birago Diop (Photo Robert Poulain)
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Danse au son du tambour de Tambouyé (Photo Robert Poulain)

C’est sur le Vieux-port de Marseille que s’est tenue la cérémonie de commémoration de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions au son du tambour de Tambouyé, accompagné du chant d’une chorale. Le slameur Kapos déclame : « Je suis la couleur noire, couleur du deuil pour eux » (...) et finit par « Noir, lueur d’espoir ». Puis, des enfants de l’association "Marseille Passion" ont lu les articles 1, 2 et 3 de la loi Taubira et des textes de Birago Diop (1906-1989), écrivain et poète sénégalais...

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Wally Tirera, président du Collectif Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la mémoire de l’esclavage ( Robert Poulain)

Wally Tirera, président du Collectif Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la Mémoire de l’Esclavage rend hommage aux millions de morts, réduits à « une marchandise ». Met en exergue leurs différentes révoltes jusqu’à la création de la première République noire libre en 1804 : Haïti. Dénonce également l’esclavage contemporain, celui que le monde découvre notamment sur les écrans de télé : dans un marché aux enchères de migrants africains en Libye. Appelle à lutter contre « les séquelles » de l’esclavage...

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Maxime Ahrweiller sous-préfète (Photo Robert Poulain)

Maxime Ahrweiller sous-préfète, secrétaire générale adjointe, représentant Pierre Dartout, Préfet de région Provence-Alpes-Côte d’Azur lit un message qui souligne la longueur du combat abolitionniste contre l’esclavage de « 12 millions d’êtres humains, hommes, femmes, enfants privés de leurs familles, de leurs biens et de leurs droits. » Rappelle que la France fut la première à reconnaître, en 2001, que la traite négrière et l’esclavage « constituent un crime contre l’humanité ». Cite le Président de la République qui a déclaré : « Le passé ne doit pas nous entraver, mais nous éclairer et nous guider » avant d’annoncer la création de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage, « dotée de moyens humains et financiers » - un appel à financement vient de commencer auprès d’entreprises et de citoyens grâce à la défiscalisation- qui serait établie à l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde, à Paris, ce lieu même où fut signé le décret abolissant l’esclavage le 27 avril 1848 par Victor Schoelcher. Elle sera présidée par Jean-Marc Ayrault, -qui a été maire de Nantes, 23 ans durant, et a fait construire « les anneaux de la mémoire » le long des quais de cet ancien port négrier-. Cette fondation aura pour objectif l’éducation et le soutien à la recherche sur l’esclavage mais aussi sur le passé colonial français, en particulier en Afrique. Enfin, elle appelle à la vigilance car l’esclavage n’a pas disparu, « il reste des abolitions à gagner »...

Puis, comme chaque année, des pétales de roses sont jetés dans le Vieux-Port en hommage à toutes celles et ceux, victimes de la traite négrière, qui ont péri en mer.
Mireille BIANCIOTTO

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Jet de pétales de roses dans le Vieux-Port (Photo Robert Poulain)
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(Photo Robert Poulain)

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