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Medef Paca : Jean-Luc Monteil met l’accent sur l’importance de la parité et la mixité

lundi 20 mars 2017

« Les patrons ne pensent pas qu’à l’argent », lance Jean-Luc Monteil, le président du Medef Paca, à l’occasion du petit déjeuner mensuel qu’il organise. Il n’omet d’ailleurs pas de rappeler que le fil rouge que s’est fixée l’organisation patronale en Paca se traduit par une interpellation : « Et toi, que fais-tu pour les autres ? ». Dans ce cadre, Il a invité Me Danièle Prieur, présidente d’Altafemina et Bruno Jonchier, délégué territorial Provence-Alpes-Côte d’Azur/Corse de l’APEC "Agence pour l’Emploi des Cadres".

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Jean-Luc Monteil, président du Medef Paca (Photo Robert Poulain)

Danièle Prieur rappelle que, Altafemina a pour ambition de développer un réseau féminin de relations professionnelles et sociales, afin de proposer une dynamique féminine forte. L’association s’adresse à toutes les femmes actives, informées, connectées, ayant le goût de l’engagement au féminin et en recherche de progression socio-culturelle et professionnelle. Elle revient aux propos introductifs de Jean-Luc Monteil : « Il faut faire du chiffre, c’est fondamental mais, il n’y a pas que cela qui compte. On voit d’ailleurs que des indicateurs prennent maintenant en compte les dimensions écologiques, sociales ». Elle en vient à la parité en expliquant que l’association a lancé deux initiatives : un « Club des Gentlemen » pour favoriser la mixité et une gouvernance dans les entreprises, les institutions... Danièle Prieur insiste à ce propos sur le fait que cette mixité est garante de plus de performances. Dans cette même logique Altafemina, avec d’autres associations, est à l’initiative du premier annuaire de femmes dirigeantes en Provence-Alpes-Côte d’Azur. A savoir, un livret recensant une synthèse des CV de plusieurs dizaines de femmes diplômées et expérimentées, volontaires pour occuper des postes de responsabilité. Jean-Luc Monteil est l’un des premiers à s’être engagé dans le club des gentlemen. Il avoue : « Le Medef est une vieille organisation patronale, avec de vieux réflexes qui ne sont pas toujours pertinents. Il y a, il faut bien le reconnaître, une culture machiste. Grâce à Danielle Prieur j’en ai pris conscience ».
Puis d’en venir à Bruno Jonchier, Apec Paca Corse : « Il mène une action pour répondre à la situation de jeunes des quartiers qui ont Bac +3, +4, +5 et n’ont pas de boulot ce qui est catastrophique. Nous avons une responsabilité pour trouver des solutions ». Bruno Jonchier rappelle : « Nous avons parmi nos missions l’accompagnement des cadres tout au long de leur carrière ainsi que l’accompagnement des entreprises. Et nous entendons aussi avoir un impact social ». « Nous avons décidé, poursuit-il, de mener une action autour du parrainage de jeunes diplômés issus des quartiers relevant de la politique prioritaire de la ville. Avec le même cursus, ils sont trois fois plus touchés par le chômage que ceux qui sont nés dans d’autres quartiers. Nous sommes face à une réelle discrimination liée au quartier, à l’origine, au sexe ». D’où l’idée de mettre en place ce parrainage « d’autant que des études récentes montre que 44% des jeunes trouvent un emploi grâce à leur réseau. Nous avons donc 30 jeunes avec chacun un parrain, l’opération a été lancée le 20 septembre 2016 en partenariat avec Jean-Luc Monteil. Nous organisons tous les deux mois une soirée pour favoriser les rencontres et, aujourd’hui, 67% d’entre eux ont un emploi  ». La prochaine soirée « Sésame jeunes talents », le 6 avril à 17 heures, s’inscrira dans le cadre de Marseille Capitale Européenne du Sport. L’Apec et la Mission Locale de Marseille organisent une table-ronde sur le thème « Y-a-t-il une vie professionnelle après le sport de haut niveau ». La soirée se déroulera dans un cadre prestigieux : le stade Orange Vélodrome.
Jean-Luc Monteil insiste sur l’importance de ce partenariat : « Il s’agit de réactiver l’ascenseur social et cela d’autant plus que nous avons 22 000 emplois non pourvus, cela alors que nous avons un réservoir de talents méconnus. Nous avons fait un premier retour qui nous a permis de mesurer à quel point le tissu économique était d’accord pour se mobiliser sur ce sujet. Ainsi, l’opération sera renouvelée en septembre prochain et nous avons déjà 350 entreprises qui ont donné leur accord pour y participer ». Il note également qu’une école de la 2e chance va se créer dans le Var et conclut : « La solidarité d’une société se mesure à la capacité de l’ensemble de ses acteurs à se mobiliser et notre région n’a pas à rougir dans ce domaine ».
Michel CAIRE

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