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Métropole Aix-Marseille Provence : Martine Vassal lance les travaux de requalification du centre-ville de Marseille

vendredi 8 mars 2019

Après avoir financé la requalification des centres-villes d’Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, La Ciotat, Gignac-la-Nerthe, Cassis, Ceyreste, la Métropole Aix-Marseille-Provence intervient dans le centre-ville de Marseille. Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, a lancé les travaux de requalification ce jeudi 7 mars, entourée de Sabine Bernasconi, maire du secteur et Laure-Agnès Caradec, conseillère de la Métropole, vice-présidente du Territoire Marseille Provence, par une visite de chantier notamment dans le 1er arrondissement : Cours d’Estienne d’Orves, Cours Jean Ballard, rue Francis Davso, rue Bir Hakeim...

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Martine Vassal entourée d’élus, d’habitants et de commerçants a visité les chantiers en cours dans le centre-ville de Marseille (Photo Robert Poulain)

Au total ce sont quelque 72 hectares de l’hypercentre marseillais qui seront requalifiés dont 22 hectares entièrement piétonnisés et plus de 450 arbres plantés. Des tarifs plus attractifs sont prévus pour les résidents et en soirée dans les parkings du centre-ville. 440 places seront créées à l’attention des résidents, 240 pour les deux roues motorisées. La place sera à un euro, tarif résident nuit et week-end, 2 euros, tarif 24/24, pour un abonnement annuel résident. Une nouvelle tarification effective à partir du 1er juillet 2019 sur le parking du cours d’Estienne d’Orves, du 1er novembre pour les autres parkings du centre-ville. In fine, la satisfaction -commerçants, habitants, salariés...-, est plutôt de mise devant ce projet. Même si des questions concernant les problèmes de transports et de stationnement sont récurrentes. Une habitante considère notamment que « les problèmes de circulation au sein du centre-ville se règle à l’extérieur avec des parkings en périphérie et des transports en commun ». Tandis que plusieurs commerçants ont fait part de leur étonnement, du fait de ne pas avoir été informés de la réalisation de ces travaux. Et, « plus que des arbres, nous attendons des clients », lancera l’un d’entre eux à Martine Vassal. Dans la continuité des aménagements réalisés ces dernières années dans le centre-ville de Marseille (Vieux-Port, rue Paradis…), la Métropole a approuvé, le 14 décembre 2017, le programme de requalification des espaces publics du centre-ville de Marseille. Visant à un meilleur partage de l’espace public en faveur des piétons, ce projet concerté s’inscrit, avec le soutien du Département des Bouches-du-Rhône, dans une mutation plus globale des infrastructures routières de Marseille pour donner à son centre-ville un cadre de vie apaisé. Martine Vassal déclare : « Il fallait faire quelque chose. L’image du centre-ville de Marseille s’est détérioré. Nous avons constaté une baisse du chiffre d’affaires dans le centre, un phénomène qui avait commencé avant les gilets jaunes ». Pour la présidente ce phénomène est d’autant plus inquiétant que, dans le même temps : « Nous assistons à un fort développement du nombre de touristes à Marseille. Alors nous avons décidé de mener des travaux afin de permettre aux habitants de vivre de manière sereine, de déambuler en toute sécurité et de relancer le commerce ». De nombreuses bornes permettant de sécuriser les espaces dédiés aux piétons seront installées dans divers lieux du centre ville. Alain Chastel, directeur ouvrage d’art et aménagement, explique : « Nous allons installer des bornes notamment à la place des blocs de béton. Plus hautes que les anciennes bornes elles sont surtout adaptées à la nouvelles réglementation. L’ancienne voulait qu’elles se plient en cas de choc avec un véhicule, maintenant elles doivent y résister ». L’opération, dont le coût s’élève à 50 M€ HT bénéficie d’une aide du Département des Bouches-du-Rhône à hauteur de 32 M€ HT, soit 64 % du coût total du projet. Lequel se développe autour de 4 axes : un meilleur partage de l’espace public au profit des piétons et des modes doux de déplacement ; la transformation d’un symbole fort marseillais : la Canebière ; la végétalisation et le développement de la nature en ville avec, comme objectif, la plantation de plus de 450 arbres ; l’harmonisation de l’architecture et la valorisation du patrimoine architectural. La phase 1 des travaux qui a commencé se poursuivra jusqu’à la fin 2019 et comprend le Cours Jean Ballard, le cours d’Estienne d’Orves et le pôle Bir-Hakeim. La phase 2, rues Pythéas et Beauvau, de mars à juillet 2019, la phase 4, rues Coutellerie, Grand rue et Méry, d’avril à décembre 2019. La phase 5, Opéra, place Charles-de-Gaulle et la partie haute de la Canebière aura lieu entre avril et décembre 2019. Guillaume Sicard, le président de la Fédération Marseille Centre lance :«  Enfin nous allons avoir un cœur de ville apaisé avec une signalétique forte ». Mais d’avouer aussi quelque inquiétude : « Comment va-t-on gérer cette transformations avec des rues piétonnes, des places intelligentes, une transformation des heures de livraison. Il faudra que la Ville suive ». Il se réjouit de l’évolution de la Canebière mais indique attendre une programmation aussi ambitieuse pour Noailles. Plaide : « Tout ceci est incontestablement positif mais j’attends maintenant plus, j’attends une vision pour 2030- 2040, C’est d’une telle feuille de route dont nous avons besoin pour attirer des porteurs de projets, renforcer la réelle attractivité de Marseille. »

Opéra et rue Beauvau

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Travaux en cours rue Beauvau (Photo Robert Poulain)
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Rue Beauvau (Photo 3D/AMP)

Opéra et rue Beauvau, la piétonnisation crée un vaste espace de déambulation entre l’Opéra, le cours d’Estienne d’Orves et la rue Saint-Ferréol, avec un cours Jean Ballard qui reste ouvert à la circulation. La rue Beauvau se voit bordée d’un double alignement
d’arbres et sur la place Ernest Reyer se dessine un « archipel arboré ». Plus de 3 000 m² de surface sont pavés de pierres naturelles, avec un traitement différencié pour les trottoirs et les chaussées. L’ensemble de la place de l’Opéra, devenu piéton, est revêtu de pierre calcaire. L’harmonisation concerne également le mobilier urbain et la mise en lumière des lieux. Seule la section centrale de la rue Beauvau restera circulée pour assurer la desserte du parking De Gaulle et permettre de rejoindre le Vieux Port depuis la rue Paradis.

Espaces publics Mazagran

Le pôle Mazagran est caractérisé par une forte concentration d’équipements culturels et d’enseignements qui sont cependant peu visibles et mis en valeur. Les travaux ont pour objectifs de rendre ce quartier confortable, attrayant, sécurisé et adapté aux usagers du site (étudiants et spectateurs). Pour cela, il est prévu que la rue Mazagran devienne entièrement piétonne se connectant ainsi aux espaces piétons existants de la place du lycée Thiers et de la rue du Théâtre Français. Les travaux portent sur une surface de 3 600 m². Ils débuteront en juin 2019 pour se finaliser en janvier 2020.

Grand Rue, rue Caisserie et rue Saint Laurent

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Rue Caisserie (Photo 3D/AMP)

L’opération vise à conforter la puissance symbolique de ces artères historiques. La rue Caisserie est devenue une promenade jardinée agrémentée de nombreuses essences d’arbres. La perspective sur le patrimoine architectural remarquable est dégagée.
Sur la Grand rue, à l’angle de la rue Méry, grâce à des arbres plantés en nombre, la biodiversité est aussi plus généreuse. L’apaisement du trafic routier au profit des piétons et des modes de transport doux concerne tout le secteur, de la rue Bonneterie à l’avenue Saint-Jean. Plus de 5 000 m² de surface sont ainsi aménagés. Les
trottoirs et les chaussées bénéficient d’un revêtement unifié et de qualité. L’harmonisation concerne également le mobilier urbain et la mise en lumière des lieux.

Jean Ballard et Cours d’Estienne d’Orves

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Les travaux du Cours Jean Ballard (Photo Robert Poulain)
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Cours Jean-Ballard (Photo 3D/AMP)
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Les travaux du Cours d’Estienne d’Orves (Photo Robert Poulain)

L’implantation d’un pôle bus sur le cours Jean Ballard évite la remontée des bus vers Bir Hakeim et la circulation des bus en traversée de la Canebière. La présence des arbres est fortement renforcée et leur alignement offre une respiration végétale et une ombre bienvenue. Toujours sur le cours Jean Ballard, les sols sont requalifiés : 4 400 m² de pavage élégant (granit pour les trottoirs et pour le plateau surélevé prolongeant la rue Saint-Saëns). L’harmonisation concerne également le mobilier urbain et la mise en lumière des lieux. Le dallage du cours d’Estienne d’Orves est lui aussi homogénéisé, un embellissement qui conforte l’attractivité de l’aire piétonne. Un gros
entretien avec la réfection des joints de l’ensemble de la place est réalisé. Les
pavés des cheminements latéraux sont remplacés par des pavés plus réguliers
pour plus de confort.

Rue des Fabres, rue de Bir Hakeim, place Gabriel Péri, rue Henri Barbusse

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Travaux en cours à proximité de la rue des Fabres (Photo Robert Poulain)
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Rue des Fabres (Photo 3D/AMP)

La centralité du secteur Bourse est renforcée. L’offre de stationnement est plus rationnelle avec des emplacements clairement dévolus aux cars de tourisme, aux deux roues motorisées, aux vélos et aux livraisons. Le pôle bus est réaménagé. Sur les voies circulées, des arbres d’alignement ont été plantés. La rue des Fabres s’est
transformée en espace arboré. Cette végétalisation profite tout autant à la place Gabriel Péri. De plus, l’espace public est beaucoup plus homogène : quelque 12 000 m² de surface au sol ont été aménagés (dallage calcaire pour les espaces piétons notamment). L’harmonisation concerne également le mobilier urbain et la mise en lumière des lieux.

Canebière

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Canebière (Photo 3D/AMP)

À partir du Vieux-Port et jusqu’à hauteur du cours Belsunce, l’artère mythique offre désormais un vaste espace de promenade, un « plateau » unitaire recouvert de pierre porphyre (roche ancienne très dure). Des boucles de desserte facilitent la circulation
périphérique des véhicules et l’alimentation des parkings. Des platanes supplémentaires prolongent et accentuent l’alignement arborescent de la Canebière.
L’harmonisation concerne aussi le mobilier urbain et la mise en lumière des lieux.
Michel CAIRE

Les parkings du centre-ville

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