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Marseille : une rentrée placée sous le signe de la réforme des rythmes scolaires

lundi 25 août 2014

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Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire de Marseille, Danièle Casanova, adjointe au maire en charge de l’Éducation et Nora Preziosi, déléguée à l’Action familiale et aux Droits des femmes ont présenté ce lundi l’articulation des rythmes scolaires pour cette rentrée 2014 (Photo Philippe Maillé)
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Danièle Casanova présentant l’affiche concernant les rythmes scolaires apposée dans toutes les écoles (Photo Philippe Maillé)

S’il est une information pratique que les parents d’élève doivent retenir de la conférence de presse donnée, ce lundi, par Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire de Marseille, Danièle Casanova, adjointe au maire en charge de l’Éducation et Nora Preziosi, déléguée à l’Action familiale et aux Droits des femmes c’est qu’ils doivent téléphoner à Allo Mairie (0810 813 813) ou se rendre sur la page dédiée aux rythmes scolaires sur Marseille.fr pour savoir ce qu’il en est dans leur secteur en matière de rythmes scolaires pour cette rentrée 2014. Sachant que les cours auront lieu les lundis, mardis et jeudis de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30. Les mercredis et vendredis de 8h30 à 11h30 (à l’exception de certaines écoles bénéficiant d’une adaptation locale des horaires). Il y aura donc obligation scolaire le mercredi matin mais il n’y aura plus cours le vendredi après-midi.
Les activités périscolaires se déploieront à partir du mois d’octobre jusqu’à la fin du premier trimestre scolaire, au fur et à mesure de leur validation par les conseils d’école. Mais, la rentrée scolaire ne se réduit pas à ce seul dossier et c’est l’ensemble des évolutions qui a été abordé par les élus.
Jean-Claude Gaudin en pleine campagne des sénatoriales a pris un temps de pose avant de se rendre dans 5 communes du département dans la journée pour faire un point sur la rentrée scolaire. « Elle se fera, comme les autres années dans de bonnes conditions », précise-t-il, tout en n’omettant pas de rappeler que cette réforme est passée par décret. « J’aurais préféré qu’elle passe par le Parlement... où, ni la Droite ni la Gauche n’auraient accepté un tel transfert de charges sans compensation et cela alors que les crédits des collectivités territoriales sont revus à la baisse. Mais, nous sommes dans la légalité républicaine et donc nous avons préparé la rentrée des 74 000 enfants que nous accueillons en maternelle et dans le primaire contre 73 000 l’an dernier ».

« On ne peut pas exiger des collectivités territoriales qu’elles soient respectueuses des lois, des règles de contrôle de légalité et qu’elles agissent dans l’urgence »

Concernant la mise en œuvre des activités périscolaires qui pourra prendre jusqu’à un trimestre, le maire explique : « On ne peut pas exiger des collectivités territoriales qu’elles soient respectueuses des lois, des règles de contrôle de légalité et qu’elles agissent dans l’urgence sans oublier que les questions de sécurité sont pour nous une priorité. L’intérêt des enfants est essentiel à nos yeux ».
Danièle Casanova indique pour sa part qu’elle a consacré son été, avec ses services, à la rentrée scolaire. Elle souligne notamment : « 175 millions d’euros sont investis pour l’année 2014, soit 12% de son budget en faveur de l’action éducative, de la jeunesse et de l’enfance ». Précisant : « Chaque année, la ville de Marseille agit également pour la rénovation et la modernisation de ses 445 écoles, les dotant de self-service pour la restauration scolaire et de matériels multimédias connectés à Internet. Cet investissement permet de rénover les écoles, en construire de nouvelles et d’optimiser les conditions d’apprentissage ».
« Afin de favoriser l’insertion sociale, poursuit-elle, et préparer les premiers apprentissages des enfants, nous mettons en place la scolarisation des enfants de moins de 3 ans. 1 551 enfants ont été accueillis dès la rentrée 2013-2014 dans 119 écoles maternelles, soit 880 élèves supplémentaires par rapport à la rentrée 2012-2013. Pour la rentrée 2014, ce sont 12 nouvelles classes qui sont ouvertes en Zones d’éducation prioritaire permettant de scolariser au total plus de 2 000 enfants de moins de 3 ans. En trois années scolaires, la ville de Marseille est en avance sur les objectifs fixés par le ministère de l’Éducation en 2011, imposant à Marseille l’intégration de 3 000 élèves en cinq ans. Pour cet accueil, de nombreux travaux d’aménagement des salles de classe ont été effectués. Un Agent territorial spécialisé des écoles Maternelle (ATSEM) a été recruté par classe et, le personnel municipal ainsi que les enseignants ont suivi une formation à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE)  ».
A la rentrée 2014, deux nouveaux self-services « permettront d’améliorer la restauration scolaire pour les élèves marseillais : école élémentaire Oddo (15e) et à l’école primaire Révolution dans le 3e. Ces deux nouvelles créations portent à 211 le nombre total de self-services créés depuis 2001 ».

« La réforme des rythmes scolaires nous coûte 22 millions d’euros »

Elle déplore, elle aussi, la réforme des rythmes scolaires : « Elle nous coûte 22 millions d’euros, ce qui représente la construction de 6 nouveaux groupes scolaires  ». Son désaccord ne s’arrête pas à la seule dimension financière. Il est aussi sur le fond. « Nous avions travaillé sur un projet alternatif, chose rendue possible par Benoît Hamon, le successeur de Vincent Peillon. Nous proposions des ateliers pédagogiques différenciés avec des professeurs volontaires, payés par la Ville et des étudiants en 5e année, en direction des enfants en difficulté scolaire, les autres participant à des activités artistiques ou sportives jusqu’à 18 heures  ».

« Je suis toujours abasourdi que, dans cette ville où on parle tant de la pauvreté, de l’échec scolaire, notre projet ait été rejeté »

Le Maire reprend à ce propos : « Je suis toujours abasourdi que, dans cette ville où on parle tant de la pauvreté, de l’échec scolaire, notre projet ait été rejeté, et de quelle manière. le Préfet de Région, le Recteur, le Directeur d’Académie, la Préfète à l’Égalité des chances sont venus dans mon bureau m’intimer l’ordre d’appliquer la réforme et dès la rentrée. Notre projet réaliste d’aide à la scolarité a ainsi été rejeté.
La nouvelle organisation que nous avons alors dû proposer n’a été adoptée par l’Inspection Académique que le 3 juillet, ce qui ne nous a laissé que peu de temps pour entreprendre les recrutements nécessaires à l’occupation de ce temps périscolaire. Et comme, il n’est pas envisageable, dans l’intérêt des enfants, d’effectuer un recrutement approximatif, nous prendrons le temps qu’il faut
 ».
Danièle Casanova de poursuivre : « Les rythmes scolaires sont là. Dans un esprit de concertation, la Municipalité a demandé à toutes les Fédérations d’Éducation Populaire, les Centres Sociaux, les Maisons pour Tous et plus généralement toutes les associations qui œuvrent dans les domaines socio-éducatif, culturel ou sportif, de faire des propositions école par école. Les partenaires associatifs représenteront environ 2/3 des activités proposées et la ville de Marseille assurera le tiers restant  ».
Chaque programme d’activités périscolaires qui sera proposé aux enfants devra être validé par le conseil d’école. Les Conseils d’Écoles pourront également mettre en place une garderie le mercredi de 11h30 à 12h30 pour faciliter la récupération des enfants par les parents.
Le problème également avancé est de trouver des centres afin que les enfants puissent accomplir des activités le vendredi après-midi, sans ignorer la question épineuse de l’accompagnement des enfants. « Il faut un accompagnateur pour 6 enfants ».
A Paris ce problème ne se pose pas, chaque école est aussi un centre aéré, contre seulement 90 à Marseille qui souhaite en avoir plus mais, « cela nécessite une aide de la CAF qui ne l’a pas fourni jusque-là ». Il faut ensuite des animateurs disposant du Bafa (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur). 3 500 seraient nécessaires, selon la ville de Marseille, qui n’en recense pour l’instant que... 350. Selon les élus : « Les associations devraient pouvoir en former rapidement ». Enfin pour une après-midi par semaine, ces animateurs devraient toucher 100€ par mois « et c’est là l’une des questions que soulève cette réforme  », considère Jean-Claude Gaudin. Et, enfin, il n’est pas sûr qu’il y ait de la place pour tous les enfants sachant que dans les villes où le dispositif fonctionne déjà au maximum, seuls 60% des enfants participent aux activités.
Michel CAIRE

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