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Marseille : Retour sur une Fête du Vélo qui a bénéficié d’un sans voitures et d’une piste cyclable toute neuve sur la Corniche

mardi 18 juin 2019

Le vélo était à l’honneur, ce dimanche, à Marseille. Et bien plus encore, puisqu’une piste de 2 kilomètres lui est entièrement dédiée sur la prestigieuse Corniche. Vue sur la mer, l’horizon, attention à ne pas perdre les pédales. Bref, d’inauguration, il a été question avec des élus en tête de peloton. La voiture n’a pas eu son mot à dire puisqu’elle a été interdite de séjour le temps de cette fête organisée par le collectif Vélos en Ville. Et d’ailleurs à quand la fête de la trottinette ?

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Anne-Claudius Petit et Martine Vassal prêtes pour un sprint sur les 2 kilomètres de piste cyclable inaugurée ce dimanche sur la Corniche (Photo Mireille Bianciotto)
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Une piste cyclable de 2 kilomètres sécurisées (Photo Mireille Bianciotto)

Martine Vassal, présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Aix-Marseille Provence n’a pas hésité à enfourcher un vélo. L’occasion à la fois d’inaugurer cette piste cyclable tant attendue et de lancer son Plan Vélo, soit la création de 280 km de pistes cyclables à l’horizon 2024. Elle se dit « très fière d’avoir fait cette piste cyclable. Une volonté de ma part de rendre ce bord de mer à l’ensemble des citoyens qui viennent ici et qui y déambulent en toute sécurité ». Annonce dans le même temps de nouvelles pistes cyclables, « sur le Jarret, sur le Boulevard Urbain Sud », (une obligation de la loi Laure pour les exécutifs de métropole, faire des pistes cyclables lors de toute rénovation ou création de voies NDLR ). Voit dans le vélo, « mode de transport doux », nombre d’avantages, comme participer à la « lutte contre la pollution », permettre « d’entretenir une forme physique » et cite encore le côté « extrêmement convivial ». Martine Vassal rappelle « nous avons un Plan de 100M€ jusqu’en 2024-2025, avec à la fois, à l’intérieur, les pistes cyclables et des parkings sécurisés... « En plus, poursuit la présidente, nous continuons à développer la prime de 400 euros que nous donnons pour l’achat de véhicules électriques parce que, on n’est pas sur un territoire qui est complètement plat. » Met en exergue quelque frein au développement du vélo en ville. « Sur ce territoire, les automobilistes n’ont pas l’habitude de croiser des vélos et étant cycliste moi-même, on a l’impression que l’on se fait raser tous les dix mètres. Il y a aussi le stationnement anarchique, les gens qui ouvrent les portières de manière spontanée... donc tout cela est très dangereux. » Cite également : « Une topographie de la ville qui est assez compliquée avec rues et trottoirs étroits » La présidente avoue : « On a la volonté politique mais, arriver à mettre des vélos de partout du jour au lendemain va être compliqué, va être un peu long. C’est un Plan que nous développons, d’ici 2025 - on fêtera peut-être les 20 ans de Vélos en Ville- mais ce qui est sûr c’est que l’on sera très fiers, une fois que ce sera fait, de pouvoir déambuler en vélo dans la deuxième ville de France ».

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a cofinancé à la fois la nouvelle piste cyclable et les travaux de requalification de l’encorbellement de la Corniche qui doivent se poursuivre jusqu’en 2024, date des JO de voile à Marseille. Anne-Claudius Petit, conseillère régionale, présidente de la commission croissance verte, transition énergétique, énergie et déchets présente ce cofinancement comme faisant partie d’un Schéma Régional pour la réalisation des véloroutes, itinéraires cyclables attractifs et sécurisés de longues distances visant à créer une piste cyclable de Nice aux Saintes-Marie-de-la-mer pour faire une jonction avec ce qui existe dans la région Occitanie voisine. « L’objectif est, qu’au lieu d’avoir 2 kilomètres par-ci, 5 kilomètres par-là, il faut arriver à relier ces kilomètres de pistes cyclables, afin que ces dernières puissent être intra-urbaines et ensuite, entre les villes pour pouvoir développer les transports à vélo du quotidien mais aussi le cyclo-tourisme. » Rappelle que « l’investissement du Plan Vélo régional est de plus de 2,8M€ par an pour à la fois le développement du "véloroute" mais aussi le financement de parkings pour vélos notamment à proximité des gares afin de développer une intermodalité...  »

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Émilien Schultz du Collectif Vélos en ville souhaite que la Corniche soit rendue tous les dimanches aux cyclistes et aux piétons (Photo Mireille Bianciotto)

Émilien Schultz, trésorier élu du Collectif Vélos en ville et organisateur de la Fête du Vélo à Marseille, 14e édition, malgré le fait qu’il se félicite de l’inauguration de cette nouvelle piste cyclable, exprime un besoin « d’infrastructures dans la ville même qui relie les quartiers et qui permet de me déplacer au quotidien et pas juste pour les loisirs ». Le Collectif, a également demandé de rendre « la Corniche tous les dimanches aux cyclistes et aux piétons ». Ce serait, selon lui : « Une bonne étape pour aller vers une mobilité active et douce à Marseille et surtout envoyer un signal fort à tous les usagers, usagères qui s’engagent personnellement, corporellement pour le transport à Marseille. » Dénonce : « Les aménagements ne sont pas suffisants, Marseille est la dernière ville cyclable des grandes villes en France ». Émilien Schultz pense que le vélo va s’installer « parce qu’il est le mode le plus actif, le plus économique, le plus pertinent, celui qui garde la meilleure santé de l’usager ». Constate une hausse du nombre de cyclistes à Marseille grâce aux relevés réguliers du Collectif, « mais bien en-deçà que ce que l’on pourrait attendre ». Et réclame en ce sens « un choix politique fort » car il constate un frein dans l’engagement des politiques dans le développement du vélo à Marseille « c’est pour cela que nous, association, on milite à la fois auprès des cyclistes en leur donnant les moyens de faire du vélo au quotidien mais aussi auprès des pouvoirs publics pour les accompagner dans ce changement que l’on juge nécessaire ». Pour lui qui pratique le vélo, le défend « le vélo à Marseille n’a que des avantages, pour l’utilisateur et les contribuables. C’est un moyen de déplacement peu cher, comparé à la voiture et donc il est bénéfique pour l’économie, d’autant plus que les cyclistes ont tendance à plus consommer dans les commerces. Pour la santé, c’est un puissant moyen de faire du sport sans avoir besoin de rajouter dans la journée une activité sportive et il est adapté finalement à quasiment toutes les conditions physiques. » Un moyen de déplacement « qui est calme, qui n’est pas bruyant, qui n’est pas polluant et qui laisse derrière lui un tissu urbain apaisé ». Évoque les problèmes pour garer son vélo. Et s’il se dit fidèle au vélo urbain classique, « vraiment parfait, facile à réparer sans compétence particulière et facile d’entretien », il préfère « un vélo électrique à une voiture dans une ville où ça monte ». Quand aux trottinettes électriques, déplore qu’on les retrouve dans le Vieux-Port mais se réjouit que « cela invite de nouveaux usagers à rejoindre l’espace publique de manière largement silencieuse et les quelques comportements qui existent ne sont pas le fait de la trottinette en elle-même mais de nouveaux usagers qui arrivent dans l’espace public et qui doivent trouver leur place, en particulier en ayant des infrastructures qui leur permettent de circuler. J’ai trouvé avec la trottinette plus de gens disponibles à qui on peut dire Bonjour dans la rue... ».

Diaporama M.B.

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